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Le Souvenir Français

Le résistant Marcel Langer

Mendel, dit Marcel, Langer est né le 13 mai 1903 à Szczecin en Pologne, dans une modeste famille juive. En 1920, les persécutions antisémites provoquent l’émigration de la famille vers la Palestine. Sur place, Marcel devient un opposant politique et est emprisonné par les autorités anglaises. Une fois libéré, il se rend à Paris en 1929 et se fixe à Toulouse en 1931. Il y reprend contact avec le parti communiste.

Mis à jour le 04 juil. 2024

A partir de 1936, il participe à la guerre civile d’Espagne en tant que lieutenant dans les forces des Brigades internationales. Sur place, il épouse une activiste républicaine, Cécilia Molina, avec laquelle il aura une fille, Rosita. La défaite des Républicains le sépare de sa famille. De retour en France, ses activités lui valent d’être interné au camp du Vernet, en Ariège. Néanmoins, il parvient à s’évader, devient ouvrier métallurgiste et recontacte ses anciens camarades de l’organisation de la Main-d'œuvre immigrée. Au début de l’occupation allemande, il est affecté à la Société de Constructions Mécaniques du Midi, à Toulouse. Le 7 octobre 1942, découvrant qu’il figure sur la liste des travailleurs réquisitionnés pour l’Allemagne, il rejoint la clandestinité au sein du noyau de la 35ème brigade « Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée » (FTP – MOI).

De printemps à décembre 1942, à Toulouse, son groupe organise plusieurs attentats à l’explosif, des incendies de véhicules militaires, des destructions d'axes de communication, des sabotages de pylônes électriques ainsi que des attentats contre des soldats allemands dans les cinémas et les restaurants. Dans les campagnes environnantes, ils orchestrent aussi des destructions de récoltes et des incendies de greniers pour empêcher les réquisitions par l'occupant. Entre-temps, le 11 novembre 1942, lors de l’invasion de la zone sud par les Allemands, Marcel Langer est nommé chef de la 35ème brigade.

Le 6 février 1943, devant la gare Saint-Agne, Langer est arrêté alors qu’il participe à la récupération d’une valise d’explosifs. Sa capture est suivie d’un violent interrogatoire au cours duquel il est frappé, pendu par les pieds, soumis à la baignoire par les membres de la 8ème Brigade de police de sûreté de Toulouse. Ne donnant aucun renseignement, il est incarcéré dans la prison Saint-Michel. Le 11 mars 1943, il est condamné à mort par le Tribunal Spécial de Toulouse. Il est guillotiné le 23 juillet, à 5h40 précise. Le jour-même, la 35ème brigade FTP-MOI prend le nom de brigade Marcel-Langer.

Par décret du 15 octobre 1945, il reçoit la Médaille de la Résistance à titre posthume. Puis, le 19 juillet 1946, il est déclaré « Mort pour la France ». Marcel Langer est inhumé au cimetière de Terre-Cabade de Toulouse.

En sa mémoire

2 hommages

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La tombe de Marcel Langer

La tombe de Marcel Langer

Cette fiche biographique a été réalisée à l’occasion de la publication de la revue des 100 de 1943 éditée par Le Souvenir Français