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Le grand réalisateur Gérard Oury nous a quittés le 19 juillet 2006 à l'âge de 87 ans
Le grand réalisateur Gérard Oury nous a quittés le 19 juillet 2006 à l'âge de 87 ans
Gérard Oury est connu comme un réalisateur français célèbre pour ses comédies populaires à succès, notamment "La Grande Vadrouille", "Le Corniaud" ou encore ''l'As des As'', mettant en vedette des acteurs comme Louis de Funès, Bourvil et Jean-Paul Belmondo. Il est mort le 19 juillet 2006 à Saint-Tropez, à l'âge de 87 ans.
Mis à jour le 04 juil. 2025
Max-Gérard Houry Tannenbaum, dit Gérard Oury, est né le 29 avril 1919 à Paris. Gérard Oury est né dans une famille juive à Paris, fils d'un violoniste russe, Serge Tannenbaum, et de Marcelle Houry, critique d'art. Après des études au lycée Janson-de-Sailly, il suit les cours de René Simon et entre au Conservatoire en 1938. En 1939, il devient pensionnaire de la Comédie-Française et obtient son premier rôle dans "Britannicus".
Du théâtre à l'écran
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fuit la France occupée avec sa compagne Jacqueline Roman pour échapper aux persécutions antisémites, participant aux émissions de radio à Marseille. Après la guerre, il revient en France, jouant au théâtre et débutant au cinéma avec des seconds rôles. Parmi ses films notables figurent "La Belle que voilà" en 1949, "Garou-Garou, le passe-muraille" en 1951, et "La Fille du fleuve" en 1955.
Vidéo.- Gérard Oury en 10 films cultes
En 1960, Gérard Oury fait un retour au théâtre en jouant Don Salluste dans "Ruy Blas" à la Comédie-Française, après une carrière au cinéma débutée dans les années 1940. Son interprétation suscite des tensions avec certains membres de la troupe, notamment Robert Hirsch, qui quitte le projet en désaccord avec la mise en scène. Malgré cela, la pièce est un succès lors de sa première en présence du président de Gaulle. Ce rôle inspirera plus tard Oury pour son film célèbre "La Folie des grandeurs".
En sa mémoire
1 hommage
Pour rendre hommage à Monsieur Gérard OURY, vous pouvez déposer un message de condoléances ou partager un souvenir sur sa page commémorative.
Rendre hommageVidéo.- Gérard Oury "C'est Louis De Funès qui m'a dit de faire des films comiques" | Archive INA
Les débuts cinématographiques d'Oury
En 1959, Gérard Oury réalise son premier film, "La Main chaude". L'histoire tourne autour d'une riche veuve qui prête 100 000 francs à Lécuyer (joué par Alfred Adam) pour envoyer son fils à la campagne. Cependant, Lécuyer utilise l'argent pour financer l'avortement de sa maîtresse, qui le remet à son amant pour l'achat d'un scooter. Celui-ci, à son tour, utilise les fonds pour courtiser une jeune femme qu'il croit fortunée… À sa sortie en 1960, le film connaît un échec commercial. Par la suite, Oury apparaît dans un rôle de docteur dans "La Menace", avec Robert Hossein et Marie-José Nat en rôles principaux.
Vidéo.- La Menace (1961) Bande Annonce VF
En 1962, Gérard Oury connaît le succès avec "Le crime ne paie pas", un film à sketches mettant en vedette des acteurs renommés comme Michèle Morgan et Louis de Funès. Inspiré des bandes dessinées de Paul Gordeaux publiées dans France-Soir, le film explore différentes histoires criminelles.
Vidéo.- Gérard OURY : "Bourvil, De Funès, Belmondo, mes amours de cinéma"
Réalisateur de films à succès
Gérard Oury connaît le succès avec plusieurs films emblématiques : en 1964, "Le Corniaud" est un triomphe au box-office français, inspiré par l'affaire de la French Connection. En 1966, "La Grande Vadrouille", coécrit avec sa fille Danièle Thompson, devient un phénomène avec plus de 17 millions de spectateurs, un record à l'époque pour le cinéma français. En 1969, "Le Cerveau", mettant en vedette Bourvil et Jean-Paul Belmondo, est un autre grand succès malgré un accueil mitigé aux États-Unis. Ces films marquent l'apogée de la carrière de Gérard Oury, célèbre pour son talent à mêler comédie, aventure et succès international.
Vidéo.- LA GRANDE VADROUILLE - Version restaurée - Bande annonce 2016
Gérard Oury et Louis de Funès, après le succès de "Le Cerveau", planifiaient "Les Sombres héros" avec Bourvil, mais ce dernier décéda. Après une suggestion de Simone Signoret, le film devint "La Folie des grandeurs" en 1971, un grand succès comique. En 1973, Oury et de Funès réalisèrent "Les Aventures de Rabbi Jacob", malgré des controverses à cause de son contexte religieux, le film remporta un énorme succès avec 7,3 millions d'entrées malgré des incidents violents durant la promotion.
Vidéo.- Les Aventures de Rabbi Jacob (1973) - Bande-annonce
Les succès de Gérard Oury avec Pierre Richard et Jean-Paul Belmondo
En 1978, Gérard Oury réalise "La Carapate", où Pierre Richard incarne Jean-Philippe Duroc, un avocat accusé de gauchisme qui aide son client à s'évader lors d'une mutinerie carcérale en mai 1968. Pourchassé par la police, Duroc obtient une grâce présidentielle du général de Gaulle pour son client. Le film, tourné dix ans après les événements de mai 68, attire près de trois millions de spectateurs malgré un succès moindre comparé aux précédents films d'Oury.
Deux ans plus tard, en 1980, Oury et Pierre Richard collaborent à nouveau pour "Le Coup du parapluie". Richard joue Grégoire Lecomte, un comédien malchanceux engagé par erreur comme tueur à gages par de véritables criminels, pensant qu'il s'agit d'un rôle dans un film. L'action se déroule en partie au Festival de Cannes, avec une scène majeure pendant la compétition. Le film, sorti le 8 octobre 1980, connaît un succès similaire à "La Carapate" avec 2,4 millions d'entrées.
Vidéo.- Le coup du parapluie - Bande-annonce
En 1982, Gérard Oury dirige Jean-Paul Belmondo dans "L'As des as", où ce dernier incarne Jo Cavalier, un entraîneur de boxe français aux Jeux olympiques de Berlin en 1936, qui prend sous son aile un jeune Juif nommé Simon Rosenblum. Sorti le 27 octobre 1982, le film est un grand succès avec 5 452 598 entrées, se classant comme la deuxième meilleure performance au box-office de l'année.
Ces films marquent la continuation de la collaboration fructueuse entre Gérard Oury et ses acteurs principaux, chacun apportant une touche comique unique à des histoires d'aventure et de drame, souvent situées dans des contextes historiques ou contemporains.
Vidéo.- l'As des As - Bande annonce
Il collabore également avec Coluche dans "La Vengeance du serpent à plumes" et Richard Anconina dans "Lévy et Goliath", élargissant ainsi son répertoire comique à travers les années 1970 et 1980.
Gérard Oury et ses comédies iconiques
Célèbre pour ses comédies, il poursuit sa carrière avec des films tels que "Vanille Fraise" en 1989, où Sabine Azéma joue une espionne contrainte de reprendre du service. Son film suivant, "La Soif de l'or" en 1993, avec Christian Clavier et Tsilla Chelton, raconte l'histoire d'un homme avare cachant des lingots dans des maisons préfabriquées.
Récompensé d'un César d'honneur en 1993, Oury réalise "Fantôme avec chauffeur" en 1995, une comédie fantastique avec Gérard Jugnot et Philippe Noiret. Son dernier film, "Le Schpountz" en 1999, est une adaptation moderne de Marcel Pagnol avec Smaïn et Sabine Azéma, mais il ne rencontre pas le succès escompté.
Vidéo.- Au restaurant avec Lino Ventura, Bernard Blier, Henri Verneuil et Gérard Oury | Archive INA
Rétrospective et hommage à Gérard Oury à Cannes
Le 14 mai 2001, lors du Festival de Cannes, un hommage est rendu à Gérard Oury en présence de sa famille ainsi que de personnalités telles que Smaïn, Michel Boujenah et Jean-Paul Belmondo. Gérard Oury, bien que jamais sélectionné à Cannes, exprime sa philosophie selon laquelle il n'existe pas de recette pour faire un film, mais plutôt une collaboration entre auteurs et techniciens.
Danièle Thompson et Christopher Thompson, sa fille et son petit-fils, évoquent l'engagement passionné de Gérard Oury dans son travail, son plaisir et son humour lors des tournages, notamment en mentionnant la projection de "Rabbi Jacob" qui a réjoui le public.
Michèle Morgan, compagne du réalisateur, souligne qu'elle a tourné avec lui dès ses débuts et décrit Gérard Oury comme un artisan du cinéma doté d'un grand sens de l'humour. Jean-Paul Belmondo partage son intérêt pour jouer des vaudevilles et exprime sa gratitude envers Gérard Oury pour lui avoir offert des rôles mémorables.
Vidéo.- Le Corniaud (1964) Bande Annonce VF
Les distinctions académiques de Gérard Oury
Le 11 mars 1998, Gérard Oury a été élu membre de l'Académie des beaux-arts et a été reçu sous la Coupole le 1er mars 2000 par Pierre Schoendoerffer. Il a été élu dans la section des créations artistiques dans le cinéma et l'audiovisuel, au siège précédemment occupé par René Clément. Sa célèbre épée, réalisée par Pierre-Yves Trémois en 1999, porte une inscription tirée du film "Le Quai des brumes" : « T'as d'beaux yeux, tu sais. », en hommage à sa compagne Michèle Morgan. Gérard Oury a ainsi rejoint d'autres confrères illustres comme Roman Polanski, installé en décembre 1999. Depuis 2007, son fauteuil à l'Académie des beaux-arts est occupé par Jean-Jacques Annaud.
Vidéo.- Gérard Oury et Danièle Thompson - L'as des as (1982)
Quel est le vrai nom de Gérard Oury ?
Le vrai nom de Gérard Oury était Max-Gérard Houry.
Où et quand est-il mort ?
Gérard Oury est mort 19 juillet 200617 dans son dmicile situé à Saint-Tropez. Il avait 87 ans.
Où se trouve sa tombe ?
Il est enterré dans le cimetière parisien de Montparnasse.
Quelles personnalités étaient présentes à ses funérailles ?
De nombreuses personnalités se sont rendues à son enterrement notamment Anouk Aimée, Richard Anconina, Pierre Arditi, Sabine Azéma, Jean-Paul Belmondo, Michel Boujenah, Jean-Claude Brialy, Robert Hossein, Gérard Jugnot, Pierre Richard, Smaïn, Philippe Torreton, Claude Lelouch et tant d'autres...
Vidéo.- 20h France 2 du 20 Juillet 2006- Gérard Oury est mort | Archive INA