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Michel Constantin : le dernier voyage d'une icône du cinéma français

"Gueule" du cinéma français des années 1960 et 1970, il avait joué dans "La Scoumone" ou "Les Morfalous". Michel Contantin est décédé le 28 août 2003, à l'âge de 79 ans à l'hôpital de Draguignan.

Michel CONSTANTIN, via wikimedia commons.

Michel CONSTANTIN, via wikimedia commons.

Mis à jour le 03 juil. 2025

Michel Constantin, né Constantin Hokloff, d’une mère polonaise et d’un père russe à Billancourt en 1924 a tout jeune pris le chemin des usines Renault. Il y sera ouvrier jusqu’à la guerre. À la Libération, il monte une affaire de fabrication d’aiguilles à tricoter. À l’en croire "la plus grosse de France". Il deviendra ensuite pour de bon journaliste à l’Équipe et mènera une carrière sportive fulgurante jusqu’aux sommets de l’équipe de France de volley-ball. C’est là que le réalisateur Jacques Becker, dont le fils joue sur les mêmes parquets, remarque Michel Constantin.

Ses premiers rôles au cinéma

À la recherche de nouvelles bobines, le cinéaste Jacques Becker, lui propose un rôle dans son film le Trou qui paraît en 1960. Constantin s’y évade de la prison de la Santé mais patiente quelques années avant d’entamer l’incarnation d’une longue série de flics et de truands que vont lui confier, le plus souvent dans des seconds rôles, les cinéastes du polar. Il est le sparring-partner idéal d’un autre dur à cuire, Lino Ventura, au côté duquel il excelle dans les Grandes Gueules de Robert Enrico en 1965. On retrouve l’année suivante les deux comédiens dans Ne nous fâchons pas de Georges Lautner puis dans le Deuxième souffle de Jean-Pierre Melville. Michel Constantin fait partie de la "famille" Lautner avec qui il tournera également Laisse aller c’est une valse (1971), Il était une fois un flic ou encore la Valise (1973).

Vidéo.- Michel Constantin dans "Ne nous fâchons pas" de Georges Lautner

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Une stature d'homme dur

La stature de Michel Constantin lui vaut quelques rôles de première importance. Outre celui de l’inspecteur Campana dans Il était une fois un flic, le comédien fait merveille dans Mise à sac d’Alain Cavalier en 1967 comme dans Un linceul n’a pas de poches que réalise Jean-Pierre Mocky en 1974. Mais déjà ce pan du cinéma français s’effrite et l’on verra pendant quelque temps Michel Constantin répéter ses emplois, parfois dans le comique ou la parodie, souvent jusqu’à la caricature avant qu’un second souffle ne le porte à nouveau grâce notamment à trois films de Jean-Claude Missiaen : Tir groupé (1982), la Baston (1985) et la Loi sauvage (1987).

On le verra plus tard dans les Morfalous d’Henri Verneuil en 1984 et un autre Mocky : Ville à vendre en 1992, mais l’acteur s’est alors pour l’essentiel absenté du grand écran, rejoignant le petit pour des séries policières ou l’animation du jeu Anagram qui ne deviendra "culte" que lorsque Daniel Prévost y prendra la main.