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John Nelson, chef d’orchestre passionné de Berlioz, s’éteint à 83 ans le 31 mars 2025

John Nelson, chef d’orchestre américain et fervent défenseur de Berlioz, est décédé le 31 mars 2025 à 83 ans. Il fut une figure marquante de la musique sacrée.

John Nelson, via wikimedia commons.jpg

John Nelson, via wikimedia commons.jpg

Mis à jour le 09 avr. 2025

John Nelson, chef d’orchestre américain né de parents missionnaires, s’est imposé discrètement mais durablement dans le paysage musical français. Bien qu’il ait occupé plusieurs postes aux États-Unis — de l’Orchestre symphonique d’Indianapolis à l’Opéra de Saint-Louis — c’est à Paris, à la tête de l’Ensemble orchestral de Paris à partir de 1998, qu’il a véritablement marqué les esprits. En transformant une formation encore fragile en un orchestre de chambre incontournable, il a su concilier exigence artistique et bienveillance humaine.

L’âme de l’Ensemble orchestral de Paris

Lorsque Nelson prend les rênes de l’Ensemble orchestral de Paris, celui-ci peine à se faire une place entre les grandes phalanges symphoniques et les ensembles baroques. Avec Georges Schneider à la direction générale, il entame une mue ambitieuse, recrutant de nouveaux musiciens — comme la violoniste Deborah Nemtanu — et lançant de vastes projets, notamment une intégrale des symphonies de Beethoven. Sous sa direction, l’orchestre investit des lieux prestigieux, de la fosse du Palais Garnier à Notre-Dame, interprétant aussi bien Alcina de Haendel que des œuvres contemporaines de Jean-Louis Florentz.

Vidéo.- Messiah, HWV 56, Pt. 1: Sinfonia. Grave - Allegro moderato

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En sa mémoire

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Une passion viscérale pour Berlioz

Mais s’il ne fallait retenir qu’un seul nom lié à John Nelson, ce serait sans conteste celui de Berlioz. C’est en découvrant Les Troyens dans les enregistrements de Colin Davis que naît sa vocation berliozienne. Dès 1972, il se lance dans l’aventure folle de diriger l’opéra intégral à Carnegie Hall. Son engagement envers le compositeur français ne faiblira jamais. Il défend ses œuvres avec une intensité rare, n’acceptant aucune approximation, comme ce jour où il écarte Roberto Alagna à la dernière minute avant un enregistrement de Benvenuto Cellini. Nelson vivait cette musique avec une ferveur absolue.

Vidéo.- Berlioz: La Damnation de Faust: "D'amour l'ardente flamme" (Joyce DiDonato, John Nelson)

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Que sait-on des circonstances de sa mort ?

John Nelson est décédé le 31 mars 2025, à l’âge de 83 ans. Il vivait alors en Floride avec l’une de ses filles. Selon ses proches, il s’est éteint paisiblement, entouré des siens. Aucun problème de santé majeur n’avait été communiqué publiquement, bien que l’artiste ait souffert de vertiges récurrents, comme lors de ce concert à Radio France en 2003, interrompu quelques minutes avant qu’il ne reprenne la baguette avec détermination. 

Humanisme, foi et exigence

Formé au Wheaton College puis à la Juilliard School of Music, John Nelson mêle dès ses débuts rigueur professionnelle et valeurs humaines profondes, héritées de son éducation protestante. Très engagé dans la musique chorale, il fonde et dirige Soli Deo Gloria, une organisation dédiée à la création d’œuvres religieuses. Il poursuit son œuvre musicale même après la perte de son épouse Anita en 2012, partageant ses dernières années entre la Floride et le Costa Rica, auprès de sa famille.