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Le militaire Alphonse Gouabau
Le militaire Alphonse Gouabau
Alphonse est de la classe 1935, lors de son appel sous les drapeaux il est incorporé, le 17 avril 1935, au titre du 24ème Régiment d’Infanterie situé à Thouars. Il y fait ses classes et s’acquitte de son devoir de citoyen pendant deux années avant d’être renvoyé dans ses foyers le 26 mars 1937.
Mis à jour le 18 juil. 2024
L’invasion de la Pologne provoque l’entrée en guerre du Royaume-Uni et de la France contre l’Allemagne le 3 septembre 1939. Alphonse est donc rappelé à l’activité militaire et rejoint le 1 septembre 1939, le 130ème R.I. de Mayenne. Il est projeté sur Rocroi (Ardennes) puis au-delà de la ligne Maginot, où les attaques sont violentes et font des dégâts dans les rangs du 130ème R.I.
Le 5 juin 1940, une violente offensive allemande encercle le régiment. A 10 :15, c’est la reddition pour épargner le reste des combattants encore en vie. Entre le 10 mai et le 25 juin, l’offensive Allemande aura fait 90 000 morts Français et 1 800 000 prisonniers dont 9 000 Mayennais. Trois jours de marche acheminent les prisonniers en Belgique, où un train les transporte au Stalag 11A à Altengrabow en Saxe. Ils y arrivent le 19 juin. Le 30 juillet, il est affecté au Kommando Junkers, une usine aéronautique à 70 kilomètres au sud-ouest de Berlin. Le 7 septembre, il rejoint une ferme à Hohenlepte, à 30 kilomètres de Dessau. Le 14 juin 1942, il échoue à s’évader.
Sorti de cellule le 14 août, il intègre un Kommando travaillant à la firme Bamag (Siémens). Puis il est envoyé dans un Stalag où il passe toute l’année 1943. Le débarquement en Normandie est la première lueur d’espoir mais la progression des Américains en Allemagne est ponctuée de violents bombardements. Le 2 mai 1944, le camp est abandonné par les Allemands et ordre est donné aux prisonniers de ne pas bouger et d’attendre les libérateurs. Jugeant l’attente trop longue, le 8 mai, Alphonse Gouabau et quatre camarades, pendant quatre jours, s’en vont à leur rencontre. Celle-ci a lieu le 12 mai. La rencontre s’avère glaciale.
Néanmoins, le 14 mai, un DC8 l’évacue avec d’autres camarades mayennais vers Reims puis Paris. Il arrive enfin, le 15 mai, en gare de Laval, mettant fin à cinq ans de captivité et de privations. De retour à la vie civile, il est conseiller municipal à la mairie de Laval pendant douze ans puis membre du conseil économique et social de Paris. Alphonse Gouabau est titulaire de la Médaille des évadés et était officier dans l’Ordre National du Mérite. Alphonse Gouabau décède le 28 mars 2004, il est inhumé au cimetière de Faluères à Laval.
Cette fiche biographique a été réalisée à l’occasion de la publication de la revue des 100 de 1941 éditée par Le Souvenir Français.
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