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Condoléances : dix faux pas à éviter

Apprendre la perte d'un proche peut être très douloureux.
Quel que soit le degré d’attachement au défunt, mettez-vous en connexion avec vos sentiments pour personnaliser votre message de condoléances et exprimer votre sympathie et soutien.
Attention à ne pas commettre d’erreurs, certains propos peuvent être déplacés.

Mis à jour le 11 févr. 2026

Une personne est décédée et vous désirez présenter vos condoléances à ses proches. Ecrire une carte à la famille ou aux amis du défunt peut paraitre être compliqué quans les mots ne viennent pas.
Aidez-vous d'exemples de messages de condoléances à envoyer à un proche quand l'inspiration vous manque.
Il est conseillé d'envoyer un texte simple et sobre, et de parler avec votre coeur afin d'exprimer au mieux votre sympathie et votre compassion.
La délicatesse est de mise auprès de la famille après un décès. Même si aucune règle n'est de mise, il y a tout de même certaines erreurs à éviter lorsque l'on présente ses condoléances.

Ce qu'il ne faut pas reproduire

  • Pour rédiger votre carte de condoléances, votre coeur parlera en premier. Soyez sincère.
    Eviter de mettre en avant vos convictions religieuses ou votre vision du monde si vous ne connaissez pas les points de vue des destinataires.
    C’est une question de respect des croyances de chacun.
  • Ne vous mettez pas à la place de l’autre en précisant que vous êtes passé par la même douleur.
    La comparaison n’est pas de rigueur. Exprimer vos sentiments, votre tristesse, vos émotions, si le défunt était un proche.
    Sinon, apportez votre soutien avec des mots simples et authentiques dans votre lettre.
  • Dans votre carte, ne parlez pas du décès et de ses conditions. Le propos serait trop brutal.
    Passez outre et soutenez le destinataire, offrez-lui de la compassion, de l’amour face à cette terrible épreuve, parler par exemple des souvenirs que vous avez avec le défunt.
  • En cas de longue maladie, n’évoquez surtout pas dans votre lettre le soulagement que pourrait ressentir les proches. Ces termes peuvent faire souffrir et déstabiliser.
    La culpabilité est indissociable du travail de deuil et ce ressenti douloureux peut tourmenter jusqu’à l’obsession les personnes ayant perdu un être cher.
  • N’usez pas de phrases qui affecteraient la famille endeuillée du type : « il n’a pas souffert », « vous étiez là jusqu’au bout pour lui dire adieu ».
    Apportez du réconfort en évoquant une dimension positive de la personne disparue ou une anecdote bienveillante la concernant pour alléger ces temps d’affliction.

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Gérer mes choix

  • Ne parlez pas de la longévité ou de la longue vie de la personne.
    Le départ des aînés, aimés et appréciés de leurs enfants et petits-enfants, d’un (e) époux (se)… est une peine intense même si une belle et longue existence s’est écoulée. Quel que soit son âge, un être humain disparaît et ceux qui le côtoyait ressentent un ressenti d’abandon et des tourments.
  • Ne projetez pas vos propres réactions : « si j’étais dans votre situation, si ma femme, ma mère, mon père… perdait la vie », ce n’est absolument pas l’objet des condoléances. Vos propos doivent prendre en considération les destinataires. Ils ne sont pas l’occasion de vous exprimer. Apportez un message de réconfort pour soulager autrui dans des temps difficiles, réservez-lui de la bienveillance.
  • N’exprimez rien quant au fait de pleurer ou pas. Les émotions et les réactions sont très personnelles et se vivent intimement. Seule la personne en deuil sait ce qui est bon et sain pour elle. L’expression de son chagrin lui est propre.
  • Ne cherchez pas à consoler avec des visions maladroites. Ne dites pas à un veuf qu’il retrouvera l’amour, à une maman éplorée qu’elle aura d’autres enfants ou que le temps fera tout passer. Le défunt est irremplaçable.
  •  Ne cherchez pas à motiver la personne en souffrance en la tournant vers demain, en lui disant que c'est bien ou pas de pleurer, elle se sent totalement démunie, ne la bousculez pas. Penser à l’avenir, au début de la période de deuil peut-être très éprouvant et vécu comme une trahison à l’égard du défunt.

La vraie règle aujourd’hui est très simple, c’est l’authenticité. Le pire c’est de ne pas recevoir de condoléances, qu’il n’y est pas de manifestations empathiques. Le deuil c’est de l’empathie, donner le sentiment de comprendre ce que vous ressentez, je vous apporte mon soutien fût-il symbolique

Cyril Tarquinio, professeur en psychologie et fondateur du centre universitaire Pierre-Janet à Metz

Selon les rites, les religions
et les croyances

Lorsque nous perdons un proche d’une autre confession que la nôtre, une question nous vient à l’esprit : malgré ma méconnaissance des rites et coutumes de son culte, comment dois-je présenter mes condoléances à la famille afin d’éviter de commettre un impair ? « Il faut éviter de faire des maladresses qui pourraient être mal comprises par certains qui sont d’obédience, quel que soit le culte. Je crois fondamentalement que l’on n’est pas obligé de trop s’embêter. Quand on perd quelqu’un c’est la même déchirure. Ensuite, chacun peut panser ses plaies en référence à un système de croyances qui met du sens là où l’on n’en a plus, la question du mourir, ce qui il y a après la mort. C’est un cadre explicatif parfois qui permet de calmer nos angoisses existentielles. La peine est la même. Un des éléments qui peut nous aider à panser nos plaies, c’est d’avoir en face de nous des personnes avec leur sincérité en disant : je partage ta peine ; je peux ressentir ta tristesse. C’est juste dire ou même ne rien dire : faire sentir que l’on est là. »
C'est suffisant, c’est bien plus structurant que de chercher dans les convenances sociales, religieuses, pour se mettre en phase.
Selon les religions, la cérémonie d'obsèques, les rites et prières peuvent être différents de vos propres coutumes et croyances. Le plus important, c'est de marquer son respect.
On est dans le besoin d’avoir autour de nous des étayages pour ne pas qu’on s’effondre et au fond peut-être que c’est ça notre rôle social : être un étais dans le sens d'étayage et dire à ceux qui sont dans la peine : "appuie-toi sur mon épaule" et quel que soit le culte on peut savoir le dire.

Envoyer des fleurs

Pour accompagner dans ce moment difficile de la perte d'une personne, Libra Memoria vous permet de commander en ligne, simplement un large choix de fleurs décliné sous toutes ses formes : bouquet, composition florale, couronne ou gerbe de fleurs, plante, cœur du souvenir ou corbeille de pétales de roses,... livrées au funérarium ou au cimetière, sur le lieu de cérémonie des obsèques funéraires ou bien à la crémation, sur la tombe du défunt ou au domicile de la famille endeuillée.

Vous pourrez également joindre un message de condoléances personnalisé grâce à un ruban deuil confectionné par le fleuriste.