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27 janvier : Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste

Le 27 janvier marque la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste. En 2026, cette date correspond au 81e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau. Une date chargée d'histoire, mais aussi d'urgence contemporaine face à la montée de l'antisémitisme et du déni.

Yad Vashem memorial, Gary Todd from Xinzheng, China, CC0, via Wikimedia Commons

Yad Vashem memorial, Gary Todd from Xinzheng, China, CC0, via Wikimedia Commons

Mis à jour le 27 janv. 2026

Vidéo. - Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste

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Le 27 janvier 1945 reste gravé dans l'histoire de l'humanité. Ce jour-là, l'armée soviétique franchit les portes d'Auschwitz-Birkenau et découvre l'impensable : environ 7 000 survivants, hommes, femmes et enfants amaigris, au milieu des ruines fumantes des chambres à gaz et des crématoires que les nazis avaient tenté de détruire pour effacer leurs crimes.

Dieglop, CC BY-SA 4., via Wikimedia Commons

Dieglop, CC BY-SA 4., via Wikimedia Commons

Quatre-vingt-un ans plus tard, le 27 janvier 2026 reste la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste. Sous le thème « La mémoire de l'Holocauste pour la dignité et les droits humains », cette commémoration nous rappelle que la perpétuation de cette mémoire n'est pas une affaire du passé : c'est une responsabilité actuelle face aux idéologies de la haine qui resurgissent.

L'ampleur inégalée de la Shoah

Auschwitz-Birkenau n'était pas un simple camp de concentration. C'était un centre d'extermination systématique, le plus vaste des six centres de mise à mort nazis établis à travers l'Europe occupée. S'étendant sur plus de 200 hectares, le complexe accueillait prisonniers de guerre, opposants politiques, résistants et tous ceux que le régime nazi considérait comme indésirables ou menaçants pour son idéologie totalitaire.

Vidéo. - Auschwitz : le camp de l'horreur nazie

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Entre 1940 et 1945, plus de 1,3 million d'hommes, femmes et enfants, très majoritairement juifs, ont été déportés vers Auschwitz-Birkenau. En cinq ans, plus de 1 100 000 d'entre eux ont péri, dont 900 000 le jour même de leur arrivée, généralement après un voyage en train. Ces chiffres ne sont pas qu'abstraits : derrière chacun se cache une vie, une famille, une communauté entière effacée.

Au total, la Shoah a fait environ 6 millions de victimes juives. À cela s'ajoutent les millions d'autres victimes du régime nazi qui ont péri dans les camps, les ghettos, les fusillades de masse et les persécutions systématiques organisées par ce régime totalitaire.

Vidéo. - Elle est rescapée de l'horreur d'Auschwitz, Judith Elkan-Hervé me raconte son histoire

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Vidéo. - Un témoignage inédit de Simone Veil sur sa déportation | Archive INA

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Une date proclamée par le monde

Le 27 janvier n'est pas seulement une journée de commémoration nationale : c'est une journée internationale. En novembre 2005, l’Assemblée générale des Nations Unies a consacré officiellement le 27 janvier comme Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste. Cette reconnaissance mondiale reflète une conviction universelle : la mémoire de la Shoah dépasse les frontières et appartient à l'humanité entière.

En France et en Allemagne, le 27 janvier a été choisi comme date symbolique pour instituer la journée de mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l'humanité, précisément parce qu'il correspond à l'anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz-Birkenau en 1945. Cette décision, adoptée par les ministres européens de l'éducation le 18 octobre 2002, reconnaît que la commémoration de l'Holocauste est indissociable de la prévention de tous les génocides.

Vidéo.- Pourquoi l'UNESCO et l'ONU rendent-elles hommage aux victimes de l'Holocauste le 27 janvier ?

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2026 : se souvenir pour la dignité et les droits de l'homme

En 2026, les Nations Unies guident la commémoration sous le thème « Se souvenir de l'Holocauste pour la dignité et les droits de l'homme ». La mémoire rend hommage aux victimes et aux survivants de l'Holocauste. Elle perpétue le souvenir des communautés, des traditions et des êtres chers que les nazis ont cherché à effacer.

Ce thème reflète une urgence contemporaine : aujourd'hui encore, l'antisémitisme augmente, tandis que le déni et la distorsion de l'Holocauste persistent. La mémoire de l'Holocauste défie ces tendances, rejette les mensonges et insiste sur l'humanité des victimes. En commémorant cet événement, nous affirmons notre engagement à défendre la dignité et les droits humains pour tous.

Shoah ou Holocauste ? Comprendre les termes

Deux termes sont couramment utilisés pour désigner ce génocide, et il importe de comprendre leurs nuances sémantiques et historiques.

Le terme « Holocauste », issu du grec ancien, se réfère traditionnellement à un sacrifice religieux dans la religion hébraïque (une offrande, généralement d'un animal, à Dieu). Son usage pour désigner le génocide des Juifs est critiqué par de nombreux historiens et rejeté par une partie de la communauté juive qui voient dans cet emploi un grave contresens.

Le terme « Shoah » est un mot hébreu qui signifie « anéantissement ». C'est le nom officiel que donne l'État d'Israël à cet événement historique depuis la décision de la Knesset du 12 avril 1951. Ce mot s'est imposé progressivement en France et dans une partie de l'Europe francophone dans les années 1990, notamment après la diffusion en 1985 du film homonyme de Claude Lanzmann.

Vidéo. - SHOAH (Claude Lanzmann) | Première époque | ARTE

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FAQ  : comprendre le contexte et les enjeux de la commémoration

Pourquoi l'ONU insiste-t-elle sur le thème « dignité et les droits de l'homme » en 2026 ?

Parce que la montée actuelle de l'antisémitisme, du déni de l'Holocauste et de la distorsion historique montre que les principes de dignité humaine sont menacés. Commémorer la Shoah n'est pas un acte de nostalgie, mais une affirmation que les droits fondamentaux ne doivent jamais être négociables. Ce thème nous rappelle que les leçons de l'Holocauste restent pertinentes et urgentes aujourd'hui.

Comment les chiffres de la Shoah (6 millions de victimes juives) ont-ils été établis ?

Ces chiffres proviennent de sources documentaires nazis elles-mêmes, de témoignages de survivants, d'archives des camps et d'investigations historiques menées après la libération. Les historiens continuent d'affiner ces données grâce à la recherche archivistique et à la collecte de témoignages.

En quoi la mémoire de l'Holocauste nous aide-t-elle à prévenir les génocides futurs ?

En étudiant comment la Shoah a pu advenir, nous apprenons à reconnaître les signaux avant-coureurs : la déshumanisation des minorités, la propagande systématique, l'intolérance institutionnalisée. La commémoration nous permet d'identifier et de combattre ces mécanismes où qu'ils émergent, transformant la mémoire en action préventive.

Que signifie concrètement « honorer la mémoire » des victimes ?

Honorer leur mémoire, c'est d'abord les reconnaître en tant que personnes, pas seulement en tant que chiffres. Cela signifie préserver leurs histoires, enseigner la Shoah aux générations futures, soutenir la recherche historique, et utiliser cette connaissance pour s'opposer à toute forme de persécution. C'est aussi exiger le respect des droits humains fondamentaux et combattre activement les idéologies de la haine.

Que peut faire un citoyen pour contribuer à cette transmission de mémoire ?

Il existe plusieurs moyens concrets : visiter des mémoriaux ou musées dédiés à l'Holocauste, lire les témoignages de survivants, partager cette histoire dans vos cercles sociaux, soutenir les organisations de préservation mémorielle, interpeller les autorités face au déni ou à la distorsion historique, et participer aux commémorations du 27 janvier. Chaque acte de transmission contribue à tenir vivante cette mémoire collective.

User:Bangin, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
User:Bangin, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Victimes et survivants de l'Holocauste

Chaque vie perdue durant la Shoah représente une histoire, une famille, une existence effacée. Nous documentons et archivons les récits de victimes et de survivants de l'Holocauste. Ces témoignages directs permettent de préserver la mémoire au-delà des chiffres et de transmettre aux générations futures les réalités vécues par ceux qui ont traversé cette période.

Découvrez ci-dessous les articles dédiés à ces victimes et survivants :

Un devoir de transmission pour les générations futures

Le 27 janvier est bien plus qu'un jour de recueillement passif. C'est une invitation à l'action et à la responsabilité collective. C'est un moment pour enseigner aux générations futures que la Shoah s'est réellement produite, pour partager ces histoires oubliées et pour comprendre comment une telle barbarie a pu advenir.

À l'heure où les témoins directs de l'Holocauste se font de plus en plus rares, la responsabilité de préserver cette mémoire repose désormais sur nos épaules. Chacun d'entre nous devient un gardien de cette histoire cruciale, non pas par nostalgie du passé, mais pour éclairer le présent et protéger l'avenir.

En transmettant cette mémoire, nous honorons non seulement les millions de victimes, mais nous construisons également une barrière contre les idéologies totalitaires et les discours de haine. Car derrière chaque chiffre, il y a une vie, une existence, une histoire qui mérite d'être perpétuée. C'est un devoir que nous ne pouvons pas ignorer.

Sources : Ministère de l'Éducation nationale française, Nations Unies et l'UNESCO.