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La résistante Olga Bancic est morte le 10 mai 19744 à 31 ans

Olga Bancic , la résistante et soldate volontaire des FTP-MOI de la région parisienne, est décédée le 10 mai 1944 à Stuttgart en Allemagne, à l'âge de 31 ans. 

Olga BANCIC, capture d'écran youtube.jpeg

Olga BANCIC, capture d'écran youtube.jpeg

Mis à jour le 09 avr. 2025

Née le 22 mai 1912, le 15 mai 1912, ou le 28 mai 1912 selon différentes sources, à Chișinău, en Bessarabie, Olga Bancic, surnommée Pierrette, est née au sein d'une famille juive nombreuse dans la province alors russe de Bessarabie. Cette région, majoritairement roumanophone, déclare son indépendance puis rejoint la Roumanie en 1918.

De la fabrique de gants à la lutte antifasciste

En raison de la situation financière modeste de la famille, tous les enfants doivent travailler pour subvenir à leurs besoins. À l'âge de 12 ans, Olga, sixième de la fratrie, est envoyée travailler dans une fabrique de gants. Les conditions de travail difficiles la poussent à participer à une grève et à une manifestation dans sa fabrique en 1924.

En 1929, elle se marie avec l'écrivain Solomon A. Jacob, connu sous le nom d'Alexandru Jar, et devient membre active du Parti communiste roumain. Olga est arrêtée, emprisonnée et maltraitée par la Sûreté roumaine en raison de ses activités politiques. Malgré les dangers, elle continue son engagement syndical et communiste, participant notamment à la création d'un "Front populaire contre le fascisme" en Roumanie, où elle rencontre Hélène Taich.

Arrivée en France en 1938, Olga Bancic poursuit ses études à la faculté de lettres, rejoignant son mari, engagé dans les Brigades internationales durant la guerre d'Espagne. Ensemble, ils soutiennent les Républicains espagnols en envoyant des armes au groupe franco-belge "Pauker" de la 35e division des Brigades internationales.

En 1939, elle donne naissance à une fille, Dolorès, surnommée Dolly en hommage à Dolores Ibárruri, également connue sous le nom de La Pasionaria.    

Vidéo.- Olga Bancic

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Un héroïsme dans l'ombre

Après l'invasion de la France par les nazis et la rupture du pacte germano-soviétique, Olga Bancic prend la décision courageuse de confier sa fille à une famille française. En 1942, elle s'engage dans l'organisation clandestine Main-d'œuvre immigrée (MOI), composée d'étrangers communistes, et dans le mouvement de lutte armée de cette organisation, les FTP-MOI.

Sous le pseudonyme de "Pierrette", elle assume des responsabilités importantes, notamment dans l'assemblage des bombes et des explosifs, ainsi que dans leur transport et l'acheminement des armes avant et après les opérations. Son implication indirecte se traduit par sa participation à environ une centaine d'attaques.

En sa mémoire

1 hommage

Pour rendre hommage à Madame Olga BANCIC, vous pouvez déposer un message de condoléances ou partager un souvenir sur sa page commémorative.

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Mémorial de l'affiche rouge

Mémorial de l'affiche rouge

Son combat contre l'occupation allemande

Sous le nom de Mme Martin, résidant au 8 rue des Ciseaux, Olga Bancic louait une chambre au 3 rue Andrieux pour entreposer des armes, bien qu'elle habitait réellement au 114 rue du Château.

Salomon Jacob est arrêté en septembre 1941. Un rapport de police daté du 15 décembre 1941 mentionne Olga Bancic concernant l'évasion de son ami de l'hôpital Tenon le 23 novembre 1941.

Il est ensuite interné au camp de Drancy, mais elle déclare ne pas savoir ce qu'il est devenu.

Selon Arsène Tchakarian, elle aurait participé à environ une centaine d'attaques contre l'armée allemande menées par le groupe Manouchian. Elle est finalement arrêtée à Paris par les Brigades spéciales (BS2) le 6 novembre 1943, en compagnie de Marcel Rayman et Josef Svec. Soixante-huit membres des FTP MOI sont interpellés, dont vingt-trois sont emprisonnés à la prison de Fresnes en attendant leur jugement.

La concierge du 3 rue Andrieux, inquiète de l'absence prolongée de madame Martin, qui ne payait pas son loyer, alerte la police. Le 23 mars 1944, les policiers du commissariat du quartier de l'Europe perquisitionnent la chambre et y découvrent un arsenal comprenant 13 grenades Mills, 3 pistolets, 1 browning, 3 revolvers à barillet, 60 bombes, 3 cartouchières garnies, 1 sac d’accessoires pour engins incendiaires, plusieurs boîtes de cartouches, 1 boîte de plaques incendiaires et 1 boîte d’explosifs.

Sacrifice et résilience

Le 21 février 1944, les 23 prisonniers du groupe Manouchian sont condamnés à mort par une cour martiale allemande, qui s'était réunie à Paris le 15 février 1944. Cependant, selon Adam Rayski, la prétendue tenue d'un procès public et la prétendue comparution des accusés dans une salle d'audience constituent, selon lui, "un énorme mensonge de la propagande allemande et vichyssoise".

Olga Bancic, qui a été cruellement torturée au nerf de bœuf, est transférée en Allemagne le 19 février 1944. Pendant ce temps, les vingt-deux hommes du groupe Manouchian sont fusillés le 21 février au fort du Mont-Valérien.

Incarcérée à Karlsruhe, puis transférée le 3 mai à Stuttgart, Olga Bancic est guillotinée à la prison de Stuttgart le 10 mai 1944, à l'âge de trente-deux ans.

Son mari, Alexandre Jar, réussit à éviter les arrestations de novembre 1943. Après la Libération, il quitte les FTP-MOI et retourne en Roumanie avec leur fille Dolly, alors sous régime communiste.

À quel âge est décédée Olga Bancic ?

Elle est décédée le 10 mai 1944 à Stuttgart en Allemagne, à l'âge de 31 ans.