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Qui peut ouvrir un columbarium ?

Laetitia Brevet-Philibert, CC BY-SA 3.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0>, via Wikimedia Commons
Laetitia Brevet-Philibert, CC BY-SA 3.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0>, via Wikimedia Commons

Le columbarium est un monument funéraire qui accueille les urnes contenant les cendres des défunts. Espace dédié dans un cimetière, ce mode de sépulture est une alternative à la concession individuelle, à la dispersion dans un jardin du souvenir, au cavurne.

L’usage du columbarium est régi par des principes spécifiques et fait l’objet d’une réglementation stricte. Selon la loi n° 2008-1350 du 19 décembre 2008 relative à la législation funéraire, toute commune de plus de 2000 habitants doit en être dotée. C’est le premier magistrat qui ordonne la construction de ce monument et veille à son entretien. Les familles sont libres d’y acquérir ce qu’on appelle une case pour y placer une ou plusieurs urnes selon la place disponible. Après un décès, une fois l’urne déposée, l’alvéole est scellée avec une plaque qui stipule le nom du défunt, ses dates de naissance et de décès, le numéro de l’emplacement. Ce dernier ne fait pas l’objet d’un choix mais correspond à celui notifié par le service dédié de la commune référente. Ce sont les pompes funèbres qui procèdent au scellement. L’intervention nécessite une autorisation écrite de la mairie.

Un emplacement en columbarium est lié à une concession qui peut s’étendre d’une période de 15 ans à perpétuité. La famille dispose d’un droit de jouissance et d’usage. Les durées retenues sont arrêtées par les conseils municipaux. Avant la date d’échéance, la mairie concernée envoie un courrier pour permettre aux proches de prendre leurs dispositions quant au renouvellement de la concession.

Pour faire face à une demande croissante en matière de crémation, certaines villes comme Paris ont mis en place des solutions. Depuis quelques années, dans les allées du Père Lachaise, d’anciennes chapelles sont rénovées et transformées en columbarium après procédure de reprise de concession en état d’abandon. La démarche permet de conserver le patrimoine funéraire tout en utilisant l’espace existant.  

Publié le 03/12/2020