Hommage à Philippe MEUNIER.
- Mis à jour le 07 févr. 2025
A mon frère bien-aimé »
« Gémir, pleurer, prier, est également lâche. Fais énergiquement ta longue et lourde tâche, Dans la voie où le sort a voulu t'appeler, puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler. »
Ces vers d'Alfred de Vigny, à la fin du poème « La mort du loup », tu aimais me les réciter. Tu aimais passionnément la poésie, surtout la poésie romantique, et tu aimais passionnément réciter des poèmes. Ta formation humaniste et ton goût pour les Lettres, tu les devais à ton éducation chez les Jésuites. Ils t'avaient transmis le respect entre autres des valeurs de dignité, de loyauté et de probité, que tu as mises en œuvre tout au long de ta vie. À la fois littéraire et économiste éminent, tu as mené hors de France, en Afrique et dans les Outre-mer, une brillante carrière de haut fonctionnaire dans laquelle tu t'es toujours plus épanoui. Tu aurais eu 72 ans ce 11 décembre. Mais tu t'es hâté de quitter ce bas monde quand, alors que tu étais jeune retraité, ton destin a basculé. Un mode de vie que tu n'avais pas choisi, étouffant pour toi, t'a été imposé. Libéré, tu reposes à présent auprès de nos chers parents, comme eux désormais à l'abri de toute forme de souffrance.
Ta « petite sœur Florence »