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La mort d'Abel Gance : un dernier adieu au maître du cinéma
La mort d'Abel Gance : un dernier adieu au maître du cinéma
Abel Gance, né le 25 octobre 1889 à Paris, était un réalisateur, scénariste et producteur français, pionnier du langage filmique et figure emblématique de la première avant-garde. Il s’éteint le 10 novembre 1981 à Paris, laissant un héritage inestimable dans le monde du cinéma.
Mis à jour le 18 oct. 2024
Abel Eugène Alexandre Perthon, né le 25 octobre 1889 dans le 18e arrondissement de Paris, a des origines bourbonnaises par sa mère. Après avoir passé une partie de son enfance à Commentry, il revient à Paris pour étudier dans un collège catholique et au lycée Chaptal. Il abandonne des études de droit pour se consacrer au théâtre et à la poésie.
Abel Gance : une carrière éblouissante
Abel Gance commence sa carrière en 1908 au théâtre royal du Parc à Bruxelles avant de se tourner vers le cinéma en 1909 avec un rôle clé dans Molière. Il écrit des scénarios pour divers réalisateurs et fonde en 1911 sa société de production, Le Film français, réalisant son premier film, La Digue. Entre 1911 et 1917, il signe plusieurs films marquants, devenant une figure de proue de l'impressionnisme français. Ses œuvres, comme J'accuse, lui valent une grande reconnaissance, malgré un revers financier avec La Fin du monde en 1931. Il continue de réaliser des films notables jusqu'à la fin de sa carrière.
En sa mémoire
Pour rendre hommage à Monsieur Abel GANCE, vous pouvez déposer un message de condoléances ou partager un souvenir sur sa page commémorative.
Rendre hommageInnovations cinématographiques et épreuves historiques
Abel Gance développe en 1925, avec André Debrie, la "polyvision", un procédé permettant une image trois fois plus large, utilisé dans Napoléon (1927). Il dépose également un brevet sur la "perspective sonore", ancêtre de la stéréophonie. Sous le régime de Vichy, il subit des restrictions en raison de son ascendance juive et fait face à des persécutions, malgré des tentatives de se conformer au régime. Ses projets, comme une trilogie sur Christophe Colomb, sont interrompus par la Seconde Guerre mondiale. Exilé en Espagne en 1943, il revient en France en 1945, sa carrière marquée par des défis inachevés.
Un héritage cinématographique honoré
Abel Gance, admiré par Kurosawa et Coppola, a vu son film Napoléon (1927) restauré plusieurs fois, notamment par Kevin Brownlow et Georges Mourier. Il a reçu la grande médaille d'or de la Société d'encouragement au progrès. L'ECPAD a nommé son auditorium en son honneur, et des rues à Paris et Nantes portent son nom, témoignant de son impact durable dans le cinéma.
Projets et reconnaissance
Après la guerre, Abel Gance commence La Divine Tragédie, mais se brouille avec son producteur en 1952, perdant cinq ans. En 1953, il est membre du jury du Festival de Cannes, et en 1955, il réalise La Tour de Nesle. Austerlitz (1960) est son dernier grand projet. En 1964, il signe Cyrano et d'Artagnan, puis voit une restauration de Napoléon en 1965. Il travaille sur une seconde version de Napoléon qui sort en 1971. En 1974, il reçoit le Grand prix national du cinéma, et en 1981, il est honoré aux Césars.
Quelles ont été les causes du décès d'Abel Gance ?
Abel Gance est mort le 10 novembre 1981 à Paris. Il a été rapporté qu'il est décédé d'une insuffisance respiratoire. Sa santé avait décliné au fil des ans, ce qui a contribué à sa mort. Il est inhumé au cimetière d'Auteuil.
Sa vie privée
Abel Gance, né hors mariage, est initialement inscrit sous le nom de sa mère, Françoise Perthon. En 1895, elle le reconnaît comme son fils, et en 1897, son mari Adolphe Gance l'adopte. Ce secret sur ses origines ne sera révélé qu'après sa mort en 1981. Gance épouse Mathilde Angèle Thizeau en 1912, puis Marguerite Danis en 1922. En 1933, il épouse l'actrice Sylvie Grenade, avec qui il a une fille, Clarisse.
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