Le Commandant Jean-Claude CAMORS
Jean-Claude CAMORS naît le 27 octobre 1919 à Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques. Issu d’une famille de militaires, il devient stagiaire à la Banque de France en 1938.
Mis à jour le 12 nov. 2024
En octobre 1939, il intègre le 18ème Régiment d’Infanterie à Bordeaux. Durant la bataille de France, il est capturé et interné au camp de Châteaubriant. Il parvient à s’évader et, fin juillet 1940, rejoint sa ville natale située en Zone Libre.
Désireux de poursuivre le combat, il tente sans succès de rejoindre l’Angleterre par la Bretagne en utilisant de faux papiers d’identité. Il intègre alors un équipage de marins pêcheurs de Marseille. Le 8 avril 1942, tandis que son navire vogue au large des côtes marocaines, il se jette à l’eau et nage plus de deux heures pour gagner Gibraltar. De là, il atteint Glasgow le 13 mai 1942.
Le 26 juin 1942, il intègre les Forces Françaises Libres. Le 19 septembre, il est affecté à l’état-major particulier BCRA. Promu sous-lieutenant, il est chargé de se rendre en France occupée et de monter un réseau d’évasion pour les aviateurs alliés en fuite.
Ainsi, en avril 1943, il est parachuté près de Loches, en Indre-et-Loire. Il commence à développer un réseau qui prend le nom de « Bordeaux Loupiac ». Le mois suivant, une vague d’arrestations le contraint à fuir en Espagne, puis à regagner Londres le 21 juin 1943. Néanmoins, dès le 5 juillet, Jean-Claude est de retour en France afin de poursuivre son assistance auprès des aviateurs cachés.
Le 11 octobre 1943 à Rennes, alors qu’il assiste à un rendez-vous au café de l’Epoque, lui ainsi que deux de ses hommes sont repérés par un ancien résistant travaillant à présent pour les Allemands. Avec l’aide d’un sergent de l’aviation allemande, ce dernier ouvre le feu sur Jean-Claude Camors. Les résistants tentent d’échapper à leurs poursuivants mais Jean-Claude, très grièvement blessé, s’effondre. Il parvient à détruire ses papiers confidentiels en avalant une partie d’entre eux. Il est ensuite capturé et emmené à l’hôpital de Rennes mais décède de ses blessures à son arrivée. Son corps n’est jamais retrouvé.
Jean-Claude Camors est déclaré « Mort Pour la France » le 11 octobre 1943. A titre posthume, il est promu au grade de Commandant, fait Compagnon de la Libération le 4 mai 1944, Chevalier de la Légion d’Honneur, reçoit La Croix de Guerre et plusieurs décorations britanniques.
Il est présumé inhumé comme inconnu dans le carré militaire du cimetière de l’Est à Rennes en Ille-et-Vilaine.
Cette fiche biographique a été réalisée à l’occasion de la publication de la revue des 100 de 1943 éditée par Le Souvenir Français