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La disparition du biologiste et biochimiste français Jacques Monod

Jacques Monod est célèbre en tant que biologiste français, lauréat du prix Nobel de physiologie ou médecine en 1965 pour ses travaux sur la régulation génétique. Il est notamment connu pour sa théorie de l'opéron et ses contributions à la compréhension de la génétique moléculaire. Il est mort le 31 mai 1976 à Cannes, à l'âge de 66 ans.

Farabola, Public domain, via Wikimedia Commons

Farabola, Public domain, via Wikimedia Commons

Mis à jour le 11 avr. 2025

Jacques Monod est né à Paris le 9 février 1910. Il est l'enfant du peintre Lucien Hector Monod et de l'américaine Charlotte Todd MacGregor. Il est le descendant du pasteur Jean Monod et frère de Philippe Monod. Marié à Odette Bruhl, petite-fille du grand rabbin de France Zadoc Kahn, il a deux fils jumeaux : Olivier, chercheur au CNRS, et Philippe, physicien retraité de l'ESPCI de Paris. Engagé dans la résistance durant la Seconde Guerre mondiale aux côtés de son demi-frère Philippe, il a bénéficié de l'aide de ce dernier pour s'évader de France en 1944.

Un biologiste de renommé

Jacques Monod, éminent biologiste, a marqué l'histoire de la science en travaillant principalement à l'Institut Pasteur de Paris et en enseignant à la faculté des Sciences de Paris, au Collège de France. Devenu directeur de l'Institut Pasteur de 1971 à 1976, il a partagé le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1965 avec François Jacob et André Lwoff pour leurs contributions à la génétique.

Il a également joué un rôle crucial dans la création de l'Institut Jacques-Monod en 1982, reflétant son influence durable dans le domaine de la biologie moléculaire. Son livre majeur, "Le Hasard et la Nécessité" en 1970, a suscité des débats intenses en mettant en lumière sa vision de l'humanité et de son destin dans un univers indifférent. Proche du philosophe Karl Popper, Monod a eu un parcours politique complexe, adhérant au Parti communiste français après la guerre avant de s'en éloigner en raison de l'affaire Lyssenko en 1948.

Vidéo.- Le biologiste Jacques Monod (1971)

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Dans sa préface à la traduction d'un ouvrage d'Ernst Mayr, éminent spécialiste de la théorie synthétique de l'évolution, Jacques Monod expose son point de vue épistémologique sur l'évolution biologique et le darwinisme. Il les considère tous deux comme intellectuellement séduisants mais difficiles à falsifier, selon les termes de Karl Popper. Monod soutient que, dans l'état actuel des connaissances, le néodarwinisme reste la seule hypothèse scientifique capable d'expliquer la diversité des êtres vivants. En revanche, il souligne l'incompatibilité de la théorie du gène comme déterminant héréditaire invariant avec les principes dialectiques, comme exposé dans son ouvrage "Le Hasard et la Nécessité".

En sa mémoire

Pour rendre hommage à Monsieur Jacques MONOD, vous pouvez déposer un message de condoléances ou partager un souvenir sur sa page commémorative.

Rendre hommage

Pionnier de la biologie moléculaire

Jacques Monod a apporté des contributions majeures à la biologie moléculaire, notamment en identifiant l'ARN messager comme le lien entre le génome et les protéines, en démontrant le concept d'opéron avec François Jacob, et en développant le modèle d'équation de Monod pour prédire la croissance bactérienne. Son travail sur l'allostérie avec Jean-Pierre Changeux et Jeffries Wyman a également été influent.

Ils ont reçu le prix Nobel pour avoir établi le rôle de l'ADN dans les réactions biochimiques menant à la production de protéines. Dans son livre "Le Hasard et la Nécessité", Monod a souligné l'irréversibilité du mécanisme de traduction ADN-protéine. Bien que des recherches ultérieures aient identifié l'enzyme de la transcriptase inverse, cela ne contredit pas ses affirmations, car il s'agit de transcription inverse, pas de traduction.  

La tombe de Jacques Monod

La tombe de Jacques Monod

De quoi est mort le scientifique Monod ?

Il est décédé le 31 mai 1976 à Cannes, à l'âge de 66 ans, des suites d'une leucémie.

Où repose-t-il ? 

Il est inhumé dans le cimetière du Grand Jas, en France.

Hommages à un géant de la biologie

Après sa mort, Jacques Monod a reçu de nombreux hommages pour ses contributions exceptionnelles à la science. Parmi ceux-ci, l'Institut Jacques-Monod, fondé en 1982, perpétue son nom et son héritage en tant que centre de recherche en biologie moléculaire à Paris. Son influence perdure également à travers les publications scientifiques et les manuels qui continuent à citer ses découvertes et ses théories. Enfin, des distinctions honorifiques et des prix portant son nom ont été créés pour reconnaître et encourager l'excellence dans la recherche scientifique, perpétuant ainsi son héritage et son influence dans le monde scientifique.