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Nombreux hommages à Robert Badinter : l'ancien ministre entre au Panthéon
Nombreux hommages à Robert Badinter : l'ancien ministre entre au Panthéon
Robert Badinter, l'ancien ministre de la Justice qui a notamment fait abolir la peine de mort, est mort ce vendredi 9 février 2024, à l'âge de 95 ans. Le 9 octobre 2025, jour de l'anniversaire de l'abolition de la peine de mort, l'ancien avocat est entré au Panthéon.
iBooCREATION, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Mis à jour le 15 déc. 2025
Vidéo. - Robert Badinter entre au Panthéon
Robert Badinter entre au Panthéon 20 mois après son décès
Robert Badinter, artisan de l'abolition de la peine de mort, est entré ce jeudi 9 octobre 2025 au Panthéon.
Agé de 95 ans au moment de son décès en février 2024, l'ancien avocat et garde des Sceaux, repose désormais dans l'ancienne église, devenue nécropole nationale au début de la Révolution.
Le cénotaphe de Robert Badinter a remonté la rue Soufflot jusqu'au Panthéon, sous les applaudissements du public, venu en masse lui rendre hommage. Chants et lectures de personnalités politiques et du monde du spectacle ont rythmé cette cérémonie avant que le Président Macron ne prenne la parole : « Ses combats sont ceux qui traversent les siècles et portent nos idéaux, comme la définition véritable de ce que nous sommes ».
Hommage national lors de son décès
En sa mémoire
198 hommages
Pour rendre hommage à Monsieur Robert BADINTER, vous pouvez déposer un message de condoléances ou partager un souvenir sur sa page commémorative.
Rendre hommageRobert Badinter est né le 30 mars 1928 à Paris. Issu d'une famille juive, son père sera victime de la rafle de la rue Sainte-Catherine à Lyon le 9 février 1943 et mourra au camp de Sobibor. Robert Badinter quant à lui se réfugiera à Cognin où il s'inscrira avec de faux papiers au lycée Vaugelas.
Un parcours juridique
Après la seconde Guerre Mondiale, il fera ses études à l'Université de Paris en licence de lettres et de droit. Il fera sa maitrise en arts à l'Université de Columbia aux Etats-Unis.
De retour en France, il s'inscrit au barreau de Paris et passe au même moment son doctorat de droit. Après avoir réussi l'agrégation de droit privé en 1965, Robert Badinter devient professeur, enseignant successivement aux universités de Dijon, Besançon et Amiens, avant de rejoindre l'université Paris I en 1974.
Il fonde en 1965 le cabinet d'avocats Robert Badinter, Bredin et partenaires, où il travaille jusqu'à son entrée au gouvernement en 1981. Son combat contre la peine de mort commence en 1972 lorsqu'il défend Roger Bontems, suivi de sa plaidoirie marquante en 1977 pour sauver Patrick Henry de la peine capitale. Par la suite, il défendra avec succès plusieurs autres accusés condamnés à mort, consolidant ainsi son opposition à cette pratique.
Un parcours politique engagé
Robert Badinter est surtout reconnu pour son rôle dans l'abolition de la peine de mort en France. En tant que ministre de la Justice sous la présidence de François Mitterrand, il a présenté avec détermination le projet de loi visant à abolir la peine capitale. Cette proposition historique a été adoptée par l'Assemblée nationale le 17 septembre 1981, marquant ainsi la fin d'une pratique séculaire dans le système judiciaire français.
Vidéo.- Robert Badinter "J'ai l'honneur de demander l'abolition de la peine de mort en France"
En tant que ministre et représentant du parti socialiste, il a également œuvré pour renforcer les libertés individuelles et améliorer le système judiciaire, notamment en supprimant les juridictions d'exception et en favorisant les recours devant la Commission européenne des droits de l'homme.
Par la suite, en tant que président du Conseil constitutionnel de mars 1986 à mars 1995, Robert Badinter a maintenu une ligne rigide face aux majorités politiques de droite. Au niveau international, il a présidé la Commission Badinter, chargée de traiter les problèmes juridiques liés à la dissolution de la Yougoslavie, contribuant ainsi à clarifier les questions de reconnaissance des États et de respect des traités internationaux.
Vidéo.- Robert Badinter pour les libertés et contre le système libéral
Quel était son mentor ?
Son mentor était Henry Torrès qui l'a beaucoup aidé au début de sa carrière d'avocat.
Quel âge avait Robert Badinter ?
Robert Badinter nous a quittés à l'âge de 95 ans, le 9 février 2024.
Vie privée
En dehors de sa pratique juridique, Robert Badinter a mené des travaux académiques sur la prison, notamment avec l'historienne Michelle Perrot, et a publié en 1992 "La Prison républicaine (1871-1914)". Son engagement en faveur des droits de l'homme et de la justice a marqué durablement la société française.
Vidéo.- Robert Badinter : "Nous ne réalisons pas assez, nous Français, qu'il y a une guerre en Europe"
Il a été marié à l'actrice Anne Vernon de 1957 à 1965, puis il a épousé l'écrivaine et philosophe Élisabeth Bleustein-Blanchet.
Hommage du Président de la République Emmanuel Macron
Hommage du ministre de la justice Eric Dupond-Moretti
Hommage de la député Mathilde Panot
Hommage de Arte
Hommage du député Fabien Roussel
Hommage des Jeunes Écologistes
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