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Le Compagnon de la Libération Honoré d’Estienne d’Orves
Le Compagnon de la Libération Honoré d’Estienne d’Orves
Honoré d’Estienne d’Orves est né le 6 juin 1901 à Verrières-le-Buisson dans l’Essonne. Opposé à l’armistice, il rejoint Londres et convainc le général de Gaulle de monter une liaison avec la France et de développer le réseau de résistance Nemrod.
Mis à jour le 09 juil. 2024
Débarqué à Nantes, il part pour Paris afin d’organiser un second réseau. De retour à Nantes, le 20 janvier, il est trahi par un de ses camarades. Deux jours plus tard, les Allemands envahissent sa demeure. Après avoir résisté, d'Estienne d'Orves, blessé, est menotté et conduit avec ses compagnons à Angers. Cette trahison permet également aux Allemands d'arrêter l'ensemble du réseau, soit vingt-six personnes.
Le 24 janvier, les inculpés partent pour Berlin puis sont soudainement ramenés à Paris, à la prison du Cherche-Midi. Le procès débute le 13 mai. Portant sur lui toute la responsabilité, il défend ses co-inculpés. Après moins de dix jours de procès, il est condamné à mort avec huit autres de ses camarades puis transférés à Fresnes. Il est passé par les armes le 29 août 1941, à l’aube, au Mont-Valérien. Il inhumé dans son village natal de Verrières-le-Buisson.
Cette fiche biographique a été réalisée à l’occasion de la publication de la revue des 100 de 1941 éditée par Le Souvenir Français.