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La disparition de l'actrice et chanteuse Marlène Dietrich
La disparition de l'actrice et chanteuse Marlène Dietrich
Marlene Dietrich est renommée pour sa carrière d'actrice iconique du cinéma, particulièrement pour ses rôles dans des films comme "L'Ange bleu" et "Shanghai Express". Elle est également connue pour son style unique, son charisme et son engagement politique et social. Elle s'est éteinte le 6 mai 1992 à Paris, à l'âge de 90 ans.
Mis à jour le 04 avr. 2025
Marie Magdalene Dietrich, dite Marlene Dietrich est née le 27 décembre 1901 à Schöneberg, dans un quartie de Berlin en Allemagne, au sein d'une famille bourgeoise. Élevée dans la discipline, elle prend des cours de maintien et de langues. Elle adopte le prénom de Marlene et envisage une carrière artistique. Son père meurt en 1908 et sa mère se remarie en 1916 avec Eduard von Losch, tué au front en 1917.
Les débuts de Marlene Dietrich
Marlene Dietrich fréquente l'école des filles Auguste-Viktoria de 1907 à 1917, puis elle est diplômée de l'école Victoria-Luise (actuel lycée Goethe). Elle développe ses talents musicaux et s'inscrit à l'École supérieure de musique Franz Liszt de Weimar en 1918. Elle prend des cours de violon avec Robert Reitz, qui devient son premier amant.
Malgré son ambition de devenir violoniste de concert, une blessure au poignet l'oblige à abandonner cet instrument. Plus tard, elle jouera de la scie musicale lorsqu'elle attend son tour pour jouer une scène. Son premier emploi est violoniste dans un orchestre accompagnant des projections de films muets à Berlin.
Vidéo.- Marlène Dietrich, le crépuscule d'un ange - Portrait - Documentaire complet
Ses débuts dans le théâtre et le cinéma
Dietrich commence à prendre des cours de théâtre avec Max Reinhardt en 1921. L'année suivante, elle joue de petits rôles au théâtre, notamment au Großes Schauspielhaus, et participe à des revues telles que celle du théâtre Komoedie dans le Kurfürstendamm de Berlin, aux côtés de la vedette française Margo Lion.
Elle obtient également des rôles mineurs au cinéma, dont son premier rôle crédité en tant que Lucy dans Tragédie de l'amour de Joe May. Son mariage avec le régisseur Rudolf Sieber en 1923, suivi de la naissance de sa fille Maria Elisabeth en 1924, marque cette période. Parallèlement, elle enregistre ses premières chansons à la fin des années 1920 et se distingue dans la revue Es liegt in der Luft (« C'est dans l'air », 1928), où elle attire l'attention du réalisateur Josef von Sternberg.
En sa mémoire
Pour rendre hommage à Madame Marlène DIETRICH, vous pouvez déposer un message de condoléances ou partager un souvenir sur sa page commémorative.
Rendre hommageL'ascension de Marlene Dietrich
En 1929, Marlene Dietrich obtient son premier rôle important dans L'Énigme réalisé par Curtis Bernhardt. Cependant, c'est son interprétation dans L'Ange bleu l'année suivante, dirigé par Josef von Sternberg, qui la propulse vers la gloire. Ce film, tourné dans les studios de l’UFA à Babelsberg, est le premier film parlant du cinéma allemand. Von Sternberg, impressionné par le potentiel de Dietrich, la recommande à la Paramount Pictures avant même la sortie du film. Le soir de la première, elle attire l'attention avec son apparence distinctive, marquant ainsi le début de sa transformation en icône.
Vidéo.- THE BLUE ANGEL (1930)
Le mythe de la femme fatale
À son arrivée, Marlene Dietrich incarne à nouveau une chanteuse de cabaret dans "Morocco", aux côtés de Gary Cooper. Ce film, le premier des six qu'elle tournera avec Sternberg aux États-Unis, lui vaut une nomination à l'Oscar de la meilleure actrice en 1931 et lui assure une renommée mondiale.
La même année, l'écrivain allemand Franz Hessel publie la première biographie de l'actrice, "Marlene: Ein Porträt", cherchant à dépeindre la femme derrière la vedette. L'utilisation du seul prénom de l'actrice dans le titre illustre déjà sa notoriété à l'époque. Sous la direction de Sternberg, Dietrich consolide le personnage de la femme fatale, construisant ainsi sa légende à partir de "L'Ange bleu", tout en jouant avec une certaine ambiguïté sexuelle, se présentant souvent en habits masculins et séduisant aussi bien les hommes que les femmes.
Après sa séparation artistique avec Sternberg, Marlene Dietrich continue néanmoins à interpréter des femmes fatales, notamment dans des films comme "La Maison des sept péchés" en 1940, "La Belle Ensorceleuse" et "L'Entraîneuse fatale" en 1941, "La Scandaleuse de Berlin" en 1948, "Le Grand Alibi" en 1950, ou encore "Témoin à charge" en 1957.
Vidéo.- Le Grand Alibi - Bande Annonce Officielle (VOST) - Alfred Hitchcock / Jane Wyman / Marlene Dietrich
Les hauts et les bas d'une icône du cinéma
Les films de Marlene Dietrich avec Sternberg sont aujourd'hui considérés comme des chefs-d’œuvre cinématographiques, mais ses projets de 1936 et 1937, après leur séparation artistique, sont moins marquants. Elle peine à trouver le succès sans lui, et des désaccords de production interrompent même certains tournages. Malgré ces difficultés, elle tourne "Le Chevalier sans armure" en Europe avant de revenir à Hollywood pour des films comme "Ange".
Cependant, ces films sont des échecs commerciaux, lui valant le surnom peu flatteur de "poison du box-office". Elle s'éloigne alors des studios et entame des liaisons avec l'écrivain Erich Maria Remarque et Joseph Kennedy, ainsi qu'avec Suzanne Baulé, tout en acceptant des projets moins rémunérés pour relancer sa carrière.
Vidéo.- Marlene Dietrich à Montréal en 1960
Engagement et résistance
Marlene Dietrich, farouchement opposée au régime nazi, renonce progressivement à ses liens avec l'Allemagne, devenant citoyenne américaine en juin 1939. Engagée comme de nombreuses personnalités dans l'effort de guerre après l'entrée des États-Unis dans le conflit en 1941, elle soutient l'Hollywood Canteen et participe à la collecte de fonds avec Orson Welles.
Entre 1941 et 1943, elle offre refuge à Jean Gabin, avec qui elle entretient une liaison passionnée malgré le mariage de l'acteur resté en France. S'impliquant davantage, elle rejoint l'United Service Organizations (USO) et se rend sur le front européen à partir de 1944, donnant des concerts pour les troupes alliées, notamment en chantant "Lili Marleen", symbole de résistance contre le nazisme.
Vidéo.- Marlene Dietrich - Lili Marleen
Une vie entre Hollywood et l'Europe
À mesure qu'elle vieillit et trouve moins de rôles à Hollywood, Marlene Dietrich retrouve Jean Gabin à la libération de Paris, alors qu'il a rejoint la 2e division blindée. Il semble qu'ils aient envisagé de se marier à cette époque. Elle refuse le scénario des Portes de la nuit de Marcel Carné, refusant de jouer la fille d'un collaborateur, pour tourner Martin Roumagnac en 1946 avec Gabin.
Bien que le film connaisse un succès en salles, il est mal accueilli par la critique française.
Après sa rupture avec Gabin, elle retourne à Hollywood, où elle apparaît avec les cheveux bruns dans Les Anneaux d'or de Mitchell Leisen, puis dans La Scandaleuse de Berlin de Billy Wilder l'année suivante. Elle met du temps à accepter ce dernier rôle, confrontée au même problème qu'avec Les Portes de la nuit (les liens de son personnage avec le régime nazi).
En 1949, devenue « la grand-mère la plus fabuleuse du monde » avec la naissance de son premier petit-fils, elle se rend à Londres pour tourner Le Grand Alibi sous la direction d'Alfred Hitchcock, habillée par Dior et interprétant La Vie en rose, prêtée par son amie Édith Piaf.
Vidéo.- Marlene Dietrich "Où vont les fleurs?" 1962
Ses décorations
Médaille de la Liberté en 1947 (États-Unis)
Ruban Chevalière de l'ordre de Léopold en 1965 (Belgique)
Médaille de la bravoure en 1965 (Israël)
Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres
Chevalière en 1983 (France)
Commandeur de la Légion d'honneur en 1989, (France)
Officière en 1971, Chevalière en 1949
Operation Entertainment Medal (États-Unis)
Chevalière de l'ordre national du Mérite (France)
Médaille de la Fashion Foundation of America (États-Unis)
De l'écran à la scène
Marlene Dietrich fait ses débuts avec Fritz Lang en 1951 dans le western L'Ange des maudits, mais la collaboration entre les deux Allemands est tendue. Parallèlement à sa carrière cinématographique, elle participe à des émissions radiophoniques avec Tallulah Bankhead, jouant avec son image et révélant un talent de cuisinière.
Elle assiste au mariage de Piaf en 1952 et fait sensation dans un gala au Madison Square Garden en 1953, portant un uniforme de Monsieur Loyal en mini-short, précurseur du "hot pants", avant de lancer son propre spectacle de cabaret à Las Vegas.
Vidéo.- Bande-annonce La Femme et le Pantin
Une vie sur les scènes du monde
Dietrich, accompagnée de son dernier amant, l'arrangeur Burt Bacharach, entame une tournée mondiale à partir de 1960, se produisant en Europe, en Israël, aux États-Unis et en URSS. Elle enregistre plusieurs albums témoignant de cette période, abordant des thèmes comme la guerre froide dans des chansons telles que "Sag mir, wo die Blumen sind".
Malgré un accueil mitigé en France, elle triomphe à Broadway en 1967, mais les problèmes liés à l'alcool affectent ses dernières années de carrière, marquées par des incidents graves sur scène en 1973 et 1975, mettant fin à sa carrière de music-hall.
Vidéo.- MARTIN ROUMAGNAC (1946) Bande Annonce VF de Georges Lacombe avec Jean Gabin - Marlène Dietrich
La retraite discrète de Marlene Dietrich
Retirée de la vie publique depuis 1980, Marlene Dietrich se confine dans son appartement parisien au 12 avenue Montaigne, ne fréquentant que sa fille et quelques amis proches, en raison de sa personnalité difficile. Parmi ses rares confidentes figurent l'animateur de radio Louis Bozon, le comédien Sacha Briquet, et sa secrétaire Norma Bosquet, épouse de l'écrivain Alain Bosquet.
Vidéo.- Bande-annonce AGENT X 27 VOSTFR
Quelle est la cause de sa mort ?
Marlene Dietrich s'éteint à Paris le 6 mai 1992 à Paris, à l'âge de 90 ans.
Où repose-t-elle ?
Bien que ses relations avec son pays natal aient été souvent tendues, elle se sentait profondément attachée à Berlin et avait choisi d'y être inhumée, à proximité de sa mère, dans le cimetière de Friedenau.
Sa tombe est malheureusement profanée en décembre de la même année par des groupes néo-nazis. En 2001, à l'occasion de son centenaire, elle est honorée par le président allemand Johannes Rau, mais des révélations émergent sur les circonstances présumées de son décès, suggérant un possible suicide.
Comment se sont déroulées ses funérailles ?
Ses funérailles ont lieu à l'église de la Madeleine, où son cercueil, drapé d'un drapeau français et orné de sa croix de la Légion d'honneur, est honoré.
Vidéo.- Décès Marlene DIETRICH
Les hommages à Marlene Dietrich
Suite à l'annonce de la mort de Marlene Dietrich, de nombreux hommages lui ont été rendus :
Exposition de ses biens et archives cinématographiques au Filmmuseum Berlin, suite à leur rachat par l'État fédéral allemand en 1993.
Hommages publics lors du centenaire de sa naissance en 2001, notamment par le président allemand Johannes Rau.
Célébration de son héritage cinématographique à travers des rétrospectives et des festivals de films.
Perpétuation de sa mémoire à travers des publications, des documentaires et des études académiques sur sa vie et sa carrière.
Conservation de sa tombe à Berlin, malgré une tentative de profanation par des groupes néo-nazis en 1993.
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