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Le don d’organes : un acte solidaire

Le don d’organes et de tissus est un don pour la vie. Il est possible à tous les âges : si un enfant a fait part de ses volontés sur le sujet, sa demande sera prise en compte. Sur le territoire national, le don d’organe repose sur trois principes : le consentement présumé, la gratuité pour et l’anonymat.

Mis à jour le 21 janv. 2025

Le don d’organes est un processus très encadré dans notre pays, du consentement jusqu’à la transplantation. Il faut que la personne soit dans un état de mort encéphalique et qu'elle ne soit pas inscrite au Registre National des Refus. Aujourd'hui 3 règles s'appliquent pour les dons d'organes :

Les conditions du don

La gratuité

Le don d'organes est un acte de générosité et de solidarité entièrement gratuit, la loi nationale interdit toute rémunération en contrepartie de ce don.

L'anonymat

Personne ne peut connaître l'identité du receveur et du donneur mais la famille du défunt peut toutefois prendre connaissance, à tout moment, du résultat des greffes réalisées auprès de l'équipe médicale. 

Le principe de consentement présumé

En France, la loi indique que nous sommes tous présumés donneurs, c'est-à-dire donneurs d'organes et de tissus, sauf si la personne a exprimé de son vivant, son  refus d’être prélevé.
Pour que le choix du don d’organes soit compris et respecté, il est préférable de le faire connaître de son vivant à ses proches de manière écrite ou orale.
Même si une personne décédée dispose sur elle d’une carte de donneur, elle n’a qu’une valeur indicative.
Depuis l’année 2018, l’Agence de la biomédecine a choisi de ne plus diffuser cette carte qui pouvait induire en erreur certaines personnes. Un échange aura toujours lieu entre l’équipe médicale et la famille du défunt.

Les organes prélevés

De nombreux organes peuvent être prélevés tels que les reins, le foie, le cœur et moins couramment les poumons, le pancréas, les cornées, une partie de l’intestin, des tissus (os, artères, tendons).
Le prélèvement doit être réalisé maximum 24 heures après la mort et parfois plus rapidement encore.

L'âge pour être donneur

Il n’y a pas d’âge minimum ou maximum pour être donneur. L’important est la santé des organes ainsi que l’hygiène de vie du donneur.
Lorsque la personne décédée est mineure, l’accord des parents doit se faire par écrit avant de pouvoir prélever ses organes mais aucune contre-indication n’est liée à l’âge.

Comment donner ses organes ?

En France, depuis la loi Caivallet du 22 décembre 1976, chacun est présumé donneur post-mortem, sauf en cas de refus exprimé de son vivant. La mort du donneur doit être médicalement constatée par deux médecins.
Un entretien avec les proches est organisé par l'équipe médicale.
Notez qu’il est possible de s’inscrire dès 13 ans au Registre National des Refus (géré par l’Agence de la biomédecine), accessible en ligne. Un courrier peut aussi être envoyé à l’adresse suivante : Registre National des refus, 1 avenue du Stade de France 93212 Saint Denis La Plaine.
L’inscription est révocable sans délai. L’équipe médicale se basera sur la demande la plus récente. 

Le don en chiffres

Si tout le monde peut donner ses organes post-mortem, tous les décès ne sont pas éligibles au don. En 2021, 5 276 greffes ont été réalisées en France soit une augmentation de 19,3 % par rapport à l'année précédente selon l'Agence de Biomédecine.

Le don d'organes après la mort concerne environ 1% de l'ensemble des décès car il ne s'applique qu'aux personnes en état de mort encéphalique : la mort cérébrale est la perte complète et irréversible des fonctions cérébrales.

Il arrive que des donneurs au-delà de 90 ans soient prélevés. Il y a cependant une limite en lien avec le fonctionnement de l'organe et avec son état physiologique qui doivent être parfaits.

La technique pour prélever

Un prélèvement d’organes est réalisé en salle d’opération par une équipe de chirurgiens, comme lors d'une opération normale. Le prélèvement d’organes ne change pas l'apparence du défunt, à l'exception d'une cicatrice supplémentaire. Après le prélèvement, le corps de la personne décédée est restitué à la famille qui pourra procéder aux obsèques.

Le coût du don d'organes

Les coûts pour le receveur et pour le donneur d'organes sont couverts par l’assurance de la caisse maladie. En France, toute rémunération en contrepartie de ce don est interdit et à noter que le trafic d'organes est puni par la loi. Les frais non remboursés sont pris en charge par l’hôpital où la greffe est réalisée. Il n’y a pas de frais supplémentaire pour la famille du donneur.

Vidéo. - Le don d'organes expliqué par l'Agence de Biomédecine

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L'attente de la greffe

Les malades ayant besoin d’une greffe d’organes et de tissus sont inscrits par leur médecin sur la liste nationale d’attente gérée par l’Agence de la biomédecine.
Il faut savoir qu'un patient inscrit sur cette liste peut être amené à en sortir temporairement pour cause de contre-indication temporaire (maladie même bénine comme la grippe arrivant pendant cette période par exemple).
Une fois que l'état de santé du patient le permet de nouveau, il est ré-inscrit sur la liste active par l'équipe médicale qui le suit.
C'est pour cette raison que le nombre d'inscrits sur la liste d'attente est évolue continuellement.

A noter que plusieurs associations afin de sensibiliser et informer la cause du don d'organes et de tissus existents comme France Adot, Maison Associative de la Santé, dondorganes.fr, AFFDO.

Donner des organes de son vivant

Il est effectivement possible de donner certains organes de son vivant tels que les reins, un lobe de foie, son sang et son plasma. Pour cela les conditions médicales à réunir sont très strictes.  Le candidat au don fait l’objet d’un bilan médical complet comportant des examens cliniques, radiologiques et biologiques pour s'assurer de la compatibilité et de l'absence de risque pour le donneur et pour le receveur.

Le rein

En effet, pour une personne en bonne santé, il est tout à fait possible de vivre qu'avec un seul rein et peut sauver une personne en insuffisance rénale. Cependant, le cercle des donneurs est restreint et concerne la famille proche. Le donneur peut également être une personne apportant la preuve d’une vie commune ou d'un lien affectif d’au moins deux ans avec le receveur.

Le foie

Pour ce qui est du foie, cet organe a la capacité particulière de reconstituer des parties qui lui ont été enlevées afin de pouvoir continuer à fonctionner.

Le sang

Donner son sang est très important car grâce aux donneurs, certaines personnes qui ont besoin de sang pourront recevoir les soins adéquates via transfusion sanguine.

 Le plasma

C'est la partie liquide du sang dans laquelle circulent les cellules sanguines (globules rouges, globules blancs et plaquettes). Les dons permettent à des milliers de malades d'aller mieux et d'améliorer leur quotidien et présentent des enjeux vitaux en matière de santé publique.

Donner son corps à la science

Une fois mort, il est en effet possible de donner son corps à la sciences, à des fins de recherche et d'enseignement médical.
Les corps sont principalement utilisés pour l'anatomie générale, l'anatomie chirurgicale, et pour les spécialisations médicales.
Quand une personne fait don de son corps à la science, il n'y a pas de sépulture, c'est-à-dire que la famille n'a pas de lieu pour se recueillir.
Pour cela, il faut faire une demande de renseignements auprès de l'établissement de formation et de recherche ou de santé autorisé le plus proche de son domicile.
La liste des centres de don est disponible sur le site du ministère de l'enseignement supérieur.

Date de révision de l'article : 26 mai 2023