Publier un avis

Partager l'article

Warda Al Jazairia : voix d’or de la chanson arabe, morte à 72 ans le 17 mai 2012

Warda Al Jazairia, légende de la chanson arabe, est décédée le 17 mai 2012 à 72 ans. Elle restera célèbre pour sa voix unique et son engagement artistique.

Warda AL JAZAIRIA, via wikimedia commons

Warda AL JAZAIRIA, via wikimedia commons

Mis à jour le 06 mai 2025

Warda Ftouki naît le 22 juillet 1939 à Paris, d’un père algérien et d’une mère libanaise. Cadette d'une fratrie de cinq enfants, elle grandit dans une ambiance musicale, son père tenant le cabaret « Le Tam-Tam », haut lieu de la chanson arabe à Paris. C’est là qu’elle fait ses premiers pas, chantant dès l'âge de 11 ans à la radio sur Paris Inter.

Exil, tragédie familiale et renaissance artistique

En 1956, le destin bascule : des armes destinées au FLN sont découvertes dans le cabaret familial. L’établissement est fermé, la famille expulsée. Sa mère décède avant d’atteindre le Liban, où Warda débute alors une nouvelle vie dans les cabarets de Beyrouth. En 1959, sa rencontre avec le maître Mohammed Abdel Wahab marque un tournant. Il la forme au chant classique et lui compose des œuvres sur mesure.

Vidéo.- OFFICIAL VIDEO CLIP "EYYAM" WARDA AL JAZAYRIA - HD / وردة الجزائرية - إيام

Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs.

En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d'informations).

En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
Gérer mes choix

En sa mémoire

Pour rendre hommage à Madame Warda AL JAZAIRIA, vous pouvez déposer un message de condoléances ou partager un souvenir sur sa page commémorative.

Rendre hommage

Silence imposé, puis retour triomphal

Après l'indépendance de l’Algérie, Warda visite enfin la terre natale de son père. Elle y épouse un officier, qui lui interdit de chanter. Pendant dix ans, elle se consacre à sa famille. Mais en 1972, à la demande du président Boumédiène, elle remonte sur scène à Alger. C’est le début d’un retour fulgurant : elle divorce et s’installe en Égypte, épousant le compositeur Baligh Hamdi.

Sa disparition : que s’est-il passé le 17 mai 2012 ?

Warda s’éteint paisiblement dans son sommeil, à son domicile du Caire, des suites d’un arrêt cardiaque. Elle avait 72 ans. Son corps est rapatrié à Alger, où elle est inhumée le 19 mai au cimetière El-Alia, dans le « carré des martyrs ».

Une icône au rayonnement international

Des décennies durant, Warda brille aux côtés des plus grands compositeurs arabes : Riadh Sombati, Mohammed Abdel Wahab, Hilmi Bakr… Malgré une interdiction ponctuelle en Égypte, elle revient sur scène grâce à l’intervention de la Première dame Jihane el-Sadate. Elle enchaîne récitals prestigieux, dont un à l’Olympia en 1979, et enregistre des tubes devenus cultes dans tout le monde arabe.

Vidéo.- Warda - Batwanes Beek | ورده - بتونس بيك

Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs.

En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d'informations).

En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
Gérer mes choix

Déclin de la santé, mais pas de la passion

Dans les années 1990, Warda connaît une éclipse médiatique, avant un retour avec des titres à succès comme Betwenes Bik. Ses ennuis de santé s’accumulent : opération du cœur, greffe du foie… mais la diva persiste. Entre 2005 et 2009, elle se produit encore au Liban, en Algérie et au Maroc, où elle attire des foules immenses.