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Faire face au suicide

Le suicide est le fait de se donner volontairement la mort. Le chiffre diminue depuis le début des années 2000 mais restent tout de même trop élevé notamment en France puisque le pays possède un taux de suicide plus élevé que la moyenne européenne.

Mis à jour le 15 sept. 2025

Le suicide est l’acte délibéré de mettre fin à sa propre vie.
Les méthodes de suicide principales en France sont la pendaison, la prise de médicaments et les armes à feu. 
Le suicide est souvent lié à des facteurs de stress et à des problèmes de santé complexes : niveau de vie, situation professionnelle, troubles mentaux, victime de violence (physique, sexuelle ou psychologique).
Il peut toucher toute personne, quels que soient son âge, son revenu, son origine ethnique et les facteurs sociaux présents.

Evolution du nombre de suicide

Selon une étude de l'Union Nationale Prévention Suicide (UNPS) en septembre 2022, environ 9000 personnes se suicident encore chaque année en France : cela représente 25 morts chaque jour et 685 tentatives. Le taux de mortalité de suicide France est de 13,4 pour 100 000 habitants, contre 11,3 en Europe, faisant de la France, le pays possédant un taux de suicide supérieur à la moyenne des pays européens (derrière les pays de l'Est, la Finlande et la Belgique).

Le plus grand nombre de suicides concerne 3 fois plus les hommes que les femmes ; cependant, les femmes font le plus de tentative. Le plus grand nombre de suicide se situe dans la tranche d'âge 45-54 ans et les taux sont doublés chez les plus de 75 ans. En 2020, 4,2 % des personnes, âgées de 18 à 85 ans, interrogées dans le cadre du Baromètre santé déclarent avoir eu des pensées suicidaires au cours des douze derniers mois.

Illustration Laurent DUFRENEY

Illustration Laurent DUFRENEY

13e cause de mortalité

La tendance générale des conduites suicidaires est à la baisse depuis les années 1980, mais les chiffres restent tout de même trop élevé en raison de la dégradation de l’état de santé mentale de la population, des conséquences de la crise sanitaire qui perdure, combinée à une situation socio-économique difficile. Ce mal-être mental est surtout visible chez les jeunes de 18 à 24 ans, particulièrement frappés par le COVID-19.

À l'échelle mondiale, plus de 800 000 personnes se suicident chaque année, dont environ 3/10 par ingestion intentionnelle de pesticides. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il s'agit de la 13e cause de mortalité dans le monde. Les tentatives de suicide sont estimées entre 10 et 20 millions chaque année dans le monde. Il s'agirait des premières causes de mortalité chez les jeunes.

Prévenir le suicide

Selon l'UNPS, les objectifs des programmes de prévention du suicide visent à : 

  • Promouvoir les milieux de vie favorables à la santé mentale
  • Renforcer les facteurs de protection individuels
  • Sécuriser les environnements (humains et matériels) associés aux risques suicidaires
  • Maintenir le contact avec les personnes suicidaires ou ayant fait une tentative de suicide
  • Former au repérage et à l’orientation de la crise suicidaire
  • Soutenir les approches de prévention citoyennes et associatives

Vidéo. - Prévention du suicide - information pour le personnel de santé / Organisation Mondiale de la Santé

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La différence entre euthanasie et suicide assisté ?

L'euthanasie est un acte destiné à mettre délibérément fin à la vie d'une personne atteinte d'une maladie grave et incurable, à sa demande, afin de faire cesser une situation qu'elle juge insupportable. Tandis que le suicide assisté consiste à donner les moyens à une personne de se suicider elle-même.

Ces deux actes impliquent l'intervention et la supervision d'un tiers mais avec un degré d'implication très différent. Dans le cas de l'assistance au suicide, cette intervention peut se limiter à la prescription médicale d'un produit létal tandis qu'en cas d'euthanasie, un médecin administre lui même le produit. Ces deux termes sont considérés comme des déclinaisons de ce qu'on appelle « l'aide active à mourir ».

En Europe, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et l'Espagne ont adopté une législation encadrant l'euthanasie. Et seulement le Luxembourg, les Pays-Bas et l'Espagne autorisent le recours au suicide assisté.

Vidéo. - Aide active à mourir, euthanasie, suicide assisté… Les mots pour comprendre le débat

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L'écoute active

Si vous connaissez une personne en détresse, en dépression, en désespoir ou qui présente des signes, vous pouvez la soutenir. Mais comment aider un proche ? Selon les experts, une des meilleures façons d'aider une personne à risque est d’entamer une conversation directement sur le suicide et de la soutenir en trouvant le bon type d’aide. Pourtant, beaucoup ont peur d'être maladroit ou de ne pas trouver les mots. Pas besoin d'être un professionnel, il est simplement important que la personne ne sente aimer et écouter. La première étape passe par une simple attention. Le fait de se sentir important aux yeux d'une personne réduit considérablement le risque de suicide.

Toute aide est bonne à prendre : une association, un médecin, une simple discussion entre amis, famille, en parler à ses parents ou son entourage...

Photo L'Est Républicain / Lionel Vadam

Photo L'Est Républicain / Lionel Vadam

Faire face au suicide de son enfant

Selon l'OMS, le suicide est la première cause de mortalité chez les 25-34 ans et la deuxième cause pour les 15-24 ans. Face au suicide d'un enfant en tant que mère et père est difficilement surmontable : colère, impuissance ou encore culpabilité se mêlent à la peine.
Ne pas avoir vu les signaux de détresse de son enfant est une souffrance immense pour les parents.
Un long cheminement de deuil va se mettre en place afin de reprendre goût à la vie et à accepter cette tristesse.
Ce parcours en plusieurs étapes passe par le choc, le déni, la colère, la tristesse, la résignation, l'acceptation et la reconstruction. Même si lors de la perte d'un enfant, l'acceptation et la reconstruction sont des phases impensables.

A lire aussi : quatre ans après le suicide de sa fille, elle tente de se reconstruire

Rien ne laissait présager que Lou, une brillante étudiante de 20 ans, mette brutalement fin à ses jours en 2021. Quatre ans après, sa maman veut briser le tabou autour du suicide. À quelques jours de la Journée mondiale de prévention contre le suicide, le 10 septembre, elle  raconte comment elle tente de se reconstruire.

Une série sur Netflix

Sortie en 2017, la série « 13 reasons why » sur Netflix a abordé un sujet grave : le harcèlement scolaire pouvant conduire au suicide. La série a permis de médiatiser le tabou du suicide chez les jeunes adolescents et à contribuer à la prévention et notamment à l’ouverture au dialogue.

Vidéo. - Le 3114, numéro national de prévention du suicide / Ministère de la Santé et de la Prévention

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Contacts en cas de besoin

Si vous ou l’un de vos proches a des pensées suicidaires, c’est un signal d’alarme qu’il faut prendre très au sérieux.

Appelez le 3114

Ce numéro national de prévention du suicide. Un professionnel de soins (infirmier ou psychologue), spécifiquement formé à la prévention du suicide, sera à votre écoute afin d’évaluer votre situation et vous proposer des ressources adaptées à vos besoins ou à ceux de vos proches. La ligne est ouverte 24h/24, 7j/7 et l’appel est gratuit et confidentiel.

Contactez le 15

En cas de risque suicidaire imminent, appelez le SAMU au numéro 15 ou le 112 pour le numéro européen.

Conseils et ressources

Vous trouverez des conseils et des ressources sur le site www.3114.fr, que vous soyez personnellement concerné ou que cela concerne l’un de vos proches.

Des associations à votre écoute

Plusieurs associations sont conseillés par le Ministère de la Santé et de la Prévention :

SOS Amitié

Service d’écoute bienveillant, gratuit, anonyme et confidentiel destiné à ceux qui, à un moment de leur vie, traversent une période difficile.
Téléphone : 09 72 39 40 50 (24h/24 et 7j/7) et tchat de 13h à 3h du matin.

Fil Santé Jeunes

Service d’écoute anonyme et gratuit pour les 12-25 sur les thèmes de la santé, de la sexualité, de l’amour, du mal être, etc..
Téléphone : 0 800 235 236 (de 9h à 23h, 7j/7) et tchat de 9h à 22h.

Suicide Ecoute

Écoute anonyme des personnes confrontées au suicide.
Téléphone : 01 45 39 40 00 (24h/24 et 7j/7).

SOS Suicide Phénix

Accueil et écoute anonyme de toute personne confrontée à la problématique du suicide.
Téléphone : 01 40 44 46 45 (de 13h à 23h).

Phare Enfants-Parents

Espace d’accueil et d’écoute contre le mal-être et la prévention du suicide des jeunes s’adressant aux parents et eux jeunes.
Téléphone : 01 43 46 00 62 (du lundi au vendredi de 10h à 17h).