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Comprendre le deuil et la mort dans le judaïsme
Comprendre le deuil et la mort dans le judaïsme
Dans le judaïsme, une des plus anciennes religions monothéistes, la mort et le deuil sont des sujets abordés avec une combinaison unique de perspectives culturelles et spirituelles. Bruno Fiszon, grand rabbin de Metz et de la Moselle nous apporte des réponses.
Mis à jour le 21 janv. 2025
Les fondements culturels du deuil dans le judaïsme
Dans le judaïsme, le deuil est une étape importante et ritualisée de la vie. Il est imprégné de traditions et de rituels qui aident les membres de la communauté juive à faire face à la perte d'un être cher. L'une des pratiques les plus connues est le "Shiva", une période de deuil de sept jours pendant laquelle les proches du défunt se réunissent pour se soutenir mutuellement.
Pendant le Shiva, les personnes endeuillées s'abstiennent de travailler et se recueillent dans la maison du défunt pour recevoir des condoléances et partager des souvenirs.
La signification spirituelle de la mort dans le judaïsme
Dans la religion juive, la mort est une transition de la vie terrestre à une existence spirituelle. La croyance en une vie après la mort est centrale dans la foi juive et elle est souvent interprétée comme une opportunité de rejoindre les ancêtres et d'entrer dans la présence divine. Cette croyance en la pérennité de l'âme apporte réconfort et espoir aux personnes endeuillées, en les aidant à surmonter leur chagrin et à trouver un sens à la perte. Cette croyance a beaucoup été développée par le philosophe Maïmonide.
Bruno Fiszon rappelle une phrase de la torah : "tu choisiras la vie", dans le judaïsme, on se doit de privilégier la vie. Lorsque les juifs ont un doute dans la décision sur la vie, il est recommandé d'approcher un rabbin qui les guidera.
Les pratiques de deuil dans le judaïsme
Outre le Shiva, le judaïsme offre d'autres pratiques de deuil significatives. Après le Shiva, les proches continuent de se recueillir lors de périodes de deuil plus courtes, comme le Sheloshim (30 jours) et le Yahrzeit (anniversaire du décès).
Les membres de la famille endeuillée sont également encouragés à prononcer le Kaddish, une prière spéciale pour les défunts, lors des services religieux. Bruno Fizson précise « le kaddish est une prière de sanctification du nom de dieu ...de dire ce kaddish c'est poursuivre la route que le défunt a construit. »
Il y a également des prières pour l'âme du défunt El Maleh Rah’Amim "Dieu plein de compassion" qui est également prononcée lors de grandes commémorations. Pour Bruno Fizson, « ce sont deux prières de mémoire qui reviennent tous les ans à la date anniversaire du décès. »
Ces rituels fournissent un cadre pour l'expression des émotions, le soutien mutuel et la préservation de la mémoire de l'être aimé.
L'importance de la consolation et de la solidarité
Dans le judaïsme, la communauté joue un rôle essentiel dans le processus de deuil. Les amis et les membres de la famille sont encouragés à offrir leur soutien et leur consolation aux personnes endeuillées, en partageant leur chagrin et leurs souvenirs.
La solidarité communautaire aide les endeuillés à se sentir entourés, renforçant ainsi leur capacité à surmonter la douleur.
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