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Le Souvenir Français

Le soldat Yves Jean Inizan

Yves Jean Marie Inizan, fils de François Marie Inizan et d’Anne Marie Michelle Gobiant est né le 1er décembre 1913 à Irvillac. Il travaille à la ferme familiale quand il est mobilisé. Il est soldat au 235ème R.A.D (Régiment d’Artillerie Divisionnaire), 17ème bataillon de Vannes. Pendant la drôle de guerre, Yves Jean Inizan déclare une pleurésie.

Mis à jour le 22 juil. 2024

Convalescent, il est fait prisonnier lors de la fulgurante attaque allemande contre la Belgique le 10 mai 1940. Il est d’abord interné au Frontstalag 134 implanté à Saint Brieuc, puis, est envoyé dans la 3ème région militaire allemande au Stalag III C, au confluent de la Warta et de l’Oder. Le voyage long et éprouvant, les conditions de vie souvent misérables ont sans doute contribué à sa rechute.

Présentant une pathologie grave, Yves Jean Inizan est conduit à l’hôpital de Sorau, à l’extrême sud-est de la province prussienne de Brandebourg. Après un léger mieux, son état de santé se dégrade, le médecin diagnostique une méningite tuberculeuse. Yves Jean Marie Inizan est Mort pour la France, le 9 mars 1941 à 22 : 30, à l’âge de 27 ans.

Il est inhumé au cimetière de l’hôpital de Sorau ; division 13 tombe 34. L’Abbé A. Guinebertière, qui l’avait assisté dans ses derniers instants, a témoigné auprès de la famille qu’Yves Jean était apprécié de tous ses compagnons de misère. En 1945, la zone conquise par l’Armée Rouge sera confiée aux nouvelles autorités polonaises, la ville de Sorau se nomme Żary.

La tombe n’existe plus, les restes des personnes décédées ont été transférés aux fosses communes du cimetière de l’armée soviétique de Zary. La fosse commune 344 est décrite dans le livre des sépultures : fosse commune des prisonniers de guerre français, soviétiques, polonais.

Une plaque rappelle en polonais : « A la Mémoire des prisonniers de guerre soviétiques, polonais et français assassinés brutalement par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale ».

Yves Jean Marie Inizan aura subi le traumatisme de ne pas pouvoir se défendre et de se voir mourir loin des siens et de son pays.

Cette fiche biographique a été réalisée à l’occasion de la publication de la revue des 100 de 1941 éditée par Le Souvenir Français.