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La disparition de l'écrivain, scénariste et réalisateur français Henri Decoin

Henri Decoin était connu principalement pour sa carrière polyvalente dans le domaine du sport, de l'écriture journalistique, du théâtre et du cinéma, où il s'est distingué comme réalisateur à succès dans divers genres cinématographiques en France. Il est mort le 4 juillet 1969 à Neuilly-sur-Seine, à l'âge de 79 ans.

Agence de presse Meurisse, Public domain, via Wikimedia Commons

Agence de presse Meurisse, Public domain, via Wikimedia Commons

Mis à jour le 25 juin 2025

Henri Decoin en 1913

Henri Decoin en 1913

Henri Decoin est né le 18 mars 1890 dans le 4e arrondissement de Paris.  Henri Decoin a d'abord brillé dans le domaine sportif, excellant en natation et en water-polo. En 1911, il devient champion de France du 500 mètres nage libre sous les couleurs du Sporting Club universitaire de France (SCUF). Cependant, lors des Jeux olympiques de 1908, il abandonne en cours de compétition lors du 400 mètres nage libre.

En 1912, il représente la France dans le tournoi de water-polo aux Jeux olympiques et remporte le championnat de France du 400 mètres nage libre. Il se classe également deuxième lors de la Coupe de Noël 1912, une course annuelle traversant la Seine au pont Alexandre-III à Paris.

Un parcours d'excellence entre sport et bravoure militaire

Pendant la Première Guerre mondiale, Henri Decoin montre un courage exceptionnel en servant comme officier de cavalerie, de zouaves, puis dans l'aviation. Il reçoit six citations ainsi que la Légion d'honneur pour ses actions militaires et termine la guerre en tant que chef d'escadrille. Il est blessé à deux reprises au cours du conflit : d'abord à l'épaule gauche en avril 1915 à Lizerne, puis au pied droit en juin 1916 à Esnes-en-Argonne. En 1919, il contribue à la performance remarquable de l'équipe de France de water-polo, terminant deuxième aux Jeux interalliés. 

Ses débuts en tant que journaliste

Après avoir pris sa retraite sportive, Henri Decoin entame une carrière journalistique, contribuant à des publications telles que L'Auto, L'Intransigeant et Paris-Soir. En 1919, il succède à Léon Sée à la direction de la revue La Boxe et les Boxeurs, et en février 1920, il remplace Théodore Vienne à la tête du Wonderland, une salle de boxe. À cette époque, il prend également en charge le « Select Boxing Club ». En 1926, il fait ses débuts littéraires avec Quinze Rounds, un récit d'un combat de boxe raconté du point de vue d'un boxeur, ce qui le distingue comme une figure du mouvement dadaïste en France.

Vidéo.- Les Inconnus dans la Maison (Decoin | 1942)

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En sa mémoire

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Son entrée dans le monde du cinéma

Après ses débuts dans le journalisme, Henri Decoin se tourne vers le théâtre avant de s'établir dans l'industrie cinématographique. En 1929, il devient assistant réalisateur et continue à écrire des scénarios, notamment pour le film "Un soir de rafle" réalisé par Carmine Gallone en 1931. En 1933, il fait ses débuts en tant que réalisateur avec "Toboggan". Sa carrière prend une nouvelle dimension lorsqu'il dirige Danielle Darrieux, qu'il épouse en 1935, et l'accompagne à Hollywood en 1938, où elle signe un contrat avec Universal Pictures. Pendant son séjour à Hollywood, Decoin assimile les techniques cinématographiques américaines qu'il applique à son retour en France, notamment dans "Retour à l'aube".

Il excelle dans divers genres cinématographiques : adaptations de Simenon comme "Les Inconnus dans la maison" avec Noël Roquevert et Jean Tissier, mais aussi avec "La Vérité sur Bébé Donge", films historiques tels que "L'Affaire des poisons" avec l'acteur Pierre Mondy et "Le Masque de fer" en compagnie des comédiens Jean MaraisJean Rochefort et Gisèle Pascal, films d'espionnage comme "La Chatte" avec Françoise Arnoul, Roger Hanin et Bernard Blier, policiers à succès comme "Razzia sur la chnouf"  avec les acteurs Jean Gabin et Lino Ventura et "Le Feu aux poudres" avec les comédiennes Jacqueline Maillan et Françoise Fabian, ainsi que des drames psychologiques comme "Les amoureux sont seuls au monde" en compagnie des deux acteurs Louis Jouvet et Philippe Nicaud. Henri Decoin laisse ainsi une empreinte marquante dans l'histoire du cinéma français grâce à sa polyvalence et à sa maîtrise de différents genres cinématographiques.

Vidéo.- RAZZIA SUR LA CHNOUF – Henri Decoin

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Sa vie privée

Decoin a vécu plusieurs unions tout au long de sa vie. En 1915, il épouse Hélène Raye. De 1927 à 1934, il est marié en secondes noces à la comédienne et impresario Blanche Montel, avec qui il a un fils, Jacques Decoin. En 1935, il se marie avec l'actrice française Danielle Darrieux, union qui dure jusqu'en 1941.

Sa quatrième épouse est Juliette Charpenay, avec qui il a un fils, l'écrivain et scénariste Didier Decoin, futur lauréat du prix Goncourt et président de l'académie Goncourt, ainsi qu'une fille, Rose-Christine Decoin.

Quelle est la cause de sa mort ?

Il s'est éteint le 4 juillet 1969 dans une clinique médicale de Neuilly-sur-Seine, des suites de complications consécutives à une opération.

Où est-il enterré ?

Il repose dans le cimetière de Chaufour-lès-Bonnières, situé dans les Yvelines.

Vidéo.- CHARMANTS GARÇONS (1957) Bande Annonce de Henri Decoin avec Zizi Jeanmaire, Daniel Gélin

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