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L'ancienne député écologique européenne Michèle Rivasi, est partie
L'ancienne député écologique européenne Michèle Rivasi, est partie
Michèle Rivasi, l’ancienne députée écologiste et ancienne adjointe au maire de Valence, est décédée le 29 novembre 2023 à Bruxelles, à l’âge de 70 ans.
Marie-Lan Nguyen (User:Jastrow), CC BY 2.5, via Wikimedia Commons
Mis à jour le 30 nov. 2023
Michèle Rivasi, née le 9 février 1953 à Montélimar, est une personnalité politique française, bien connue pour son engagement en faveur de l'environnement et de la santé publique.
Elle réalise des études au sein de l'École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses et titulaire d’un DEA en didactique des sciences, elle devient professeure agrégée de sciences naturelles.
Son début de carrière
En 1980, elle décroche un emploi en tant que professeure agrégée à l'institut universitaire de formation des maîtres à Valence, puis change de poste à Grenoble, en 2002.
En 2001, elle devient membre du comité de parrainage de la Coordination pour l'éducation à la non-violence et à la paix.
Elle est élue en 2003 pour une année, en tant que directrice de Greenpeace France.
Après une année au sein de cette organisation, elle décide de retourner à l’enseignement des sciences de la vie et de la Terre dans la Drôme de 2004 à 2007, puis rentre à l’IUFM de Grenoble en 2007 à 2009.
Son engagement écologique dans le monde politique
Engagée au niveau de l’écologie, elle publie en 1998 avec une journaliste franco-américaine, le livre Ce nucléaire qu'on nous cache, dans lequel elle met en avant les manipulations de chiffres par l'État, des mensonges, des dissimulations concernant le nucléaire.
Elle parle également de la gestion des déchets radioactifs et le démantèlement des vieilles centrales nucléaires.
En 2000, elle publie un nouveau rapport sur le « caractère désordonné de la gestion des déchets nucléaires ».
En novembre 2013 et durant trois années, elle devient présidente de l’association Nuclear Transparency Watch, ayant pour but de renforcer la sûreté nucléaire par la promotion de la transparence dans la filière nucléaire.
Elle rejoint plus tard, le parti politique de l'Europe Écologie Les Verts, et y restera membre jusqu'en 2019.
Durant les années 1997 à 2002, elle devient la députée de la Drôme, puis vice-présidente du Conseil général de la Drôme et enfin, adjointe au maire de Valence de 2008 à 2009.
Cofondatrice et première présidente de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité en 1986, elle cofonde, avec Corinne Lepage, une seconde association nommée « l'Observatoire de vigilance et d'alerte écologique ».
En début d'année 2015, elle réjoint la cause de la médecine aux côtés de nombreux médecins, nommé « Mains propres sur la santé », visant à dénoncer la mainmise des laboratoires pharmaceutiques sur les décisions sanitaires en France.
Elle à pour objectif de prouver que ces complots engendrent ont un coût énorme, pour la santé mais aussi la sécurité sociale du pays.
Rivasi se fait battre en 2016 lors des primaire écologiste, par le député Yannick Jadot.
Elle se présentera par la suite, comme étant une spécialiste des questions de santé environnementale au sein du Parlement européen.
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Michèle Rivasi et la vacccination
Perçue comme étant une militante contre la vaccination, elle est pointée du doigt par les scientifques et saluée par la critique.
Elle conteste cette description et se présente comme étant une « vaccin-critique ».
Le 10 juillet 2017, elle rédige et partage sur le site Reporterre, un article nommé "Obligation vaccinale - la bataille commence", exprimant une forte opposition à l'annonce d'une augmentation du nombre de vaccins obligatoires en France.
Michèle Rivasi soutient également que le lien entre la vaccination contre l'hépatite B et l'apparition de la sclérose en plaques n'existe pas.
De plus, elle argumente que la vaccination contre la rougeole est superflue du fait que les femmes transmettent des anticorps contre cette maladie par l'allaitement.
Le 12 juillet 2021, suite à une allocution du président français Emmanuel Macron, détaillant les mesures incitatives pour la vaccination de la population française suite à la crise du Covid-19, elle provoque une controverse en publiant un tweet qui comparait ces mesures à l'apartheid.
Par la suite, elle a présenté des excuses sur Twitter pour avoir utilisé ce terme de manière maladroite, tout en soulignant qu'elle restait indignée par les annonces du président de la République.
En 2023, elle contribue à la préface du livre "Tous vaccinés, tous protégés ?" de Christine Cotton en collaboration avec la sénatrice affiliée au parti LR Laurence Muller-Bronn.
L'ouvrage inclut également des introductions rédigées par la députée RN Virginie Joron et Martine Wonner.
Cette collaboration avec des personnalités d'autres partis, réputées pour leur opposition à la vaccination contre la Covid-19, engendre des discussions au sein de son parti des écologistes (EELV).
La vie privée de l'eurodéputée Rivasi
Elle se marie avec son conjoint Gérard Triaire.
Mais, le couple finira par divorcer en 2017.
En sa mémoire
151 hommages
Pour rendre hommage à Madame Michele RIVASI, vous pouvez déposer un message de condoléances ou partager un souvenir sur sa page commémorative.
Rendre hommageQuelle est la cause du décès de Michèle Rivasi ?
Elle est décédée le 29 novembre 2023 à Bruxelles en Belgique à l'âge de 70 ans, suite à un arrêt cardiaque.
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