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Henri-Georges Clouzot, maître du film noir, une légende du cinéma disparu à 69 ans

Henri-Georges Clouzot, décédé le 12 janvier 1977 à 69 ans, est une figure majeure du cinéma français, célèbre pour ses chefs-d’œuvre comme Le Salaire de la peur et Les Diaboliques.
 

Studio Harcourt, Public domain, via Wikimedia Commons

Studio Harcourt, Public domain, via Wikimedia Commons

Mis à jour le 10 janv. 2025

Henri-Georges Clouzot, né le 20 novembre 1907 à Niort, a marqué l’histoire du cinéma par son exigence artistique et sa vision unique. Réalisateur, scénariste et producteur, il laisse derrière lui une œuvre intemporelle, oscillant entre film noir, documentaire et drame psychologique. Surnommé parfois l’"Hitchcock français", Clouzot est une figure incontournable du 7ᵉ art.

Une carrière fulgurante et reconnue

Clouzot s’illustre dès ses débuts avec des œuvres d’une intensité rare. Ses films Le Salaire de la peur (1953) et Les Diaboliques (1954) sont considérés comme des chefs-d’œuvre du film noir, portés par un suspense haletant et une mise en scène implacable. Ces réalisations lui valent des distinctions prestigieuses, notamment le Lion d’or, la Palme d’or et l’Ours d’or, un exploit unique dans l’histoire du cinéma.

Bande annonce du film La Prisonnière sorti en 1968

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En sa mémoire

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Un perfectionniste au service de l’art

Obsédé par la précision, Clouzot était connu pour son exigence envers ses acteurs et ses équipes. Son style s’inspire de l’expressionnisme et des travaux de Fritz Lang, tout en imposant une identité singulière. Outre ses films narratifs, il a également réalisé le documentaire Le Mystère Picasso (1956), une exploration fascinante de la création artistique, déclarée trésor national par la France.

Comment est-il décédé ?

Henri-Georges Clouzot est mort le 12 janvier 1977 à Paris, à l’âge de 69 ans. Après des années de retrait forcé du cinéma, il s’est éteint d’une crise cardiaque, laissant ses admirateurs se demander quels chefs-d’œuvre il aurait encore pu offrir.

Où repose-t-il ?

Il est enterré au cimetière de Montmartre, aux côtés de sa première épouse Véra. Sa deuxième épouse, Inès, l’a rejoint en 2011, refermant ainsi un chapitre de l’histoire du cinéma.

Extrait du film les Diaboliques sorti en 1955

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Les zones d’ombre : controverses et déclin

Si son talent est incontestable, Clouzot n’a pas échappé aux polémiques. Son film Le Corbeau (1943), réalisé sous l’Occupation, fut critiqué pour ses supposées connotations collaboratrices. Malgré une suspension temporaire, il parvint à revenir en force après la guerre. Cependant, la mort de sa femme Véra en 1960 marqua le début d’un déclin artistique. Ses projets ambitieux, comme L’Enfer, restèrent inachevés, ternis par des problèmes de santé et des échecs personnels.