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Yves Boisset, cinéaste engagé, s’est éteint à 80 ans le 31 mars 2025

Yves Boisset s’est éteint à 80 ans, le 31 mars 2025. Réalisateur de films coup de poing, il a marqué le cinéma français par son regard critique sur la société et son engagement politique.

Yves BOISSET, capture d'écran youtube.jpeg

Yves BOISSET, capture d'écran youtube.jpeg

Mis à jour le 31 mars 2025

Dans les années 1970, il s’impose comme un cinéaste de gauche en s’inspirant d’affaires réelles pour dénoncer les injustices. "Un condé" critique la police, "L’Attentat" expose l’affaire Ben Barka, "Dupont Lajoie" dénonce le racisme et "Le Juge Fayard dit "le Shériff"" pointe les dérives judiciaires. "R.A.S." est l’un des premiers films à aborder la guerre d’Algérie.

Une attaque au pouvoir gaulliste

En 1972, "L’Attentat" avec Jean-Louis Trintignant s’inspire de l’assassinat de Mehdi Ben Barka et dérange au plus haut niveau : l’équipe est interdite de tournage sur plusieurs lieux. L’année suivante, "R.A.S." traite de l’insoumission pendant la guerre d’Algérie. Jean-Marie Le Pen s’insurge contre le film, et la censure exige des coupes sur les scènes de torture.

Vidéo.- "Le prix du danger" le dernier film d'Yves Boisset

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En sa mémoire

27 hommages

Pour rendre hommage à Monsieur Yves BOISSET, vous pouvez déposer un message de condoléances ou partager un souvenir sur sa page commémorative.

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Un adaptateur talentueux

Yves Boisset adapte avec brio des œuvres de Michel Déon ("Taxi mauve"), Marie Cardinal ("La Clé sur la porte"), Jean-Patrick Manchette ("Folle à tuer"), Jean Vautrin ("Canicule") et Philippe Djian ("Bleu comme l’enfer"). Son style percutant sublime ces récits.

Un homme de convictions

Militant infatigable, il défend en 1980 les objecteurs de conscience et témoigne dans "Chantons sous l’Occupation" (1976). Dans les années 1990, il enquête sur l’ordre du Temple solaire et tente de réaliser un documentaire sur l’affaire des "torturées d’Appoigny", projet avorté sous pression.

Vidéo.- Le racisme de "Dupont la Joie" à Chanteloup-les-Vignes - Archive INA

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Où et comment est-il mort ?

Il s’est éteint le 31 mars 2025 à l’hôpital de Levallois-Perret, où il était hospitalisé depuis plusieurs jours.

La télévision, un nouveau terrain

Dès les années 1990, il se tourne vers la télévision et signe des fictions marquantes : "L’Affaire Seznec", "L’Affaire Dreyfus", "Le Pantalon", "Jean Moulin", "L’Affaire Salengro". Il y trouve un espace pour continuer à dénoncer les injustices.