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Tout ce qu'il faut savoir sur la déclaration de succession

Vous recevez un héritage ? Vous devez faire une déclaration de succession. Il s’agit d’un formulaire administratif à envoyer aux services fiscaux  et destiné à chiffrer la consistance active et passive d'une succession en vue de déterminer le montant de l'impôt. Un exercice assez technique qui se fait avec l'aide d'un notaire.

Mis à jour le 14 août 2025

Lorsqu’une personne décède et laisse un patrimoine derrière elle, les héritiers doivent effectuer certaines démarches administratives et fiscales.
Parmi celles-ci, la déclaration de succession occupe une place centrale.
Ce document, destiné à l’administration fiscale, permet de dresser un bilan précis du patrimoine du défunt afin de déterminer si des droits de succession sont dus et, le cas échéant, d’en fixer le montant. Si en revanche vous refusez la succession, aucune déclaration n'est nécessaire.

Copyright : L'Est Républicain / Jean-Baptiste BORNIER

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Héritiers ou légataires

La déclaration de succession est obligatoire dans la majorité des cas. Notamment dès lors que le patrimoine est suffisamment important.Soit 50 000 € pour les héritiers en ligne directe (enfants, parents) et 3 000 € pour les autres successions.
Lorsque plusieurs héritiers (toute personne liée par le sang au défunt ou assimilée comme un enfant adopté par adoption) sont impliqués, ils sont solidairement responsables du paiement des droits de succession.
Cependant, il suffit qu’un seul d’entre eux dépose la déclaration pour le compte de tous.
En revanche, les légataires (personne désignée par testament) et donataires (personne qui reçoit une donation), doivent remplir leur propre déclaration, sans solidarité entre eux, ni avec les héritiers.

Pour ceux qui acceptent l’héritage, la déclaration doit être déposée dans un délai strict : six mois à compter du décès en France métropolitaine, et jusqu’à un an pour les décès survenus hors de France ou dans les départements d’Outre-mer.
Tout retard entraîne des sanctions financières, incluant des intérêts de retard de 0,20 % par mois, ainsi qu’une pénalité de 10 % après un an.
Les délais sont les mêmes pour le paiement des droits de succession.

Vidéo. - Francis Paul, vice-président de la Chambre interdépartementale des notaires à la Cour d'appel de Nancy

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Copyright : L'Est Républicain

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Quatre étapes clés

  • Le processus de règlement d’une succession suit plusieurs étapes clés. Tout commence par l’établissement de l’acte de notoriété. Ce document, rédigé par un notaire, identifie les héritiers et précise leurs droits respectifs. À cette fin, les proches du défunt doivent fournir au notaire divers documents, tels que le livret de famille ou un contrat de mariage. Si un testament ou une donation au dernier vivant existe, ces documents doivent également être transmis au notaire, qui interrogera le fichier central des dispositions de dernières volontés pour s’assurer de leur existence et de leur validité.
  • Le notaire dresse ensuite un bilan complet du patrimoine du défunt, incluant ses biens immobiliers, mobiliers, comptes bancaires et autres actifs, tout en prenant en compte ses dettes. Cette étape est cruciale pour évaluer précisément la consistance du patrimoine à déclarer. Des éléments comme les donations antérieures ou les contrats d’assurance-vie doivent également être intégrés dans le calcul.
  • Par la suite, le notaire procède aux formalités fiscales et hypothécaires nécessaires, dont la rédaction et le dépôt de la déclaration de succession.
  • Enfin, vient l’étape du partage des biens. Les héritiers peuvent choisir de rester en indivision ou de procéder à un partage partiel ou total. En cas de désaccord persistant, il appartient au juge judiciaire de trancher. Il est important de noter que, bien que le notaire joue un rôle clé dans ces démarches, le déclarant reste juridiquement responsable vis-à-vis de l’administration fiscale. Le recours à un notaire est néanmoins obligatoire dès lors que la succession présente un bien immobilier, un testament, une donation au dernier vivant ou un contrat de mariage.

En conclusion, la déclaration de succession est une formalité incontournable pour tout héritier acceptant un patrimoine. Et son délai de règlement complet dépend des particularités propres à chaque dossier.

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