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11 février : Journée internationale des femmes et des filles de science en hommage aux pionnières disparues
11 février : Journée internationale des femmes et des filles de science en hommage aux pionnières disparues
Le 11 février marque la « Journée internationale des femmes et des filles de science », proclamée par l'ONU en 2015 pour promouvoir l'égalité des genres dans les sciences et la technologie au service de la paix et du développement. À cette occasion, nous rendons hommage à des pionnières disparues dont les découvertes ont transformé la science.
Mis à jour le 11 févr. 2026
Vidéo. - Pour que les filles d'aujourd'hui deviennent les scientifiques et les inventeuses de demain
L’Assemblée générale des Nations Unies proclame en décembre 2015 le 11 février comme Journée internationale des femmes et des filles de science, une initiative portée par l’UNESCO (organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture) et ONU-Femmes. L’UNESCO rappelle que l’égalité des genres est une priorité mondiale et présente cette Journée comme un appel à soutenir l’éducation des filles et leur pleine capacité à faire entendre leurs idées.
Des carrières encore freinées
L’UNESCO rappelle un déséquilibre de fond : les femmes ne représentent que moins de 30% des chercheurs dans le monde. L’organisation indique aussi que les stéréotypes sexistes persistent : les filles sont moins encouragées dans les domaines STEM (sciences, technologie, ingénierie, mathématiques) et leurs choix d’éducation et de carrière restent limités.
Dans les disciplines scientifiques, l’UNESCO rappelle que seules 22 femmes ont reçu un prix Nobel dans une discipline scientifique à ce jour.
En mémoire de celles qui ont ouvert la voie
La journée du 11 février est aussi un moment propice pour mettre des noms et des visages sur l’histoire des sciences et rappeler ce que des chercheuses ont apporté, parfois au prix d’une reconnaissance tardive. Dans cet esprit, plusieurs pionnières disparues incarnent des avancées majeures et une détermination qui continue d’inspirer.
Marie Curie, pionnière de la radioactivité
Marie Curie a fait progresser l’étude de la radioactivité et a découvert le polonium et le radium. Elle a reçu le prix Nobel de physique (1903), partagé avec Pierre Curie et Henri Becquerel, puis le prix Nobel de chimie (1911) pour ses travaux liés au polonium et au radium. Elle est décédée le 4 juillet 1934.
Rosalind Franklin et l'ADN
Rosalind Franklin, chimiste britannique, a produit en 1952 la "Photo 51" par diffraction des rayons X, révélant la structure en double hélice de l'ADN. Elle est décédée le 16 avril 1958 à 37 ans d'un cancer des ovaires, probablement causé par son exposition aux rayons X. L'ESA (Agence spatiale européenne) a nommé un rover martien en son honneur en 2019.
Vera Rubin et la matière noire
Vera Rubin, astronome américaine, observe dans les années 1970 les courbes de rotation des galaxies, apportant des preuves de la matière noire. Elle est décédée le 25 décembre 2016 (...) à 88 ans de complications liées à la démence. L'Observatoire Vera C. Rubin porte son nom depuis 2020.
Katherine Johnson, calculatrice de l'espace
Katherine Johnson, mathématicienne afro-américaine de la NASA, a calculé les trajectoires pour les missions Mercury et Apollo, dont l'alunissage de 1969. Elle est décédée le 24 février 2020 à 101 ans. La NASA l'a saluée comme "héroïne de l'Amérique".
Autres figures commémorées
- Henrietta Lacks, décédée en 1951 à 31 ans d'un cancer du col de l'utérus, a fourni les cellules HeLa immortelles, base de milliers de recherches médicales sans son consentement initial.
- Rachel Carson (1907-1964), biologiste marine, publie Silent Spring en 1962, lançant le mouvement écologiste moderne.
- Irène Joliot-Curie (1897-1956), Nobel de chimie 1935, est morte à 58 ans d'une anémie aplasique liée aux radiations.
- Chien-Shiung Wu (1912-1997) prouve la violation de la parité en 1957.
Que signifie « science au service de la paix et du développement » dans les textes officiels ?
L’UNESCO présente cette journée comme un levier pour le développement et la paix, en soulignant l’importance de soutenir l’éducation des filles et leur capacité à faire entendre leurs idées.
Pourquoi insiste-t-on sur « femmes et filles », et pas seulement sur les femmes ?
Parce que l’enjeu se joue aussi très tôt : l’UNESCO met l’accent sur l’éducation des filles et sur la nécessité de soutenir leur capacité à faire entendre leurs idées, ce qui renvoie directement aux choix d’orientation et aux vocations qui se construisent dès l’adolescence.
Pourquoi cette Journée parle-t-elle aussi de « développement durable » ?
L’UNESCO relie la mobilisation de tous les talents aux défis du Programme de développement durable à l’horizon 2030, de la santé au climat, et souligne que davantage de femmes doivent pouvoir y contribuer.
Cette journée perpétue leur mémoire en inspirant les générations futures vers une science inclusive.
Sources : Unesco (2026), Nations Unies (2026)