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Dossier Toussaint

Deuil et croyances

Chacun sera un jour où l’autre confronté à la perte d’un être cher. Il existe de nombreuses idées toutes faites concernant la manière de vivre le deuil. Les connaître et les dépasser évitent parfois de se trouver dans une impasse.

Quand le décès était prévisible, le deuil est plus simple. 

En cas de mort subite, la prise de conscience du départ instantané d’un proche est violente. La nouvelle fait voler en éclat les repères habituels, les moyens pour se préserver sont bloqués. Le temps manque pour absorber le choc. Si une mort prévisible permet une certaine préparation, elle est également très difficile à vivre. Le sentiment d’impuissance ressenti devant la souffrance de l’autre, la nécessité de prendre des décisions concernant l’arrêt de traitements, la douleur liée à la dégradation physique et psychologique de la personne chère... font de cette période une épreuve bouleversante.

Dans un cas comme dans l’autre, il faut faire face. Les derniers instants de vie, les circonstances du décès, les répercussions sur le quotidien de ceux qui restent seront déterminants dans la manière de vivre le deuil.  

 Il ne faut pas parler aux plus jeunes

Les enfants sont particulièrement sensibles au langage non verbal. Leur vie émotionnelle étant intense, ils sont affectés par tous les changements perçus dans leur entourage. Les mettre à l’écart pour leur éviter un traumatisme est délicat. En fonction de leur âge, en adaptant ses propos, il est possible de ne pas leur dissimuler la vérité. Il n’est cependant pas recommandé de leur faire prendre connaissance de détails bouleversants. Il s’agit d’utiliser des mots simples et de se montrer rassurant. On peut leur dire que la mort est naturelle et qu’elle fait partie de la vie. Les enfants posent des questions concrètes. Elles demandent des réponses claires et loyales mais sans informations morbides.

Ça passera avec le temps

Pour résorber la peine, le temps est un allié mais il ne suffit pas.  La personne affligée va devoir travailler sur elle-même pour pouvoir concevoir des lendemains  plus sereins. Elle va démarrer un processus de cicatrisation où la douleur sera présente. Un travail psychique s’engage pour avancer. Il y aura des étapes difficiles pour que le cœur s’apaise.

Notre site vous permet de rendre hommage à tous les défunts avec la création d’une page commémorative pour chaque avis publié. Recherchez un avis en cliquant sur l'image.

 Evitons d’évoquer le défunt

Pour l’endeuillé, l’être cher a besoin d’exister, de ne pas disparaître dans l’oubli. Etre présent à ses côtés et le laisser s’exprimer lui permet d’évoquer l’autre et facilite la prise de conscience de la perte. Il peut ainsi s’adapter progressivement à la situation. Parler du défunt, de ce qui unissait, des moments partagés... invitent à faire sortir des ressentis et participent à l’évolution du travail psychologique.

 Les émotions doivent être contenues 

Laisser parler ses émotions témoigne d’une force plutôt que d’une faiblesse. Ce comportement exprime une capacité à faire face aux remaniements intérieurs. Demander du soutien est bénéfique. Cacher sa tristesse use et ne favorise pas l’évolution du deuil. Vivre pleinement la peine et avoir conscience des  tourments qui se font jour sont des moyens de traverser l’épreuve, d’intégrer la mort de l’autre.

En savoir plus

Le pain des morts est vendu en Corse au moment des fêtes de la Toussaint. Ce pain brioché sucré avec des noix et des raisins secs répond à une croyance. Une tradition stipulait que les morts se réveillaient dans la nuit du 1er au 2 novembre. Les portes restaient ouvertes et la cheminée allumée, du pain se trouvait sur la table. Aucun mort ne se réveillant, les vivants mangeaient le pain le lendemain. Il pouvait s’offrir aux pauvres et aux amis.

La niflette est une pâtisserie originaire de Provins (Seine-et-Marne). Elle était distribuée aux orphelins, Niflette signifiant en latin « NE FLETE », ne « pleure plus ». Elle est ainsi traditionnellement préparée au moment de la fête de la Toussaint.

Les Soul Cakes sont réalisés en Grande-Bretagne pour la fête de la Toussaint. Chaque gâteau représente l’âme d’un défunt.

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Publié le 16/10/2018