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Émile Zola : fin d’une ère pour le maître du naturalisme et des réformes sociales
Émile Zola : fin d’une ère pour le maître du naturalisme et des réformes sociales
Émile Zola, né en 1840 à Paris et décédé en 1902 dans la même ville, est le maître du naturalisme français. Auteur des Rougon-Macquart, il a peint la société du Second Empire avec une précision scientifique. Son engagement dans l'affaire Dreyfus, marqué par l'article « J'accuse… ! », a marqué ses dernières années et son exil à Londres.
Mis à jour le 18 sept. 2024
Émile Zola naît à Paris le 2 avril 1840. Son père, François Zola, ingénieur d'origine italienne, obtient un contrat pour construire un système d'amenée d'eau à Aix-en-Provence. La famille déménage à Aix-en-Provence où François dirige la construction du barrage Zola. Il meurt de pneumonie le 27 mars 1847, peu avant l'achèvement du projet.
Crises familiales et premiers pas dans la littérature
Après la faillite de la Société du canal Zola en 1852, sa mère Émilie Aubert se rend à Paris pour gérer les créances. La société est vendue aux enchères en 1853 et devient Migeon et Compagnie. Émilie, démunie, élève son fils Émile Zola avec l'aide de sa grand-mère. À Aix-en-Provence, Zola se lie d'amitié avec Paul Cézanne, qui l'initie à la peinture. Dès son jeune âge, Zola nourrit une passion pour la littérature, rédigeant un roman dès la sixième et affirmant son ambition de devenir un écrivain reconnu.
En sa mémoire
Pour rendre hommage à Monsieur Emile ZOLA, vous pouvez déposer un message de condoléances ou partager un souvenir sur sa page commémorative.
Rendre hommageLa vie de bohème : échecs, amours et premiers contacts avec l'art
En 1858, Zola quitte Aix-en-Provence pour rejoindre sa mère à Paris, où il vit dans la précarité tout en constituant un cercle d'amis. Recalé deux fois au baccalauréat ès sciences, il se tourne vers la littérature, influencé par Molière, Montaigne et Shakespeare, ainsi que par Jules Michelet. Sa première histoire d'amour avec Berthe, une prostituée, l'inspire pour son roman La Confession de Claude. Zola développe une passion pour la peinture, se liant avec des impressionnistes comme Édouard Manet, Camille Pissarro, et Paul Cézanne. Cependant, leur amitié se détériore après la publication de L'Œuvre, dans lequel Cézanne se reconnaît dans le personnage du peintre raté.
Quelques oeuvres :
- Thérèse Raquin (roman), A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie, Paris, 1867.
- L'Attaque du Moulin, 1880.
- Les Soirées de Médan (1880), en collaboration avec Maupassant, Huysmans, Léon Hennique, Henri Céard et Paul Alexis, Charpentier, Paris, 1880.
De l'édition à la vie personnelle
Après des échecs au baccalauréat et une période de chômage, Émile Zola trouve un emploi en 1862 chez Hachette, où il se familiarise avec l'édition et le marketing littéraire. Il publie ses premiers travaux, dont Les Contes à Ninon en 1864. En 1864, Zola rencontre Éléonore Alexandrine Meley, appelée Gabrielle, avec qui il entame une relation qui inspirera certains de ses écrits. Leur liaison est marquée par des rumeurs non confirmées concernant ses relations passées.
Réseautage artistique et succès littéraire
Sociable et passionné par les arts, forge des liens importants avec des figures littéraires comme les frères Goncourt, Gustave Flaubert, et le groupe des « six » autour des Soirées de Médan. Malgré des difficultés financières persistantes, ses revenus se stabilisent avec le succès de L'Assommoir en 1877, augmentant considérablement grâce à ses publications, adaptations théâtrales, et traductions.
De quoi est-il mort ?
Émile Zola est mort le 29 septembre 1902, intoxiqué par le monoxyde de carbone à cause d'une fuite de cheminée. Des rumeurs évoquent un possible assassinat, mais aucune preuve n'a été trouvée.
La vie d'Émile Zola entre 1880 et la fin de sa carrière
Émile Zola, fidèle à ses engagements sociaux et artistiques sans se mêler de politique, fait face à des épreuves personnelles sévères en 1880, avec la perte de proches et de sa mère, le plongeant dans la dépression. Malgré la fin de sa carrière journalistique en 1881, il continue à puiser dans ses expériences pour ses romans, notamment *Germinal*. Sa méthode de travail rigoureuse, symbolisée par sa devise « Nulla dies sine linea », caractérise ses années de création prolifique jusqu’à ses derniers jours, avec une attention croissante à sa famille.
Émile Zola et l'Affaire Dreyfus
Face à l'antisémitisme croissant dans les années 1890, Émile Zola s'engage dans l'affaire Dreyfus, dénonçant l'injustice dans ses articles et le célèbre « J'accuse… ! ». Son implication conduit à un procès pour diffamation, où il est condamné à un an de prison. En exil à Londres pendant onze mois, Zola soutient le capitaine Dreyfus jusqu’à la révision de son procès, tout en évitant de compromettre les chances de succès du nouveau conseil de guerre. Sa détermination persiste jusqu'à la fin de l'affaire, avec une critique vigoureuse de la loi d’amnistie qui vise à blanchir les responsables.
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