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L'athlète olympique français Alain Mimoun nous a quittés le 27 juin 2013 à 92 ans

Alain Mimoun est célèbre pour sa carrière d'athlète exceptionnel, marquée par sa victoire au marathon des Jeux olympiques de 1956 à Melbourne, ainsi que pour son courage et sa détermination tout au long de sa vie. Il est décédé le 27 juin 2013 à Saint-Mandé en Val-de-Marne, à l'âge de 92 ans.

Suomen Urheilumuseo, Public domain, via Wikimedia Commons

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Mis à jour le 23 juin 2025

Alain Mimoun, né Ali Mimoun Ould Kacha est venu au monde le 1er janvier 1921 à Maïder, dans le département d'Oran, en Algérie française. Il est l'aîné d'une famille de modestes agriculteurs comptant sept enfants. Il devient le 11 juin 1956, le marie de Germaine Roubenne, avec qui il a une fille, Pascale-Olympe.

 Alain Mimoun, athlète français légendaire, a marqué l'histoire de son sport avec ses impressionnants 32 titres de champion de France et ses 86 apparitions sous le drapeau tricolore lors de compétitions internationales. Il demeure à ce jour l'athlète français le plus couronné. Sa renommée s'est surtout construite autour de sa victoire emblématique au marathon lors des Jeux olympiques d'été de 1956 à Melbourne, parmi de nombreux autres succès.

Vidéo.- La biographie d'Alain Mimoun

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De l'Algérie à la gloire athlétique

À l'aube de la Seconde Guerre mondiale, Alain Mimoun se voit refuser une bourse malgré ses résultats brillants aux examens, en raison de ses origines. Déterminé à poursuivre son chemin vers l'éducation, il décide de quitter l'Algérie pour la métropole française, où il signe son engagement dans le 6e régiment de tirailleurs algériens à l'âge de 18 ans.

Après la débâcle de 1940, il découvre sa passion pour le sport, en particulier la course à pied, alors qu'il est cantonné à Bourg-en-Bresse. Son talent est rapidement repéré lorsqu'il remporte l'épreuve du 1 500 mètres au championnat départemental de l'Ain. De retour en Algérie, il rejoint l'équipe de cross-country de son régiment et participe activement à la campagne de Tunisie, affrontant l'Afrika Korps lors de batailles ardues telles que celle d'El Guettar.    

En sa mémoire

1 hommage

Pour rendre hommage à Monsieur Alain MIMOUN, vous pouvez déposer un message de condoléances ou partager un souvenir sur sa page commémorative.

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Ses récompenses

En 1956 : Chevalier de la Légion d'honneur, après son exploit à Melbourne 

En 1972 : Officier de la Légion d'honneur par Georges Pompidou

En 1999 : Commandeur de la Légion d'honneur par Jacques Chirac

En 2008 : Grand officier de la Légion d'honneur par Nicolas Sarkozy

Chevalier de l'ordre national du Mérite

Croix de guerre 1939-1945

Croix du combattant volontaire

Croix du combattant

Médaille Coloniale

Médaille commémorative française de la guerre 1939-1945

Médaille commémorative française de la guerre 1939-194

Médaille commémorative de la campagne d'Italie

Médaille commémorative de la campagne d'Italie

Insigne des blessés militaires 

Médaille de l'éducation physique et des sports, échelon or

Gloire du sport.

Alain Mimoun rejoint la campagne d'Italie dès juillet 1943 en tant que caporal dans le 83e bataillon du génie, participant à des batailles cruciales sous le commandement du maréchal Juin. Lors de la violente bataille du mont Cassin en janvier 1944, il est grièvement blessé au pied par un éclat d'obus, évitant de peu l'amputation grâce aux soins reçus à l'hôpital français de Naples. Malgré cette blessure, il participe au débarquement de Provence en août 1944, où son bataillon est honoré de la croix de guerre à quatre reprises.

Démobilisé en 1946, Mimoun se voit offrir des opportunités sportives par les clubs parisiens du Stade français et du Racing Club de France. Malgré un accord initial avec le Stade français, il opte finalement pour le Racing Club, ce qui conduit à une suspension temporaire par le premier club. Il s'installe modestement à la Croix-Catelan à Paris, où il commence sa carrière sportive remarquable

Une légende de la course et engagement

Alain Mimoun émerge rapidement comme une force dominante dans la course de fond en France dès 1947, remportant ses premiers titres nationaux sur les 5 000 et 10 000 mètres. Malgré ses impressionnantes performances, il est souvent surpassé par son ami Emil Zátopek lors des compétitions internationales, remportant plusieurs médailles d'argent aux Jeux olympiques et aux championnats d'Europe entre 1948 et 1952.

En dépit de ces défis, Mimoun accumule un nombre impressionnant de titres nationaux et internationaux dans les années suivantes, établissant même plusieurs records de France dans différentes distances. Son engagement politique et sa loyauté envers la France sont mis en lumière lors de la guerre d'Algérie, où il refuse de prendre parti malgré les pressions. Sa conversion au catholicisme en 1955 marque un tournant dans sa vie personnelle. De plus, Mimoun joue un rôle crucial dans la reconnaissance de Boughera El Ouafi, un autre grand sportif oublié, permettant ainsi sa réhabilitation dans l'histoire du sport français. Son retour en Algérie en 1988 est marqué par un sentiment de désillusion, mais son héritage sportif et moral reste intact, symbolisé par la chapelle qu'il fait construire en Corrèze.    

Vidéo.- Alain Mimoun courre Le marathon de Paris à 59 ans - Archive vidéo INA

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Un triomphe lors du marathon olympique de 1956

Mimoun, souvent sous-estimé par la presse française face à Emil Zátopek, se prépare avec détermination pour le marathon olympique de 1956. Bien qu'il ne promette pas la victoire à son entraîneur, il est convaincu qu'il est destiné à gagner, repérant des « signes » du destin comme son dossard numéro 13 et la naissance de sa fille, prénommée Olympe. Sous une chaleur écrasante, la course commence avec un faux départ, une première pour un marathon olympique.

Malgré l'épuisement dû à la chaleur, Mimoun se retrouve en tête avec l'Américain John J. Kelley, un ami. Après un échange de relais, Mimoun se détache et prend la tête, surveillant ses adversaires et ajustant son rythme en fonction. Même lorsque Zátopek, pas au meilleur de sa forme, croise son chemin, Mimoun reste concentré sur sa course. Sa stratégie paye, et il franchit la ligne d'arrivée en vainqueur, réalisant son rêve olympique dans son premier marathon.     

Vidéo.- Melbourne 1956 Olympic Marathon | Marathon Week

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À son arrivée triomphante, Mimoun est accueilli par les ovations de 120 000 spectateurs et devient champion olympique du marathon en 2 heures et 25 minutes. Il se précipite vers son ami Emil Zátopek, qui le félicite chaleureusement après avoir appris sa victoire. Leur étreinte symbolise la fin d'une époque de compétition amicale. De retour en France, Mimoun est accueilli en héros à l'aéroport d'Orly et reçoit à nouveau le titre de champion des champions français, honorant ainsi son exploit olympique.

Après son exploit olympique de 1956

Alain Mimoun continue de dominer la scène de la course à pied en France, remportant plusieurs titres nationaux sur des distances variées jusqu'à sa retraite. Malgré son âge, il participe même aux Jeux olympiques de Rome en 1960. En dehors de ses exploits sportifs, il contribue à la création du Centre d'entraînement sportif national à Bugeat en 1960 et officiellement reconnaît sa nationalité française en 1963. Sa carrière exceptionnelle est ponctuée par des hommages, notamment avec l'inauguration de nombreux stades à son nom et la médaille d'honneur de la ville de Vincennes. Jusqu'à la fin de sa vie, il reste actif dans sa passion, courant quotidiennement et étant une figure respectée dans sa communauté.

Un hommage national pour le sportif

L'allée Alain Mimoun à Rillieux-la-Pape

L'allée Alain Mimoun à Rillieux-la-Pape

Le 8 juillet, dans la cour d'honneur des Invalides, le président de la République François Hollande a prononcé un hommage national en l'honneur d'Alain Mimoun.

Vidéo.- Alain Mimoun : les hommages - 08/07

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Où et quand est-il décédé ?

Il s'est éteint le 27 juin 2013 à Saint-Mandé en Val-de-Marne, à l'âge de 92 ans.

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