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Georges Brassens : un dernier refrain pour le poète de la guitare
Georges Brassens : un dernier refrain pour le poète de la guitare
Georges Brassens, né le 22 octobre 1921 à Sète, a marqué la chanson française avec plus de deux cents œuvres aux textes raffinés, comme La Mauvaise Réputation et Les Copains d'abord. Poète engagé et mélodiste talentueux, il a su faire résonner ses mots à travers les âges. Décédé le 29 octobre 1981 à Saint-Gély-du-Fesc, son héritage musical perdure, témoignant d’un talent unique et d’une passion pour la langue française.
Mis à jour le 15 oct. 2024
Georges Charles Brassens naît le 22 octobre 1921 à Sète, dans un quartier populaire. Il grandit dans une famille où sa mère, Elvira, est une catholique dévouée, tandis que son père, Jean-Louis, est un libre-penseur anticlérical. Entouré de sa demi-sœur Simone et de ses grands-parents, il découvre la musique grâce aux disques de Mireille et Tino Rossi qui tournent sur le gramophone familial. Ce mélange de traditions et de cultures, ainsi que l'amour de la chanson, marqueront profondément son parcours artistique.
Les années de formation de Georges Brassens à Sète et à Paris
À quatre ans, Georges Brassens commence sa scolarité dans une institution catholique, puis rejoint l'école communale, où il se révèle peu studieux. À douze ans, il entre au collège, mais préfère jouer et se battre plutôt que d'étudier. Son intérêt pour la poésie émerge grâce à son professeur de français, Alphonse Bonnafé, qui lui apprend la versification. En 1938, une mésaventure le conduit à la police, le poussant à quitter Sète pour Paris. Là, il se cache pour éviter d'être envoyé en Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale. À Paris, il commence à composer des chansons, s'inspirant de ses lectures littéraires et des événements de sa vie, tout en nouant des amitiés durables.
En sa mémoire
3 hommages
Pour rendre hommage à Monsieur Georges BRASSENS, vous pouvez déposer un message de condoléances ou partager un souvenir sur sa page commémorative.
Rendre hommageL'engagement libertaire et l'émergence de Georges Brassens
Dans les années 1940, Georges Brassens s'implique activement dans le mouvement libertaire, écrivant des articles pour Le Libertaire et partageant ses convictions antimilitaristes et anticléricales. En 1947, il débute une relation avec Joha Heiman, surnommée « Püppchen », tout en composant des chansons à succès. Son talent littéraire se développe, et en 1951, il rencontre Patachou, qui lui ouvre les portes des cabarets parisiens. Ses performances, notamment avec « Le Gorille », lui assurent une place croissante dans le paysage musical. À cette époque, il se fixe comme objectif d'écrire des textes d'une qualité exceptionnelle, marquant le début de sa carrière d'auteur-compositeur reconnu.
Que lui est-il arrivé ?
Revenu dans la famille de son chirurgien à Saint-Gély-du-Fesc, Georges Brassens célèbre son soixantième anniversaire le 22 octobre. Malheureusement, il décède en toute fin de soirée le 29 octobre 1981, à 23 h 15.
Ses obsèques ont lieu le matin du 31 octobre au cimetière Le Py à Sète, où il est inhumé dans le caveau familial. La pierre tombale, ornée d’une croix, rappelle les thèmes de sa chanson évoquant l'ombre sur la baigneuse à la plage de Sète, un symbole fort de son héritage artistique.
L’amitié entre Georges Brassens et René Fallet
En 1953, l'écrivain René Fallet découvre Georges Brassens aux Trois Baudets et en sort enthousiaste, publiant un article élogieux dans Le Canard enchaîné. Touché par cet élan, Brassens le remercie et une amitié durable se noue entre eux. La même année, Brassens connaît un succès grandissant avec la sortie de son premier album et des performances remarquées à Bobino et à l’Olympia. Fallet, quant à lui, publie son roman La Tour des miracles. En 1955, il convainc Brassens de jouer dans l'adaptation cinématographique de son livre, Porte des Lilas, cimentant encore plus leur collaboration artistique. Le soutien de Fallet reste précieux tout au long de la carrière de Brassens, illustrant la forte connexion entre la littérature et la chanson.
Les copains d’abord et les années 1960 de Brassens
En 1965, Georges Brassens compose Les Copains d’abord pour le film d’Yves Robert, un succès qui booste son album et son triomphe à Bobino. Il aborde des thèmes sensibles dans Les Deux Oncles, suscitant des critiques. En octobre, il chante avec Charles Trenet lors de Musicorama, un rêve réalisé. Sa vie personnelle se complique avec le remariage de Jeanne, le poussant à déménager. En mai 1967, il reçoit le Grand Prix de poésie de l'Académie française, tout en affirmant ne pas se considérer comme un poète.
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