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Lee Tamahori, réalisateur de « Die Another Day » et « Once Were Warriors », s’est éteint à 75 ans
Lee Tamahori, réalisateur de « Die Another Day » et « Once Were Warriors », s’est éteint à 75 ans
Lee Tamahori, réalisateur néo-zélandais célèbre pour « Once Were Warriors » et le James Bond « Die Another Day », est décédé le 7 novembre 2025 à Wellington, des suites de la maladie de Parkinson, entouré de sa famille.
Mis à jour le 10 nov. 2025
Lee Tamahori a marqué l’histoire du cinéma néo-zélandais et international en élevant la voix du peuple Māori et en réalisant des œuvres majeures qui ont transcendé les frontières, telles que « Once Were Warriors » (1994), qui reste à ce jour une référence du cinéma océanien pour sa représentation puissante des réalités autochtones.
Après des débuts dans la publicité puis la télévision, Tamahori accède à la reconnaissance mondiale avec ce film, qui lui vaut plusieurs récompenses internationales et le prix du meilleur réalisateur aux New Zealand Film and TV Awards. Sa réussite ouvre les portes de Hollywood, où il dirige des productions comme « Mulholland Falls », « The Edge », « Along Came a Spider », et surtout « Die Another Day » en 2002, dernier opus de la saga Bond porté par Pierce Brosnan.
Vidéo. - Lee Tamahori à propos de Once Were Warriors, sa carrière et la suite
Un parcours entre deux mondes
Né en 1950 à Wellington, d’un père Māori et d’une mère britannique, Tamahori porte en lui un héritage biculturel. Il revendique dans ses films l’importance de l’ancrage identitaire et du récit collectif. Après son passage à Hollywood, il revient à la terre néo-zélandaise pour tourner « Mahana » (2016) et « The Convert » (2023), saluant le renouveau du cinéma local et sa connexion aux racines māori.
En sa mémoire
Pour rendre hommage à Monsieur Lee TAMAHORI, vous pouvez déposer un message de condoléances ou partager un souvenir sur sa page commémorative.
Rendre hommageQuels sont les films les plus connus réalisés par Lee Tamahori ?
Lee Tamahori est surtout connu pour « Once Were Warriors », « Die Another Day », « Mulholland Falls », « The Edge » et « Along Came a Spider ».
Quelle était la cause de son décès ?
Lee Tamahori est décédé le 7 novembre 2025 à Wellington des suites de la maladie de Parkinson, après plusieurs années de lutte contre cette pathologie.
Vidéo. - Bande annonce de James Bond, meurs un autre jour
La vie privée, entre discrétion et attachement familial
Très attaché à sa famille, Lee Tamahori vivait depuis plusieurs années avec sa partenaire Justine, leurs enfants Sam, Max, Meka et Tané, ainsi que ses petits-enfants, notamment Cora Lee. Il s’est toujours montré discret sur sa vie personnelle, mais ses proches décrivent un homme « intelligent, drôle, aimant et engagé » jusqu’aux derniers instants. Tamahori a aussi été marié auparavant et est issu d’une fratrie soudée ayant contribué à la réussite de son parcours.
Engagement et héritage artistique
Au-delà de son succès international, Tamahori a été un mentor pour toute une génération de réalisateurs néo-zélandais, mettant en avant la narration authentique et l’ouverture à la diversité culturelle. Il aura inspiré nombre de cinéastes engagés dans la défense des identités, notamment à travers des œuvres fortes qui abordent les thèmes de la marginalisation, de la mémoire et du dialogue entre peuples.
Vidéo. - Kiwi "Once Were Warriors" - Lee Tamahori parle de son film The Convert
Des hommages unanimes sur les réseaux sociaux
Depuis l’annonce de son décès, de nombreux hommages ont fleuri sur les réseaux sociaux, Twitter (X), Instagram et Facebook, saluant son parcours, sa générosité et l’impact de ses films. Sur X, le hashtag #LeeTamahori et des messages de réalisateurs et acteurs néo-zélandais affluent, rappelant le rôle central du cinéaste dans l’histoire du cinéma local.
Dans un hommage relayé par Radio New Zealand, sa famille a salué “un leader charismatique et un esprit créatif féroce. Son héritage perdure à travers sa whānau, ses mokopuna, tous les cinéastes qu’il a inspirés, toutes les barrières qu’il a brisées et toutes les histoires qu’il a racontées avec son œil de génie et son cœur sincère”.
Filmographie et distinctions
Lee Tamahori a reçu au moins onze prix et quatre nominations majeures. Parmi ses récompenses : Audience Award à Amiens, Grand Prix des Amériques à Montréal, Prix du meilleur réalisateur en Nouvelle-Zélande, Critics’ Special Mention à Fantasporto et Bruce C. Corwin Award à Santa Barbara.