Le Résistant Gilles JAMAIN
Gilles Jamain naît le 25 janvier 1925 à Saint-Nazaire-sur-Charente, en Charente-Maritime. En 1939, au début de la drôle de guerre, il est encore à l’école mais mesure déjà 1m78, ce qui lui vaut le surnom de « grand rouquin ». Au début de l’occupation, ses trois frères aînés rejoignent la Résistance dans les rangs des Francs-Tireurs et Partisans (FTP).
Mis à jour le 12 nov. 2024
Gilles Jamain naît le 25 janvier 1925 à Saint-Nazaire-sur-Charente, en Charente-Maritime. En 1939, au début de la drôle de guerre, il est encore à l’école mais mesure déjà 1m78, ce qui lui vaut le surnom de « grand rouquin ». Au début de l’occupation, ses trois frères aînés rejoignent la Résistance dans les rangs des Francs-Tireurs et Partisans (FTP).
En décembre 1941, ce garçon vif d’esprit, turbulent et costaud est désigné chef d’un petit groupe de résistance par un responsable local des FTPF. Dans la région de Rochefort, avec ses deux camarades du groupe, Gilles effectue des missions de protection armée des groupes de sabotage. En parallèle, sous la direction d’un certain Sallé, il développe les groupes FTP dans les milieux de jeunes avec son beau-frère Maurice Chupin.
En mai 1943, sous la torture, un important responsable de la résistance locale donne les noms de Gilles Jamain et Maurice Chupin. Gilles échappe à la Gestapo en se réfugiant successivement dans les villes de La Tremblade, Marennes et Royan. Il arrive à Soubise et parvient alors à prendre contact avec un docteur entré en résistance qui pourrait lui faire rejoindre les maquis en Dordogne. Le 14 mai 1943, tandis que Gilles attend son rendez-vous dans les marais de Rochefort, sa présence est dénoncée à la gendarmerie par un fermier local. Au soir, il est arrêté par la Gestapo. Elle le transfère d’abord à la prison Saint-Maurice de Rochefort, puis à celle de la Pierre Levée à Poitiers.
Torturé pendant des semaines, Gilles partage sa cellule avec le Commandant Tassel, officier de marine et chef d’un réseau Gaulliste. Ce dernier témoignera du courage du jeune homme tout au long de sa captivité aux mains de l’ennemi, notamment par la rédaction d’un poème édité après la Libération.
Le 26 août 1943, Gilles est finalement condamné à mort par le tribunal militaire allemand de Poitiers. Le 3 septembre 1943, à Biard, alors qu’il n’a que dix-huit ans, il est fusillé aux côtés de son beau-frère Maurice Chupin, mais aussi des résistants René Petit, Henri Sallé et Joseph Nadan.
Son corps repose aujourd’hui au cimetière civil de Rochefort en Charente-Maritime.
En 1953, à titre posthume, Gilles Jamain est homologué comme Interné Résistant. Il reçoit également la Médaille militaire, la Croix de guerre avec palmes et la Médaille de la Résistance en 1955. De plus, le Lycée Professionnel Gilles Jamain de Rochefort porte son nom depuis 1981.
En sa mémoire
2 hommages
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Rendre hommageCette fiche biographique a été réalisée à l’occasion de la publication de la revue des 100 de 1943 éditée par Le Souvenir Français