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Thanatopractrice : Stéphanie Sounac, la voix qui lève le voile sur la mort
Thanatopractrice : Stéphanie Sounac, la voix qui lève le voile sur la mort
Thanatopractrice et créatrice de contenus, Stéphanie Sounac alias @thana_nanou est un des exemples de cette évolution des pratiques funéraires. Elle parle de la mort sans tabou. Dans son livre Les yeux qu’on ferme (Éditions 41), elle partage son parcours et son combat pour apaiser les vivants.
- Mis à jour le 06 nov. 2025
Stéphanie Sounac choie les morts depuis 18 ans. Thanatopractrice de métier, elle prépare les défunts pour leur dernier adieu et accompagne les vivants dans leur deuil.
« Très jeune, je me suis dit qu’un métier qui permet aux gens de revoir leur défunt est le plus beau métier du monde », confie la quadragénaire. Une conviction née d’un manque : Stéphanie n’a pas pu dire au revoir à son père, décédé alors qu’elle n’avait que sept ans.
Par le biais d’une toilette ou de la restauration complète d’un visage, la professionnelle s’attache à rendre hommage à la vie du défunt. « Le corps qui est devant moi a vécu, a été aimé et a aimé », souligne Stéphanie, qui réside en Meuse depuis 2019. Chacun des gestes de la thanatopractrice est guidé par une mission : prendre soin des morts pour apaiser les vivants.
Et pour prolonger cette mission au-delà du cadre intime des proches, la thanatopractrice a choisi de partager son quotidien avec le grand public.
Rendre visible l’invisible Désireuse de lever le voile sur certaines pratiques funéraires méconnues, comme l’existence du moulage, Stéphanie décide en 2021 de se lancer sur les réseaux sociaux. Quatre ans plus tard, @thana_nanou rassemble 322 000 followers sur TikTok et 144 000 sur Instagram.
Je lutte contre la désinformation et je réponds aux questions que les gens se posent.
Stéphanie Sounac
Avec pédagogie et bienveillance, la professionnelle expose au grand jour son métier de l’ombre, sans jamais montrer de corps. Elle vulgarise son travail, partage ses émotions et répond aux nombreuses questions des internautes.
« Je lutte contre la désinformation et je réponds aussi aux questions que les gens se posent, parfois depuis des années et qui les empêchent de faire leur deuil », indique la créatrice de contenus.
Une parole libérée
Stéphanie ne s’arrête pas aux frontières d’internet pour informer. Il y a tout juste un an, la thanatopractrice a publié son livre Les yeux qu’on ferme (Éditions 41). Un ouvrage intime dans lequel elle raconte son parcours, les soins qui l’ont marquée ou encore son cheval de bataille.
Stéphanie Sounac présentait au printemps son livre lors de la troisième édition du salon littéraire « Livres au château » à Thillombois dans la Meuse.
« Je pense que le combat de ma vie est de faire comprendre aux gens qu’il faut laisser le choix aux enfants de voir le défunt », insiste la thanatopractrice. Pour que la mort ne soit plus un mystère, mais une dernière preuve d’amour.