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Maria Deraismes : pionnière du féminisme et première femme initiée à la franc-maçonnerie

Maria Deraismes, décédée à 65 ans le 6 février 1894, fut une figure majeure du féminisme et la première femme initiée à la franc-maçonnerie en France.

Photo. - Maria Deraismes - Public domain, via Wikimedia Commons

Photo. - Maria Deraismes - Public domain, via Wikimedia Commons

Mis à jour le 03 févr. 2025

Née le 17 août 1828 à Paris, Maria Deraismes grandit dans une famille bourgeoise libérale. Autodidacte, elle se passionne pour la philosophie, la littérature et la politique dès son plus jeune âge. À 12 ans, elle impressionne déjà par son talent oratoire et rédige des pièces de théâtre et des pamphlets engagés.

Photo. - Statut de Maria Deraismes, square des Epinettes, Paris 17e - Jeanne Menjoulet from Paris, France, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons

Photo. - Statut de Maria Deraismes, square des Epinettes, Paris 17e - Jeanne Menjoulet from Paris, France, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons

Une plume engagée au service des droits des femmes

D’abord attirée par la peinture, elle abandonne cet art pour se consacrer à l’écriture et au journalisme. Elle collabore avec des journaux tels que Le Nain jaune et Le Grand Journal, où elle défend les droits des femmes et s’oppose aux idées misogynes de son époque.

En sa mémoire

Pour rendre hommage à Madame Maria DERAISMES, vous pouvez déposer un message de condoléances ou partager un souvenir sur sa page commémorative.

Rendre hommage

Une oratrice brillante face aux conservatismes

Maria Deraismes s’illustre comme conférencière à partir de 1866, notamment en répondant aux attaques sexistes de Barbey d'Aurevilly. Son éloquence lui permet de s’imposer comme une intellectuelle féministe influente, abordant des sujets tels que la morale, l’éducation et la démocratie.

Une militante acharnée pour l’égalité

En 1869, elle cofonde la Société pour la revendication des droits civils des femmes, puis en 1870 l’Association pour le droit des femmes. Elle milite avec Léon Richer et Louise Michel pour l’instruction des filles et organise en 1878 le Congrès international du droit des femmes.

La première femme initiée à la franc-maçonnerie

Face au refus des loges masculines d’intégrer des femmes, Maria Deraismes est initiée en 1882 à la loge Les Libres-Penseurs au Pecq, un événement qui provoque un scandale. En 1893, elle fonde la Grande Loge symbolique écossaise mixte Le Droit Humain, posant les bases de la franc-maçonnerie mixte.

Une pensée féministe radicale et universaliste

Maria Deraismes prône l’égalité entre les sexes et dénonce le rôle de l’Église catholique dans la soumission des femmes. Elle refuse la justification religieuse de l’infériorité féminine et milite pour une laïcité véritablement émancipatrice.

Photo. - Rue Maria Deraismes Paris CC BY 4.0 wikimedia commons
Photo. - Rue Maria Deraismes Paris CC BY 4.0 wikimedia commons

Un héritage gravé dans la mémoire collective

Décédée le 6 février 1894 d’un emphysème, s on influence se perpétue à travers des monuments et des rues portant son nom, notamment dans le 17e arrondissement de Paris et à Pontoise.

Photo. - Sépulture de Maria Deraismes et sa famille à Montmartre - MOSSOT, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Photo. - Sépulture de Maria Deraismes et sa famille à Montmartre - MOSSOT, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

3 questions sur sa mort

Comment est morte Maria Deraismes ?

Maria Deraismes est morte d’un emphysème à son domicile parisien. Son décès est survenu alors qu’elle venait d’achever la création du Droit Humain. Trois jours plus tard, elle fut inhumée au cimetière de Montmartre. Sa dernière volonté était que ses idées continuent d’inspirer les générations futures.

Où est enterrée Maria Deraismes ?

Elle repose au cimetière de Montmartre, à Paris. Sa tombe, sobre mais symbolique, est souvent visitée par les féministes et franc-maçons qui souhaitent lui rendre hommage.

Quels furent ses derniers mots ?

Ses dernières paroles connues sont :

Je vous laisse le Temple inachevé, poursuivez, entre ses Colonnes, le Droit de l’Humanité.

Une invitation à poursuivre le combat pour l'égalité et la justice.