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Processus de deuil : comprendre les étapes et s’adapter après une perte

Le deuil n’est pas un chemin linéaire, ni un exercice à « réussir ». C'est un processus d'adaptation pour réapprendre à vivre sans celui que l’on a perdu. Comprendre ce processus aide souvent à se sentir moins seul et moins démuni.

Mis à jour le 12 nov. 2025

Le processus de deuil désigne l’ensemble des réactions émotionnelles, psychologiques et parfois physiques qui surviennent à la suite d’une perte significative. Il est profondément personnel : chacun avance à son rythme, avec sa propre sensibilité. Il n’existe aucune règle sur la manière de vivre un deuil, ni sur sa durée.

Vidéo. - 🎥 Entretien avec Évelyne Josse : "Un deuil peut-il être terminé ?"

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Un processus d’adaptation

Comme l’explique la psychologue Évelyne Josse, « c’est un processus naturel, inné. On a tous ce processus en nous. »
Cependant, cela ne signifie pas qu’il faut le traverser seul. Un accompagnement thérapeutique peut aider à comprendre ce que l’on vit, à mettre des mots et à retrouver de l’élan.

Parmi les modèles les plus connus, celui de Elisabeth Kübler-Ross, psychiatre suisse-américaine, mondialement connue pour ses travaux sur la fin de vie, le deuil et l’accompagnement des personnes mourantes. Elle décrit cinq grandes étapes souvent observées :

  • Le choc ou le déni
  • La colère
  • La négociation
  • La tristesse voire la dépression
  • L’acceptation

Il est important de rappeler que ces étapes ne sont pas linéaires. On peut passer de l’une à l’autre, revenir en arrière ou ne pas toutes les traverser.

S’adapter : apprendre à vivre avec l’absence

Le processus d'adaptation « c'est accepter la perte de l’autre dans la réalité extérieure et créer un lien interne avec cette personne », explique Evelyne Josse, psychothérapeute. Ce lien ne disparaît pas : il se transforme.
Certaines personnes disent qu’un deuil « n’est jamais terminé ». Cela dépend de ce que l’on entend par là.

 

Ce n'est pas gagné dans un premier temps, car souvent les personnes qui reprennent du plaisir se sentent très coupables.

Evelyne Josse, psychothérapeute

Selon Évelyne Josse, le processus peut être considéré comme achevé lorsque la personne retrouve l’énergie pour gérer son quotidien, ne subit plus d’images intrusives du défunt, peut ressentir du plaisir dans le présent sans culpabilité, et se projette vers l’avenir et un futur plein de promesses. Une étape qui peut prendre du temps.

Ressentir de la tristesse est normal

Un deuil terminé ne signifie pas l’absence totale de tristesse. Les anniversaires, la fête des Mères ou des Pères, un mariage, une naissance… peuvent raviver l’émotion. Et c’est humain.

Il faut donc comprendre qu’être triste de temps en temps est complètement normal.

Evelyne Josse, psychothérapeute

Ressentir de la douleur ponctuellement ne signifie pas que l’on « retombe » dans le deuil. Cela témoigne simplement du lien, de l’amour, et du fait que la personne perdue a compté.