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Loïk Le Floch-Prigent, ex-PDG d’Elf, GDF et SNCF, s’est éteint à 81 ans le 16 juillet 2025
Loïk Le Floch-Prigent, ex-PDG d’Elf, GDF et SNCF, s’est éteint à 81 ans le 16 juillet 2025
Loïk Le Floch-Prigent est mort le 16 juillet 2025 à 81 ans. Il était surtout connu pour avoir dirigé de grandes entreprises publiques comme Elf, GDF et la SNCF.
Mis à jour le 30 juil. 2025
Loïk Le Floch-Prigent s’est imposé pendant près de deux décennies comme l’un des visages les plus puissants de l’industrie et de l’énergie en France. Ancien militant socialiste passé par la DGRST, il entre très tôt dans les cercles du pouvoir, jusqu’à devenir l’un des rares dirigeants nommés aussi bien par la gauche que par la droite. À la tête de Rhône-Poulenc (1982-1986), puis d’Elf Aquitaine (1989-1993), il poursuit sa trajectoire en dirigeant successivement GDF (1993-1995) et la SNCF (1995-1996). Ces hautes fonctions témoignent d’un parcours rare, placé au service d’un État qu’il disait aimer profondément.
L’affaire Elf : la chute d’un homme de pouvoir
En 2003, la justice rattrape l’ancien PDG. Il est condamné à cinq ans de prison pour abus de biens sociaux dans le volet principal de l’affaire Elf, vaste scandale politico-financier des années 1990. Le juge Eva Joly met alors au jour un système de corruption impliquant des dirigeants d’entreprise et des ministres. Près de 305 millions d’euros de détournements sont en jeu. Pour beaucoup, Loïk Le Floch-Prigent a été le visage sacrificiel d’un système plus vaste. « Comme il a été président d’Elf, il a payé les pots cassés », dira sa veuve.
Vidéo.- Togo / Le Floch-Prigent, ex-PDG d'Elf : les dessous de l'affaire - L'ENTRETIEN - 01/06/2013
En sa mémoire
16 hommages
Pour rendre hommage à Monsieur Loïk LE FLOCH-PRIGENT, vous pouvez déposer un message de condoléances ou partager un souvenir sur sa page commémorative.
Rendre hommageUn homme rattrapé par la justice, ici et ailleurs
Ses ennuis judiciaires ne s’arrêtent pas à l’affaire Elf. Condamné dans plusieurs volets annexes, il connaît plusieurs incarcérations jusqu’en 2010. À l’international, son nom refait surface dans une affaire d’escroquerie à la nigériane impliquant Pilatus Energy. Il est détenu en 2012 au Togo dans des conditions dénoncées par ses proches. Après des mois de mobilisation de son comité de soutien, il est libéré et rapatrié en France début 2013.
Vidéo.- Loïk Le Floch-Prigent : “En prison, on n’existe plus” | INA Mireille Dumas
Engagements controversés en fin de parcours
Malgré ses nombreuses condamnations, Loïk Le Floch-Prigent ne s’efface jamais totalement de la scène publique. À partir de 2021, il gravite dans les cercles proches d’Éric Zemmour, intervenant à des débats de Reconquête et rejoignant un comité stratégique du média Livre noir. Il prend également des positions tranchées, niant les travaux du GIEC et les effets du changement climatique, ce qui contribue à ternir davantage son image dans les milieux scientifiques et politiques.
Quand est-il mort ?
Le 16 juillet 2025, à l’hôpital Cognacq-Jay, à Paris.
De quoi est-il mort ?
Il est décédé des suites d’un cancer.
Avait-il encore des ennuis judiciaires ?
Non. À sa mort, Loïk Le Floch-Prigent ne faisait plus l’objet de procédures en cours.
« Une passion pour la France »
Pour ses proches, malgré les scandales, Loïk Le Floch-Prigent reste un homme passionné par la chose publique. Sa veuve évoque un mari « déterminé à servir son pays », que ce soit dans la recherche publique, l’industrie ou les grandes entreprises d’État. Son parcours reste un condensé des paradoxes de la haute fonction en France : à la fois homme d’appareil, de réseaux, mais aussi figure d’exécution de l’autorité politique.
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