Hommage.
Comment aurions-nous pu imaginer qu’une personnalité si atypique puisse avoir une destinée si remarquable. Certifiée en langue allemande, accessible aux études universitaires, c’est avec audace et détermination qu’elle réussissait ce qu’elle entreprenait. Josabelle de Beaulieu (son pseudonyme suivi d’une acception francophone de son patronyme), se réalisa à l’aune d’une lumière intérieure qui ne la quittait jamais. Il est d’usage, lorsque l’on est ainsi parvenu à octroyer, à chacune des composantes de l’être, sa juste place, de sublimer le nom de venue au monde et de révéler les attributs d’un courant de vie parfait. Ne pas suspecter le mal, ne pas l’envisager, mais toujours être attentive grâce à une conscience aigüe de tout ce qui peut venir entraver la bonne marche du monde ; elle se refusait absolument au détriment même de sa santé à imaginer, d’une quelconque façon que ce soit, de s’opposer aux effluences imparfaites portées par toutes les créations. Son cœur était ouvert et inclusif. Il n’est pas de nécessiteux à l’âme contrite qui ne trouva place à sa table. Et ce n’est pas que d’agapes dont il pouvait se restaurer mais d’attention, de considération, d’affection. Chaque rencontre avec Dame Josabelle de Beaulieu était pour le visiteur une restauration. Il en ressortait plus grand, plus vif, élevé dans le concert de l’humanité. Il est peu de personnes de cette qualité, aussi le passage de l’une d’entre-elles parmi nous se doit d’être noté, inscrit, car mémorable.
Laurent . 27 nov. 2024 à 10:06