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Le Compagnon de la Libération Georges Bergé
Le Compagnon de la Libération Georges Bergé
Georges Bergé est né le 3 janvier 1909 à Belmont dans le Gers. Son père est receveur des P.T.T. Capitaine au 13ème R.I. en février 1940, il prend part à des combats d'avant-postes en mai 1940. Blessé à deux reprises par balles le 18 mai, près de Bousies dans le Nord, alors qu'il mène une contre-attaque victorieuse, il est transporté à Arras puis hospitalisé à Caen et évacué vers le sud-ouest.
Mis à jour le 22 juil. 2024
De passage chez ses parents à Mimizan dans les Landes, il entend le discours radiodiffusé du maréchal Pétain, le 17 juin. En réaction à l’armistice, George Bergé embarque à Saint-Jean-de-Luz pour l'Angleterre, le 21 juin 1940. Il rallie les Forces françaises libres à Londres où il rencontre le Général de Gaulle.
Georges lui propose de créer une unité de parachutiste. Affecté au dépôt des F.F.L. puis à l'Etat-major de l'Air, il est nommé au commandement de la 1ère Compagnie d'Infanterie de l'Air (1ère C.I.A.), le 15 septembre 1940. Il est en opération spéciale en France du 15 mars au 5 avril 1941, pour la première mission parachutée en France occupée (mission Savannah). Cette opération, bien que non menée à bien, lui permet cependant de créer un noyau de Résistance à Bayonne, permettant de rapporter des renseignements.
Son attitude lui vaut de recevoir la Military cross et une des premières Croix de Guerre avec palme de vermeil, à l'ordre des Forces françaises libres. En juin 1942, sur six des huit aérodromes ennemis du bassin oriental de la Méditerranée dont l'attaque est confiée à son unité pour permettre le passage d'un convoi chargé de ravitailler Malte en danger, le commandant Bergé choisit l'attaque de l'aérodrome d'Héraklion en Crète.
Il parvient, avec son groupe de quatre hommes, à détruire vingt avions ennemis mais est capturé à l'issue de sa mission, le 19 juin 1942. Libéré le 16 avril 1945 par l'avant-garde de l'Armée Patton, le lieutenant-colonel Bergé est successivement affecté à l'Inspection parachutiste, au cabinet militaire du Gouvernement provisoire de la République, à l'Etat-major général de la Défense nationale et enfin à la Représentation militaire à l'Ambassade de France de Rome.
Il poursuit ensuite sa carrière militaire. Georges Bergé décède le 15 septembre 1997 à Mimizan dans les Landes. Ses obsèques se déroulent à Bordeaux. Ayant fait don de son corps à la science, une plaque lui rend hommage à Mimizan.
Cette fiche biographique a été réalisée à l’occasion de la publication de la revue des 100 de 1941 éditée par Le Souvenir Français.