- Accueil
- Décès célèbres
- Musiciens et Musiciennes
-
Le décès du musicien américain Gil Scott-Heron le 27 mai 2011
Le décès du musicien américain Gil Scott-Heron le 27 mai 2011
Gil Scott-Heron était célèbre pour son style unique mêlant jazz, soul et funk, ainsi que pour ses performances de spoken word. Considéré comme l'un des précurseurs du rap, il était un fervent défenseur de la cause noire américaine, notamment à travers des morceaux emblématiques comme "The Revolution Will Not Be Televised". Il s'est éteint le 27 mai 2011 à New York, à l'âge de 62 ans.
Adam Turner, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Mis à jour le 15 avr. 2025
Gilbert « Gil » Scott-Heron, est né le 1er avril 1949 à Chicago. Il est le fils unique de Bobbie Scott, bibliothécaire, et de Gilbert Saint Elmo Heron, footballeur d'origine jamaïcaine surnommé Black Arrow lors de son passage au Celtic FC à Glasgow. Après le divorce de ses parents en 1950, il est élevé par sa grand-mère Lily Scott à Jackson, Tennessee, un endroit encore marqué par la ségrégation raciale.
L'éducation de Gil Scott-Heron
En 1962, Gil et sa mère s'installent définitivement à New York, dans le Bronx, où il poursuit ses études au collège de Creston avant de rejoindre le lycée DeWitt Clinton. Guidé par sa passion pour la littérature, il est repéré par ses enseignants et intègre le prestigieux lycée privé de Fieldston en tant qu'élève boursier. Malgré les difficultés financières, il travaille chaque été et les week-ends pour financer ses études universitaires après avoir obtenu son diplôme de Fieldston en 1967.
Vidéo.- Gil Scott-Heron - The Bottle
Son parcours dans l'écriture
Après avoir choisi l'Université Lincoln en Pennsylvanie, inspiré par des écrivains noirs comme Langston Hughes, Melvin Tolson et Ron Welburn, Gil abandonne ses études après sa première année pour se concentrer sur l'écriture de son roman. Pour subvenir à ses besoins, il travaille dans un magasin de nettoyage à sec près du campus. En avril 1969, il achève son manuscrit intitulé "The Vulture", un polar satirique sur la société américaine, qu'il parvient à faire publier chez World Publishing pour 5 000 dollars. Cependant, le livre ne rencontre pas le succès escompté à sa sortie.
En sa mémoire
1 hommage
Pour rendre hommage à Monsieur Gil SCOTT HERON, vous pouvez déposer un message de condoléances ou partager un souvenir sur sa page commémorative.
Rendre hommageVidéo.- Home Is Where the Hatred Is
De l'université Lincoln aux succès musicaux
Gil Scott-Heron, alors étudiant à l'Université Lincoln, rencontre Brian Jackson, étudiant en formation musicale, et ensemble, ils se lancent dans la musique, influencés par The Last Poets. Leur premier album, "Small Talk at 125th & Lennox", enregistré en 1970, attire l'attention régionale, conduisant à l'enregistrement de "Pieces of a Man" en 1971 avec des musiciens professionnels. Bien que Gil envisage une carrière dans l'enseignement de la littérature et travaille sur un roman, son succès musical prend de l'ampleur avec des albums tels que "Winter in America" en 1974 et "The First Minute of a New Day" en 1975. Son mariage avec Brenda Sykes en 1978 marque un tournant personnel.
Vidéo.- Small Talk at 125th & Lenox
Engagement et musique
Continuant son engagement en faveur de la cause noire, Gil Scott-Heron se joint à Stevie Wonder lors d'une importante tournée, le "Hotter Than July Tour", en 1980-1981. Cette tournée vise à promouvoir la reconnaissance du 15 janvier comme jour férié en l'honneur de l'anniversaire de Martin Luther King.
Vidéo.- Intro Jam (Live)
La vie et l'héritage musical de Gil Scott-Heron
Gil Scott-Heron, après son départ du label Arista Records en 1985, cesse d'enregistrer mais continue de tourner. En 1993, il signe avec TVT Records et sort l'album "Spirits" en 1994, incluant le morceau "Message To The Messengers", où il adresse un appel aux nouveaux rappeurs pour qu'ils cherchent le changement plutôt que de perpétuer la situation sociale.
En 2001, il est incarcéré pour consommation de drogue et/ou violences domestiques, mais sort de prison en 2002 pour collaborer avec Blackalicious sur l'album "Blazing Arrow". Malheureusement, il est de nouveau incarcéré en 2006 et 2007 pour les mêmes raisons.
En 2010, à l'âge de 61 ans, il fait un retour remarqué avec l'album "I'm New Here", produit par Richard Russel. En 2015, à l'occasion de son anniversaire, XL Recordings sort un album posthume intitulé "Nothing New", accompagné d'un documentaire "Who is Gil Scott-Heron?" réalisé par Iain Forsyth et Jane Pollard.
Vidéo.- Did You Hear What They Said
Son héritage dans la culture et la lutte sociale
Gil Scott-Heron est reconnu pour ses performances uniques, mêlant jazz, soul et funk, dans lesquelles il utilise le spoken word, chanté de manière scandée. Certains le considèrent comme l'un des précurseurs du rap. Ses textes, inspirés par la réalité brutale des rues et des problèmes sociaux et politiques, font écho à sa propre expérience quotidienne. Dès la fin des années 1960, il s'affirme comme un défenseur de la cause noire américaine, dénonçant la misère, la violence, la drogue et critiquant ouvertement la politique américaine, y compris le gouvernement Nixon, ainsi que l'Apartheid.
Son morceau le plus emblématique, "The Revolution Will Not Be Televised", souligne la spontanéité de la révolte et son impossibilité à être mise en scène, exprimant que la révolution sera vécue en direct plutôt que sur les écrans. Son impact culturel perdure, ses thèmes restant d'une pertinence toujours actuelle.
Vidéo.- Gil Scott Heron - The Revolution Will Not Be Televised
Quelle est la cause de sa mort ?
Tombé malade lors de sa tournée européenne de 2010 en raison de sa séropositivité, il décède le 27 mai 2011 à l'hôpital de St. Luke à New York.