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De quoi meurt-on en France ?

En France, dans 84 % des cas, les décès sont dus à des maladies clairement définies. Au premier rang desquelles, les cancers et les maladies cardiovasculaires.

Mis à jour le 16 janv. 2025

Le nombre de naissances est de 723 000 en 2022 contre 673 637 décès, toutes causes confondues en France selon un rapport statistique de l'INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques).
De plus, l'espérance de vie des femmes à la naissance est de 85,2 ans et 79,3 pour les hommes en 2022.
En dehors de l'année 2020, avec une nette hausse de la mortalité à cause de l'épidémie de Covid-19, la mortalité en France des années précédentes était relativement stable.
Hors Covid-19 sur les années 2020 et 2021, les quatre principales causes de mortalité en France selon l'INSEE sont les tumeurs malignes, les maladies de l'appareil circulatoire telles que les maladies cardiovasculaires, les maladies de l’appareil respiratoire et les morts violentes comme les accidents, les suicides et les autres causes externes de décès.

Inforgraphie. - Les causes des décès selon le sexe en 2020 / graphique INSEE

Un Français sur trois meurt d’un cancer

Depuis les années 2000, la principale cause de mortalité française est le cancer (les tumeurs bénignes, devenues malignes).
Si l’on prend comme référence l’année 2019 (hors Covid-19, donc), un décès sur trois environ peut lui être attribué.
Le quatuor de tête funeste se compose du cancer des poumons, du cancer du côlon, du cancer du sein et du cancer du pancréas.
Il existe de nombreux facteurs de risques d’apparition des cancers.
Ils peuvent être internes, liés, par exemple, à l’âge ou à l’histoire familiale, ou externes, liés aux comportements ou à l'environnement.
L'Institut national du cancer estime que près de la moitié des cancers détectés chaque année pourraient être évités en changeant les comportements quotidiens et les modes de vie afin de réduire les risques de cancers dus au tabac, à l'alcool, à l'alimentation déséquilibrée, à la sédentarité,…).
Se faire dépister permet de diagnostiquer tôt certains cancers, avant l’apparition de symptômes, afin de mieux les soigner.
Dans certains cas, le dépistage permet d’éviter l’apparition d’une tumeur bégnine qui aurait pu évoluer vers un cancer.

Les maladies du cœur

Les maladies cardiovasculaires sont en constante diminution depuis 1990, mais représentent encore 22 % du nombre total de morts en France.
Ces maladies comprennent : les infarctus du myocarde, les accidents vasculaires cérébraux (AVC), l’insuffisance cardiaque, les maladies vasculaires périphériques, les maladies hypertensives…
L'âge, le sexe, l'hérédité sont des facteurs fréquents non modifiables.
Santé Publique France vient d'annoncer que des facteurs environnementaux comme la pollution atmosphérique pourraient être un facteur de risque de maladies cardiovasculaires.

Cependant, comme pour le cancer, ces maladies ont toutes en commun un certain nombre de facteurs de risque individuels dont la plupart sont modifiables : le tabagisme, l'hypertension artérielle, le diabète, l’hypercholestérolémie, une mauvaise alimentation, l’obésité et la sédentarité.

Les maladies de l'appareil respiratoire 

Les maladies de l’appareil respiratoire tuent plus de 40 000 personnes par an et participent à 7 % de la mortalité.
Ces maladies affectent les voies aériennes et d'autres parties des poumons.
Parmi les plus courantes, il y a l'asthme, la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), le cancer du poumon, la mucoviscidose, l'apnée du sommeil et les maladies pulmonaires professionnelles.
Les maladies respiratoires se manifestent à tout âge : chez les enfants, les adolescents, les adultes, les aînés, aussi bien chez les hommes que les femmes. La plupart de ces maladies sont par nature chroniques.
Les deux plus importants facteurs de risque des maladies respiratoires sont la fumée du tabac (le fait de fumer ou de respirer la fumée de tabac) et la mauvaise qualité de l'air.

Un fléau, le suicide

Les morts violentes n’ayant pas de cause médicale sont d’environ 40 000 par an.
Autrement dit 6 % du total. Parmi elles, on énumère : les accidents de transport, les chutes accidentelles, les noyades, les suicides et les homicides.
En 30 ans, le nombre de morts sur la route a considérablement baissé puisqu’il a été diminué par trois pour atteindre 3 541 décès en 2022. En revanche, le nombre de suicides est assez stable puisqu’il évolue autour de 9 000 par an. La France connaît l’un des plus forts taux de suicide en Europe.
Selon Santé Publique France, la crise sanitaire aurait accentué « les idées et les gestes suicidaires », notamment chez les 10-24 ans, mais d’autres causes potentielles (difficultés économiques, situation internationale, problèmes environnementaux) « pourraient contribuer à une altération persistante de la santé mentale et au risque suicidaire ». Quant aux homicides, ils restent stables depuis plusieurs années : autour de 900 par an.
Enfin, si les services de santé français savent donner des causes précises à la plupart des décès, une certaine part d’incertitude demeure pour 67 000 morts dues, selon l’Inserm, à « des symptômes et états morbides mal définis ».

Les causes de décès dans le monde

Selon l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), il y a eu 55,4 millions de décès dans le monde en 2019 pour 7,743 milliards d'habitants. Les principales causes de mortalité du monde sont :

  • Les affections cardiovasculaires : cardiopathies ischémiques, accident vasculaire cérébral
  • Les affections respiratoires : bronchopneumopathie chronique obstructive, infections des voies respiratoires basses
  • Les affections néonatales : asphyxie périnatale et autres traumatismes à la naissance, état septique et infections néonatales, complications dues à une naissance prématurée

Sida, diabète...

D'autres maladies tuent de nombreuses personnes en France. Il y a les maladies infectieuses et parasitaires, le diabète (qui tue 12 000 personnes par an), les maladies de l’appareil digestif et la maladie d’Alzheimer. En ce qui concerne le SIDA, même si la maladie n’a pas été éradiquée en France, le nombre de décès diminue considérablement et tue 23 fois moins de personnes qu’il y a 20 ans. En effet, l’Inserm nous apprend qu’au plus fort de l’épidémie, en 1994, le SIDA faisait 4 807 morts ; en 2020, 202 personnes en sont mortes.

Le Covid-19

En 2020, l’épidémie de Covid-19 a provoqué en France une surmortalité d’environ 10 %. Selon les chiffres de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), 69 249 sont décédées du coronavirus, dont 94 % de personnes âgées de 65 ans et plus. Le nombre total de décès est ainsi passé de 611 413 en 2019 à 667 496 en 2020. Un événement à proprement parler extraordinaire, car si la mortalité augmente tous les ans en France, la hausse annuelle est d’environ +1 % en temps normal. Principalement du fait du vieillissement de la population.

On constate ainsi, qu’en 2019, 46 % des décès concernaient les 85 ans et plus. En 1979, cette classe d’âge ne représentait que 19 % des décès. Si l’on vit plus vieux en France (l’espérance de vie est de 82,4 ans), la mortalité des personnes âgées est appelée à prendre de l’ampleur.

Date de révision de l'article : 27 septembre 2023