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Le Souvenir Français

L'écrivain et soldat Louis Barbet

Louis Barbet est né le 24 août 1889 à Paris (8ème arrondissement). Il passe son enfance et sa première jeunesse auprès de ses grands-parents dans la maison Noguès dans le village d’Aventignan (Hautes-Pyrénées). Le gascon y est sa langue maternelle. Une de ses tantes, maîtresse au collège de Vic en Bigorre, le reçoit parmi ses élèves et l’instruit en français.

Mis à jour le 20 mars 2025

Rappelé à Paris par ses parents, il passe par le collège Chaptal avant d’être placé chez un bijoutier du Marais puis de travailler au sein de la Société générale. Très vite il se passionne pour l’écriture et devient un auteur dramatique à succès et un poète reconnu qui puise son inspiration dans la nostalgie des paysages de son enfance pyrénéenne.

Il construit une œuvre en français et en gascon, saluée par la critique. Sous son nom de plus Luis de Noguès ou Louis Dulhom-Noguès (le patronyme de sa mère associé au sobriquet de la maison), il reçoit à dix-sept ans la médaille d’or de l’Escolo deras Pirenéos qui le désigne comme son représentant à Paris. Il remporte l’Anémone d’or du concours des Jeux Floraux de l’Escolo en 1912. En 1915, l’Académie Française lui attribue le prix Sobrier-Arnaud pour un recueil de poèmes intitulé Première Gerbe, paru en 1914.

Incorporé au 29ème Bataillon de Chasseurs à pied le 5 octobre 1910 à Saint Mihiel, il y effectue un service militaire de deux ans accédant au grade de sergent avant d’être versé dans la réserve. Rappelé à l’activité le 2 août 1914, lors de la mobilisation générale, il rejoint le front avec le 69ème bataillon et relève le 20 à Xammes. 

Engagé dans la bataille de la Marne, il participe avec ses compagnons à l’assaut de Saint Souplet le 6 septembre. Le 8 septembre 1914, au village de Marcilly (Seine-et-Marne) un éclat d’obus le frappe mortellement. Ses camarades racontent qu’il est transporté mourant dans l’école du village. Rassemblant ses dernières forces ; il se traîne jusqu’au tableau noir et d’une main ferme, il y écrit « Le 29ème chasseurs à pied le 354ème d’Infanterie et le 361ème ont battu les Prussiens, ici les 4 et 5 septembre. Vive la France ! ».

La tombe de Louis Barbet

La tombe de Louis Barbet

Il meurt à la suite de ses blessures à Marcilly et y est inhumé avant que sa dépouille ne soit transportée à Aventignan en 1921, où il repose dans le cimetière de la commune. Louis Barbet reçoit la Croix de guerre avec étoile de bronze et se voit décerner la médaille militaire à titre posthume. Avec 560 autres écrivains morts pour la France durant la Grande Guerre, il est honoré d’une plaque au Panthéon.

En sa mémoire

2 hommages

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Rendre hommage

Cette fiche biographique a été réalisée à l’occasion de la publication de la revue des 100 de 1918 éditée par Le Souvenir Français.