- Accueil
- Décès célèbres
- Ecrivains et écrivaines
-
L'auteur et dessinateur français Marcel Gottlieb, est décédé le 4 décembre 2016 à 82 ans
L'auteur et dessinateur français Marcel Gottlieb, est décédé le 4 décembre 2016 à 82 ans
L'écrivain et dessinateur Marcel Gottlieb, fondateur de Gai-Luron et Superdupont est décédé le 4 décembre 2016 à Vésinet dans les Yvelines, à l'âge de 82 ans.
Siren-Com, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Mis à jour le 03 juil. 2025
Marcel Mordekhaï dit Gottlieb, est né dans le 14e arrondissement de Paris, le 14 juillet 1934. Son père était un peintre en bâtiment et sa mère, une couturière. Ces derniers étaient des immigrés juifs roumains et hongrois.
Son enfance tourmentée par la Seconde Guerre mondiale
En septembre 1942, son père est appréhendé par la police française, puis envoyé à Drancy avant d'être déporté le 25 septembre 1942. Son parcours le mène au camp de travail de Blechhammer, où il survit à l'évacuation et à la marche de la mort, mais malheureusement, il se fait assassiner au camp de concentration de Buchenwald, en février 1945. Marcel Gottlieb, avait entre temps grandi dans le 18e arrondissement de Paris et avait été contraint de porter l'étoile jaune. Après l'arrestation de son père, sa mère parvient à le cacher lui et sa sœur chez des agriculteurs, les installant ainsi dans une ferme située dans l'Eure-et-Loie, à partir de 1942.
En 1947, Marcel étant qualifié comme un type d’orphelinat, découvre les interactions avec les jeunes filles, dont Klara une hongroise. Cette période de sa vie est racontée dans son autobiographie de jeunesse, J'existe, je me suis rencontré. En 1951, il occupe un emploi au sein de l'Office commercial pharmaceutique, tout en poursuivant des cours du soir à l'École supérieure des arts appliqués Duperré. Plus tard, il décroche un poste de lettreur et après avoir effectué un service militaire de vingt-huit mois, il décide de se lancer en indépendant.Il crée alors une multitude d'albums à colorier, de contes et de livres destinés aux enfants.
Rencontre avec Gotlib | Archive INA
En sa mémoire
2 hommages
Pour rendre hommage à Monsieur Marcel GOTTLIEB, vous pouvez déposer un message de condoléances ou partager un souvenir sur sa page commémorative.
Rendre hommageSon début de carrière
Il entame sa carrière de dessinateur en 1962, au sein du journal Vaillant. Dans ce cadre, il travaille sur différentes séries telles que Gilou, Klop et surtout Nanar, Jujube et Piette, qu'il conduit avec succès pendant six ans. C'est au sein de cette série que le personnage de son oeuvre Gai-Luron voit le jour, et sa publication se prolonge dans Pif Gadget, jusqu'en 1971. Durant cette période, il contribue également à Record en dessinant les conférences du « professeur Frédéric Rosbif ». Certaines idées émergentant de cette collaboration seront reprises pour façonner le personnage du professeur Burp dans la Rubrique-à-brac. Parallèlement, il prête son talent à l'illustration de livres de contes pour enfants, tels que Titou fait le ménage.
Vidéo.- Les Vécés étaient fermés de l'intérieur
Le talent du dessinateur Gotlib
En février 1965, il sollicite un entretien au sein du journal Pilote, où il présentera l'une de ses planches intitulée "Le Gag" aux deux rédacteurs en chef. Leur enthousiasme est palpable et Goscinny lui propose de collaborer sur une série : les Dingodossiers. Il apprécie l'humour de Gotlib, qui s'apparente à celui du magazine américain de bande dessinée satirique, Mad.
Après avoir co-créé quelques albums, Goscinny estime que Gotlib est prêt à concevoir sa propre série : naît alors la Rubrique-à-brac, une petite révolution dans l'univers de la bande dessinée humoristique. Le style et les récits de Gotlib subissent une évolution : au fur et à mesure des histoires, son trait de dessin s'épaissit et se peaufine. Pour le scénario et l'humour, Gotlib entreprend une expérience qu'il continuera tout au long de sa carrière : l'ascension vers l'absurd et les gags récurrents. En 1972, ils créent avec Claire Bretécher, un journal nommé L'Écho des savanes, dans lequel Gotlib aborde des sujets tabous comme la pornographie, le blasphème, la scatologie, le gore et la psychanalyse...
De quoi est mort Marcel Gottlieb ?
Il décède le 4 décembre 2016 à l'âge de 82 ans, au Vésinet dans les Yvelines, suite à une hospitalisation pour un accident vasculaire cérébral.
Où est-il enterré ?
Il est inhumé dans le cimetière de Vésinet en France, auprès de sa mère et de son fils.
Création de son propre journal
Éprouvant des difficultés dans la gestion de L'Écho des savanes, Gotlib décide de quitter cette publication pour fonder son propre journal. Le 1er avril 1975, il lance alors Fluide Glacial, un "magazine d'Umour et Bandessinées", en collaboration avec son ami d'enfance, Jacques Diament. La même année, il participe à la coscénarisation du film Les vécés étaient fermés de l'intérieur avec Coluche et Jean Rochefort.
Gotlib apparaît également en tant qu'acteur dans plusieurs films comme en 1973 dans L'An 01 avec Christian Clavier, Gérard Depardieu, Daniel Auteuil, Thierry Lhermitte, Jacques Higelin, Stan Lee, l'année suivante dans Les Doigts dans la tête, en 1986 avec Je hais les acteurs avec les acteurs Michel Blanc, Jean Poiret, Michel Galabru, Claude Chabrol, Bernard Blier, ou encore en 2002, dans Le Nouveau Jean-Claude avec Clotilde Courau et Richard Berry, et Les Clefs de bagnole en 2003.
Vidéo.- Le nouveau Jean-Claude (2002)
Au sein de son nouveau magazine, Gotlib lance diverses bandes dessinées qui marqueront l'histoire de la BD. Parmi les plus célèbres, on retrouve Gai-Luron, Superdupont, Rhââ Lovely, Pervers Pépère et Dans la joie jusqu'au cou. À partir des années 1980, Gotlib se concentre principalement sur la rédaction de l'éditorial de Fluide Glacial, dessinant de moins en moins. Son dernier album de bande dessinée, La Bataille navale ou Gai-Luron en slip, est publié en 1986. Cependant, il continue à produire des illustrations, notamment pour la réédition de ses albums précédents ou pour des publicités.
En 1991, il se voit décerner le Grand Prix de la Ville d'Angoulême. Suite au départ à la retraite de so coéquipier Jacques Diament, Gotlib cède sa maison d'édition, exploitant le journal Fluide Glacial, à la maison Flammarion. Il conserve toutefois le droit de rédiger les éditoriaux. En 1990, ces éditoriaux sont publiés sous le titre Jactances, accompagnés de ses mémoires de jeunesse, J'existe, je me suis rencontré.
Vidéo.- Gotlib 2005
A lire aussi
Gotlib, géant de la BD et père de "Gai Luron" et "Superdupont", est mort par L'Alsace