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Le résistant français Bernard Courtault
Le résistant français Bernard Courtault
Bernard Maurice Roger Courtault nait le 22 janvier 1923, à Notre-Dame-de-Gravenchon, en Seine-Maritime. Il passe son enfance dans la commune de Puteaux, dans le département des Hauts-de-Seine. Jeune adolescent, il étudie au lycée Paul-Langevin de Suresnes puis, en 1939, rejoint l’École normale d’Alençon. En parallèle, il exerce la profession de carrossier dans un garage du 16ème arrondissement de Paris.
Mis à jour le 04 juil. 2024
Au début de l’occupation allemande, âgé de seulement 17 ans, il est réfractaire au Service du Travail Obligatoire et s’engage dans le groupe de la Résistance étudiante chrétienne. Le 12 juillet 1943, il est chargé d’assurer la protection de l’étudiant André GAUDIN, dont la mission consiste à assassiner des soldats allemands se trouvant dans l’hôtel de la Terrasse, situé dans 17ème arrondissement de Paris, au 74 avenue de la Grande Armée. Vers 8h du matin, alors qu’une quarantaine d’entre eux prennent leur petit-déjeuner dans la salle du café, celui-ci parvient à lancer une grenade dans l’établissement. L’attaque fait cinq blessés, dont trois soldats, deux serveuses et une interprète allemande.
Les militaires ripostent immédiatement en ouvrant le feu, blessant deux civils ainsi que Bernard COURTAULT au niveau du pied droit. Dans la confusion suivant l’attentat, il est emmené à l’hôpital Marmottan sans être inquiété. Néanmoins, plusieurs témoins ne tardent pas à signaler le jeune homme et son camarade aux autorités. Ainsi, des policiers se rendent à l’hôpital et l’auditionne. COURTAULT finit par leur avouer sa participation à l’attentat tandis qu’une cartouche de 7,65 mm est découverte dans ses vêtements. Il est donc transféré à l’hôpital de la Salpêtrière et livré aux autorités allemandes. Il est ensuite temporairement incarcéré dans la prison de Fresnes et, le 4 octobre 1943, comparait devant un tribunal militaire SS. Il est condamné à mort pour « activité de franc-tireur ».
En sa mémoire
2 hommages
Pour rendre hommage à Monsieur Bernard COURTAULT , vous pouvez déposer un message de condoléances ou partager un souvenir sur sa page commémorative.
Rendre hommageLe 3 novembre 1943, il rédige une dernière lettre à son père, Gustave COURTAULT. Le même jour, à seulement 20 ans, il est fusillé au Mont-Valérien. Initialement, son corps est inhumé au cimetière de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis. Après la guerre, il est déplacé dans la tombe familiale du cimetière de Puteaux. Dans cette même ville de son enfance, une plaque commémorative est posée là où il vécut, au 43 rue Paul-Bert. Son nom est également inscrit sur le monument local dédié aux martyrs de la Résistance. En parallèle, sa célèbre lettre d’adieux est retranscrite sur sa stèle dans la forteresse du Mont-Valérien. A titre posthume, il reçoit la médaille de la Résistance en janvier 1947 et la mention « Mort pour la France » est ajoutée à son acte de naissance.
Cette fiche biographique a été réalisée à l’occasion de la publication de la revue des 100 de 1943 éditée par Le Souvenir Français