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Condoléances : 10 faux pas à éviter

Condoléances : les mots justes
Condoléances : les mots justes

Une personne est décédée et vous désirez présenter vos condoléances à ses proches. La délicatesse est de mise auprès de la famille après un décès. Quel que soit le degré d’attachement au défunt, mettez-vous en connexion avec vos sentiments pour personnaliser votre message et exprimer votre sympathie. Attention à ne pas commettre d’erreurs, certains propos peuvent être déplacés. Conseils…

Pour rédiger votre carte de condoléances, votre cœur parlera en premier. Soyez sincère. Eviter de mettre en avant vos convictions religieuses ou votre vision du monde si vous ne connaissez pas les points de vue des destinataires. C’est une question de respect des croyances de chacun.

 

Ne vous mettez pas à la place de l’autre en précisant que vous êtes passé par la même douleur. La comparaison n’est pas de rigueur. Exprimer vos sentiments, votre tristesse, vos émotions, si le défunt était un proche. Sinon, apportez votre soutien avec des mots simples et authentiques dans votre lettre.

 

Sur une carte de condoléances, ne parlez pas du décès et de ses conditions. Le propos serait trop brutal. Passez outre et soutenez le destinataire, offrez-lui de la compassion, de l’amour.

 

En cas de longue maladie, n’évoquez surtout pas le soulagement que pourrait ressentir les proches. Ces termes peuvent faire souffrir et déstabiliser. La culpabilité est indissociable du travail de deuil et ce ressenti douloureux peut tourmenter jusqu’à l’obsession les personnes ayant perdu un être cher.

 

N’usez pas de phrases qui affecteraient la famille endeuillée du type : « il n’a pas souffert », « vous étiez là jusqu’au bout pour lui dire adieu ». Apportez du réconfort en évoquant une dimension positive de la personne disparue ou une anecdote bienveillante la concernant pour alléger ces temps d’affliction.

 

Ne parlez pas de la longévité ou de la longue vie de la personne. Le départ des aînés, aimés et appréciés de leurs enfants et petits-enfants, d’un (e) époux (se)… est une peine intense même si une belle et longue existence s’est écoulée. Quel que soit son âge, un être humain disparaît et ceux qui le côtoyait ressentent un ressenti d’abandon et des tourments.

 

Ne projetez pas vos propres réactions : « si j’étais dans votre situation, si je perdais ma femme, ma mère, mon père… », ce n’est absolument pas l’objet des condoléances. Vos propos doivent prendre en considération les destinataires. Ils ne sont pas l’occasion de vous exprimer. Apportez un message de réconfort pour soulager autrui dans des temps difficiles, réservez-lui de la bienveillance.

 

N’exprimez rien quant au fait de pleurer ou pas. Les émotions et les réactions sont très personnelles et se vivent intimement. Seule la personne en deuil sait ce qui est bon et sain pour elle. L’expression de son chagrin lui est propre.

 

Ne cherchez pas à consoler avec des visions maladroites. Ne dites pas à un veuf qu’il retrouvera l’amour, à une maman éplorée qu’elle aura d’autres enfants ou que le temps fera tout passer. Le défunt est irremplaçable.

 

Ne cherchez pas à motiver la personne en souffrance en la tournant vers demain, elle se sent totalement démunie, ne la bousculez pas. Penser à l’avenir, au début de la période de deuil peut-être très éprouvant et vécu comme une trahison à l’égard du défunt. 

Publié le 08/08/2022