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Le Souvenir Français

Le militaire et résistant français Auguste Celse

Auguste CELSE est né le 7 décembre 1914 à l'Argentière-la Bessée. A 16 ans Il quitte son département pour raison professionnelle pour se rendre à Grenoble et aussi fonder une famille. Mobilisable en 1934, il est soldat de 2em classe au 4èm Régiment du Génie de cette ville et ensuite il est mobilisé en 1939 pour aller à la frontière italienne dans le Briançonnais.

Mis à jour le 04 juil. 2024

Après la démobilisation, Auguste CELSE s'engage dans les FFI en juillet 1943, rejoint la Résistance et participe à plusieurs actions dans le groupe de l'Armée Secrète des groupes Francs secteur VI de l'Isère. Le 11 novembre 1943, et malgré les interdictions de Vichy, il participe avec ses camarades (dont plusieurs Hauts-Alpins résidants à Grenoble) et sur ordre de ses chefs à la manifestation patriotique afin de commémorer l'armistice de 1918 au monument aux Morts des diables bleus à Grenoble. Auguste CELSE fera partie des 369 personnes arrêtées puis déportées avec ses camarades d'infortunes via Compiègne pour les camps de la mort dont celui de Buchenwald. Trois mois plus tard il est transféré au terrible kommando de Dora où sont fabriqués les V1 et les V2. Il reçoit le matricule 40.035.

Le 5 avril 1945 il sera évacué de ce camp par les SS face à l'avancée des troupes alliés. Il connaitra « les marches de la mort » pendant 9 jours train en direction du camp de concentration de Ravensbrück. Il est enfin libéré par les Russes dans un triste état le 3 mai, puis rapatrié en France le 19 mai 1945 ou sa femme et son fils l'attendent... Auguste CELSE reprendra sa vie de contremaitre et écrira ses mémoires de déportation qui seront publiées après son décès. Très affaibli, depuis son retour et jusqu'à son décès, son état de santé ne cesse de devenir de plus en plus précaire.

La tombe d'Auguste Celse

La tombe d'Auguste Celse

En sa mémoire

6 hommages

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Rendre hommage

Il décède en 1982 des suites de maladies contractées en déportation, ce qui lui a valu l'attribution de la mention Mort pour la France par l'ONACVG, accompagnées de nombreuses décorations telles que l'ordre de la légion d'honneur, celle de la médaille militaire, de la Croix de guerre avec palme ainsi que de la Croix du combattant volontaire de la Résistance. Son nom est inscrit au monument aux morts de l'Argentière-la Bessée et également sur une plaque commémorative située dans cette commune avec celui de ses camarades Déportés-Résistants originaires du même canton. Il repose dans son village natal dans une sépulture familiale.

Cette fiche biographique a été réalisée à l’occasion de la publication de la revue des 100 de 1943 éditée par Le Souvenir Français