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Julien Duvivier : la dernière séquence d’un maître du cinéma
Julien Duvivier : la dernière séquence d’un maître du cinéma
Julien Duvivier, figure majeure du cinéma français, a marqué l’entre-deux-guerres avec des films comme Pépé le Moko et Panique, tout en connaissant le succès populaire avec la série Don Camillo.
Mis à jour le 15 oct. 2024
Julien Duvivier, né le 8 octobre 1896 à Lille, débute au théâtre avant de passer au cinéma en 1918 comme scénariste et assistant. Il réalise son premier film, Haceldama ou le Prix du sang, en 1919, un western tourné en Corrèze, sans grand succès.
Des débuts religieux à l’âge d’or du cinéma
Dans les années 1920, Julien Duvivier explore des thèmes religieux avant de diversifier sa filmographie avec L'Homme à l'Hispano en 1926. Les années 1930 marquent son apogée : il connaît son premier succès avec David Golder (1931) et multiplie les chefs-d'œuvre, dont Pépé le Moko (1937) qui propulse Jean Gabin au rang de star internationale. Duvivier collabore avec de grands talents comme Charles Spaak et Jean Gabin, et réalise des films marquants comme La Belle Équipe et La Fin du jour, son œuvre préférée. Après une brève aventure à Hollywood, il poursuit sa carrière en France jusqu’à la guerre.
Jean Gabin (La belle équipe, Julien Duvivier 1936)
En sa mémoire
Pour rendre hommage à Monsieur Julien DUVIVIER, vous pouvez déposer un message de condoléances ou partager un souvenir sur sa page commémorative.
Rendre hommageDe l'exil américain à l'ombre de la dépression post-guerre
Durant la Seconde Guerre mondiale, Julien Duvivier s’exile aux États-Unis où il réalise cinq films, dont Lydia (1941) et Obsessions (1943). À son retour en France, il peine à retrouver le succès d'antan. Malgré un échec critique avec Panic (1946), il continue à produire des œuvres, telles que Sous le ciel de Paris (1951) et le populaire Le Petit Monde de don Camillo (1951). Son pessimisme atteint son paroxysme avec Voici le temps des assassins (1956), un film noir mettant en lumière la manipulation féminine et la fragilité masculine, considéré comme l’un de ses chefs-d'œuvre par des critiques comme François Truffaut.
Que s'est-il passé le jour de sa mort ?
En octobre 1967, alors qu'il termine Diaboliquement vôtre, Julien Duvivier souffre d'épuisement. Le 29 octobre, il fait une crise cardiaque au volant de sa voiture et meurt à l'hôpital Boucicaut, où les efforts de réanimation échouent. Agé de 71 ans, il est enterré au cimetière ancien de Rueil-Malmaison, douze ans après la mort de son épouse, Olga.
La fin de carrière de Julien Duvivier : entre nostalgie et audace
Julien Duvivier filme les Halles de Paris, capturant la vie vibrante de cet espace disparu, tout en intégrant des décors naturels en Seine-et-Marne et Val-d'Oise. Le film, à la fois réaliste et émouvant, est interdit aux moins de 16 ans à sa sortie et classé Art et Essai. En 1958, il réalise Marie-Octobre, un thriller psychologique mettant en scène un groupe de personnages dans un cadre clos, et participe au jury du festival de Cannes. En 1962, il se lance dans le film à sketches avec Le Diable et les Dix Commandements, suivi de Chair de poule (1963), qui présente une fois de plus un personnage féminin manipulateur, témoin de son style sombre et incisif.
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