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Béatrice Uria-Monzon, grande mezzo-soprano et inoubliable Carmen, s’est éteinte à 61 ans
Béatrice Uria-Monzon, grande mezzo-soprano et inoubliable Carmen, s’est éteinte à 61 ans
La mezzo-soprano Béatrice Uria-Monzon est décédée le 19 juillet 2025 à 61 ans. Elle était mondialement connue pour son interprétation de Carmen de Bizet.
Mis à jour le 21 juil. 2025
Fille du peintre espagnol Antonio Uria-Monzon, Béatrice voit le jour à Agen le 28 décembre 1963. Très tôt, elle développe une passion pour la musique. Formée dans les établissements d’enseignement de sa ville natale, elle découvre le chant dans la chorale du lycée Saint-Jean de Lectoure, animée par Roland Fornerod. Après des études universitaires à Bordeaux, elle poursuit sa formation vocale au Conservatoire de Bordeaux, au CNIPAL de Marseille, puis à l’École d’art lyrique de l’Opéra de Paris.
La naissance d’une carrière lyrique
Béatrice Uria-Monzon débute sa carrière en 1989 avec le rôle de Chérubin dans Les Noces de Figaro à l’Opéra de Nancy. Elle s’impose rapidement comme une figure montante du chant lyrique français. Sa voix de mezzo-soprano, riche et puissante, séduit les plus grands metteurs en scène et chefs d’orchestre.
Vidéo.- Béatrice Uria Monzon Carmen "Séguedille" Liceu
En sa mémoire
9 hommages
Pour rendre hommage à Madame Beatrice URIA-MONZON, vous pouvez déposer un message de condoléances ou partager un souvenir sur sa page commémorative.
Rendre hommageCarmen : un rôle devenu légende
C’est en 1993 que Béatrice Uria-Monzon accède à la notoriété internationale avec son interprétation de Carmen à l’Opéra Bastille. Elle incarne ce rôle phare de Bizet avec une intensité dramatique et une sensualité inégalée, au point d’en devenir la référence mondiale. Elle reprendra ce personnage iconique sur toutes les plus grandes scènes : Vienne, New York, Buenos Aires, Orange, Moscou, Venise… Son nom reste à jamais associé à celui de Carmen.
Vidéo.- Béatrice Uria-Monzon et Michel Serres : la cantatrice et le philosophe
Une carrière éclectique et brillante
Outre Carmen, Béatrice Uria-Monzon s’illustre dans un vaste répertoire, tant français qu’italien : Charlotte dans Werther, Didon dans Les Troyens, Dalila dans Samson et Dalila, Eboli dans Don Carlos, Lady Macbeth dans Macbeth, ou encore Vénus dans Tannhäuser. En 2012, elle brille dans Tosca de Puccini, puis dans Adriana Lecouvreur ou Mefistofele. Sa voix ample, son charisme scénique et son intelligence musicale marquent profondément le public et la critique.
De quoi est morte Béatrice Uria-Monzon ?
Elle s’est éteinte le 19 juillet 2025 à l’âge de 61 ans, des suites d’une longue maladie, dans la maison familiale de Lusignan-Grand.
Était-elle encore active ?
Oui. Malgré la maladie, elle poursuivait ses engagements artistiques jusqu’aux dernières années, notamment avec Andrea Chénier ou encore La Gioconda.
Une artiste sincère et aimée
Thérèse Cédelle, son agente de toujours, évoquait « une immense artiste, une immense Carmen », dotée d'une « grande classe » et d'une personnalité « franche, sincère et très aimée ». Pour Roberto Alagna, qui partagea la scène avec elle, c'était tout simplement : « Adieu ma Béa ». Roselyne Bachelot, ancienne ministre de la Culture, la qualifiait de « référence du rôle de Carmen ».
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