Nice, aéroport, bar : vous pour signer des autographes de votre livre, il y a quelques années. J'ai fait semblant de ne pas vous reconnaître et puis, plus fort que moi, j'ai écrit quelques mots sur une feuille, je vous l'ai tendu et aussitôt m'en suis retournée sur le canapé d'à coté. Vous l'avez lue, vous êtes venu vers moi qui n'étais rien pour vous, vous m'avez dit "vous êtes en grande souffrance". Je l'ai été aussi en prenant ma main dans les vôtres. Je n'oublierai jamais la douceur de votre regard, mon petit mot parlait de la liberté de dire les choses, ce que pour moi vous incarniez. Cette liberté que je n'aurais jamais, ni moi ni d'autres. C'est cela que l'on aime en vous : votre besoin de dire librement vos pensés, qui étaient aussi les nôtres : merci de l'avoir fait pour nous et bon voyage vers les meilleurs d'entre nous. On vous aime.
NONCE MARIE FRIGOSINI . 30 mai 2020 à 21:58