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Georges Chaumeil, jeune héros de la Résistance, tombé à 18 ans sous le feu nazi

Georges Chaumeil, né le 24 janvier 1926 à Saint-Nazaire et mort le 28 juin 1944 à 18 ans, est connu pour son courage exemplaire au maquis de Saffré, où il a perdu la vie.

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Mis à jour le 16 janv. 2025

Né le 24 janvier 1926 à Saint-Nazaire, Georges Chaumeil grandit dans une ville rapidement plongée dans les horreurs de la guerre.
À seulement 14 ans, il assiste à l’arrivée des troupes nazies en juin 1940.
Deux ans plus tard, l’opération Chariot bouleverse encore sa vie, avec son cortège d’explosions et de violence. En 1943, la menace des bombardements contraint sa famille à fuir vers le nord de Nantes, mais Georges, déjà téméraire, nourrit l’espoir de rejoindre la Résistance.

Un engagement précoce et déterminé

Malgré son jeune âge et les réticences de sa mère veuve, Georges décide, à 18 ans, de passer à l’action. Inspiré par ses camarades réfractaires au Service du travail obligatoire (S.T.O.), il rallie le maquis de Saffré le 21 juin 1944, entraînant avec lui ses amis footballeurs.
Son charisme naturel et son habileté font de lui un élément clé, rapidement formé à l’utilisation du fusil-mitrailleur, arme qui scellera son destin.

Georges CHAUMEIL, le Souvenir français

Georges CHAUMEIL, le Souvenir français

Pourquoi le maquis a-t-il été attaqué ?

Le maquis de Saffré, point stratégique, regroupait des résistants dont les actions menaçaient les forces d’occupation.
L’attaque, menée pour briser leur résistance, fut un exemple de la brutalité allemande face à une France en pleine libération.

Georges aurait-il pu fuir ?

Malgré des opportunités de retraite, Georges choisit de tenir son poste jusqu’au bout, sacrifiant sa vie pour permettre à d’autres de s’échapper.
Un acte d’un courage rare qui symbolise l’esprit de la Résistance.

Tombe de Georges Chaumeil. Photo Le Souvenir Français

Tombe de Georges Chaumeil. Photo Le Souvenir Français

Une bataille héroïque et tragique

À l’aube du 28 juin 1944, le maquis de Saffré est encerclé par plus de 2 000 Allemands et miliciens.
Georges, de garde à son poste, résiste vaillamment.
Son fusil-mitrailleur ralentit les assauts ennemis, permettant la fuite de près de 200 camarades.
À court de munitions, il est capturé et abattu au pied du chêne qui porte aujourd’hui son nom.
Treize résistants tombent ce jour-là, et 48 autres mourront dans les jours qui suivent, fusillés ou déportés.

Une reconnaissance tardive mais méritée

Il a fallu attendre le 20 février 2016 pour que Georges Chaumeil soit officiellement reconnu comme F.F.I. (Forces françaises de l’intérieur) et Mort pour la France.
Une injustice réparée, même tardivement, pour honorer ce jeune homme dont le sacrifice a marqué la mémoire collective.
Georges repose aujourd’hui au cimetière de La Briandais à Saint-Nazaire, près dCette fiche biographique a été réalisée à l’occasion de la publication de la revue des 100 de 1918 éditée par Le Souvenir Français. e ceux qu’il a aimés et protégés.

Cette fiche biographique a été réalisée à l’occasion de la publication de la revue des 100 de 1918 éditée par Le Souvenir Français.