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« À jamais un exemple de courage » : hommage national au sergent Anicet Girardin, mort pour la France au Liban
« À jamais un exemple de courage » : hommage national au sergent Anicet Girardin, mort pour la France au Liban
Le 28 avril 2026, la ministre des Armées Catherine Vautrin a rendu hommage au sergent Anicet Girardin, décédé le 22 avril des suites de ses blessures après l'embuscade tendue contre sa patrouille de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), dans le sud du pays, dans le cadre de l'opération DAMAN. Une attaque meurtrière qui avait également coûté la vie à l'adjudant Florian Montorio.
Mis à jour le 11 juin 2026
« La nation s'incline devant le sergent Anicet Girardin », a déclaré la ministre des Armées Catherine Vautrin, ce mardi 28 avril, lors de la cérémonie d'hommage national organisée au 132e régiment d'infanterie cynotechnique (RIC) de Suippes, dans la Marne. Devant le cercueil recouvert du drapeau tricolore, elle a salué la mémoire de ce soldat, le 145e mort pour la France au Liban depuis 1978, aux côtés du chef d'état-major de l'armée de Terre, le général Pierre Schill.
Un soldat tombé en portant secours à son chef
Le 18 avril, lors d'une mission de reconnaissance d'itinéraire dans le sud du Liban, la patrouille d'Anicet Girardin a été prise en embuscade par un groupe armé. L'adjudant Florian Montorio, touché à l'avant par des tirs, tombe. C'est à ce moment qu'Anicet Girardin accomplit, selon la ministre, « le geste qui résume peut-être toute une vie de soldat » : sous les feux ennemis, il porte secours à son chef. Grièvement blessé, il succombera à ses blessures le 22 avril, après avoir été rapatrié à l'hôpital Percy de Clamart. Promu sergent à titre posthume, il est décrit par Catherine Vautrin comme « consciencieux, discret, d'une fiabilité absolue » et « apprécié de tous ».
Caporal-chef Anicet Girardin, décédé en opération au sud-Liban, le 22 avril 2026 - © Ministère des Armées et des Anciens combattants
En sa mémoire
1 hommage
Pour rendre hommage à Sergent Anicet GIRARDIN, vous pouvez déposer un message de condoléances ou partager un souvenir sur sa page commémorative.
Rendre hommageUn engagé exemplaire, cynotechnicien de métier
Originaire de la région, Anicet Girardin s'était engagé dans l'armée de Terre en 2016, à l'âge de 21 ans. Au sein du 132e RIC, il avait trouvé sa voie en se spécialisant dans le dressage et la détection d'explosifs, une « spécialité rare, exigeante et singulière qui unit le soldat et le chien dans un même engagement », selon les mots de la ministre. Déployé depuis le 23 janvier au Liban dans le cadre de l'opération DAMAN en tant qu'adjoint-chef de groupe cynotechnique, il laisse derrière lui sa compagne Florence et leur fils Jules, âgé de deux ans. Son chien Ros, fidèle compagnon de mission, était présent lors de la cérémonie pour un dernier au revoir à son maître.
La voix du président de la République
En marge de son déplacement en Andorre, Emmanuel Macron a tenu à réagir au décès du sergent Girardin, saluant le « tribut que la France paye » dans le cadre de son engagement au Liban. « La France peut être fière du rôle qu'elle joue au Liban et pour la paix », a-t-il déclaré, ajoutant attendre « une condamnation claire des auteurs de cette attaque » et que « les poursuites soient faites comme il se doit ». L'embuscade du 18 avril a été attribuée par Paris et l'ONU au groupe chiite pro-iranien Hezbollah.
Le troisième soldat français tué depuis le début du conflit
Anicet Girardin est le troisième militaire français à perdre la vie depuis le début du conflit opposant Israël et les États-Unis à l'Iran, déclenché le 28 février. L'adjudant Florian Montorio, tué lors de la même embuscade, avait reçu un hommage national le 23 avril au 17e régiment du génie parachutiste de Montauban. Avant eux, le major Arnaud Frion avait été tué en Irak à la mi-mars, dans une attaque de drones attribuée à une milice pro-iranienne dans la région d'Erbil, alors qu'il participait à une mission de formation antijihadiste.
Une double cérémonie, à Suippes et à Paris
Tandis que la cérémonie principale se tenait à Suippes sous la présidence de Catherine Vautrin, une seconde cérémonie se déroulait simultanément à Paris, au Monument aux morts pour la France en opérations extérieures, au cœur du jardin Eugénie-Djendi. Le gouverneur militaire de Paris, le général Loïc Mizon, et la ministre déléguée Alice Rufo ont déposé une gerbe au pied du mémorial, entourés des frères d'armes du sergent et des personnels du ministère des Armées. La ministre a conclu la cérémonie de Suippes avec solennité : « Sergent Anicet Girardin, vous resterez à jamais un exemple de courage, de fidélité et d'honneur. »